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Hans , régent du royaume , ami detous les arts , & réussissant dansplusieurs , sit nommer Coypel pre-mier peintre de Louis XV , en1717 , & l’annoblit Tannée suivan-te. En 1719 il lui fit présent d'uncarotte & d’une pension de 1500 1.pourl’entretiende i’équipage. Coy-pcl ayant eu ensuite quelques mé-contentements, étoit tenté de passeren Angleterre, lorsque ie duc d’ Or-l&ans se rendit incognito chez lui,pour l’engager à ne point quitter laFrance. Ce même prince n’étancencore que duc de Chartres, vou-lut être son disciple, & fit finau-de progrès dans le dessin , grâces ases leçons. Le maître dédia à sonéleve vingt Discours , remplis depréceptes confirmés par des exem-ples , & sur-tout par ceux des meil-leurs peintres. Ces Discours paru-rent à Paris, in-4 0 , en 17 11 -O ntrouve dans les Pajse-tcmps poéti-ques de la Martinierc , une piece devers S Antoine , intit. : Epître d’unpere à son fils fur la Peinture , où il ya des beautés. Coypel entendoicsupérieurement le poétique de sonart. II inventoit facilement, 8tex-primoit avec beaucoup de succèsles paillons de Paine. Ses composi-tions font nobles , ses airs de têteagréables. 11 mourut à Paris > le 7janvier 1717, à 61 ans.
111 COYPEL , (Noël-Nicolas)frété du précédent, se distingua parla correction , l’élégance , l’agré-ment du dessin , Sc pat une imita-tion heureuse de ce que la nature ade plus gracieux. 11 auroit peut-être surpassé ses frétés, par h légè-reté de fa touche, la fraîcheur deson pinceau , la richesse de ses com-positions , si un coup qu’il s’étoitdonné à la tête , n’eût hâté sa mortI e 24 décembre 1734 , à 45 ans.
IV. COYPEL, (Charles- Antoine)mort à Paris en 1752, âgé de ;8iBS , fils à'Antoine , sc montra digne
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de la famille dont il fortoit. Les pla-ces de premier peintre du Roi & deM. le duc d 'Orléans , & de directeurde l’académie royale de peinture 3 cce sculpture, qu’il a remplies avechonneur jusqu’à sa mort, en sontdes preuves authentiques. 11 avoirbeaucoup d’efprit , & il éctivoit(Tailleurs très-bien. Outre diversDiscours Académiques fort applau-dis, qu’on trouve dans le Mercure deFrance 1752, il avoit composé plu-sieurs Pieces de Théâtre , dont quel-ques-unes ont été jouées à lacour.Celles qui font parvenues à notreconnoissance, font au nombre detrois : I. Les Amours à la Chase ,lplS. 11 . Les Folies de Ciirdcnio ,
1720. 111 . Le Triomphe de la Raison ,1730. Ses ouvrages pittoresquesont été applaudis, pour la justesse,la variété Sc la noblesse de l’ex-preffion, pour le brillant du colonsSc la facilité de la touche.
COYSEVOX, ( Antoine ) sculp-teur Lyonnois , né en 1640, paílaen Alsace à Page de 27 ans , pourdécorer le superbe palais de Saver-ne du cardinal de Furstemberg. Deretour en France , il fut chancelierde Pacadémie de peinture & desculpture, & travailla à différentsbusses de Louis XIV , & à d’autresouvrages pour les maisons royales.Egalement gracieux Sc élevé , naïf& noble , son ciseau prenoit la ca-ractère des différentes figures qu’ilavoit à représenter. Des dehorssimples, une probité scrupuleuse ,une modestie rare avec des talentssupérieurs, le saisissent autant ai-mer que ses ouvrages le faísoientadmirer. Quelqu’un le félicitant àla si n de ses jours, de son habileté :Si j’en ai eu , répondit-il , c’cfi parquelques lumières , qu’il a plu à l Au-teur de la nature de m’accorder , peurm en servir comme de moyen pour masubsistance. Ce vain fantôme est prêt àdisparaître avec ma vie , & vase dijs -
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