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Tome III.
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I C O Y

per comme une fumée. 11 mourut aFar- e- 1720 . a 60 ans.

COYTIER ou Ccctier ,( Jac-ques ) médecin de louis XI , obtintgrâces fur grâces en le menaçantde 1.1 mort. que ce monarque crai-gnoitbeaucoup.Leroi revint pour-tant du foible quM avoit pour cemédecin , & donna ordre à son pré-vôt de l’en défaire ft urdement. Coy-tier , averti par ce prévôt son amiintime, lui dit : « Que ce qui l’af-» fligeoitle plus en mourant , c'é-toit que le roi ne vivroitquequa-» tre jours après lui ; que c'étoit.» un secret qu’il savoir par une» science particulière, Sí qu’il von-» loit bien le lui confier comme à» un ami fìdele ». Le ptévôt rap-porta cette confidence au roi qui,plus épouvanté que jamais, ordon-na qu’il ne fe présentât plus devantlui. Le médecin se retira avec desbiens considérables , oublia dansl’aisance & dans les plaisirs les ora-ges de la cour, & mourut vers lafin du xv e ficelé. Après la mort delouis XI, il fut recherché pour lessommes immenses qu’il avoit re-çues de ce prince ; mais il se tirad’assaire en payant une taxe de 50mille écus. La crainte du trépasétoit fi puissante sur Louis XI, qu’ilne lui refusoit jamais rien, pourvuqu’/V chajfát le fantôme épouvantableîle la Mort , au nom de laquelle il secoulait entre ses draps . Les ordon-nances de Coytier, si l’on en croîtune ancienne chronique , étoientde terribles & merveilleuses médecines,Gaguin dit en termes exprès : huma-no sanguine, quem ex altquot insanti -bussumptum hausit ,salutem compara-re vehementer optabat ; mais ce re-mede exécrable ne piu renouvelerle sang brûlé de louis XI. Outreles places dont il honora son mé-decin , il l’accabloit chaque jourde présents , malgré les bmitalitésaccompagnées de jurements avec

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lesquelles il lui parloir : il le gour-mandoît, (dit Mc\erai ) commeunvalet. Les comptes des trésoriersde l’épargr.e portent que , dansmoins de huit mois , Coytier reçut98 mille écus.

COZZA NDUS, ( Léonard ) moi-ne du xvii e siécle , natif de Bresse ,est auteur de plusieurs ouvragesqui font honneur à son savoir. I.De Magijierio antique rum Philoso-phorum. II. D’un traité De Plagio.III. D’un autre , intitulé : Epicurusexpensus.

CRABBE, ( Pierre ) religieuxFranciscain natif de Malines, mou-rut dans cette ville en 1553,38}ans, après avoir été élevé aux pre-mières charges de son ordre. On ade lui ur.e édition des Conciles, c on-tinuées par Surius : elle est ir.com-plette & mal dirigée.

CRAFFTHEIM, voy. Craton.

I. CRA 1 G . (Nicolas) Cragius ,né vers l’an 1541 à Ripen , fut rec-teur de l’école de Copenhague en1576. lise maria deux ans après,& se mit ensuite à voyager danstoute l’Europe. A son retour, iltrouva chez lui deLx enfants quine lui appartenoient point. II s’endébarrassa , aussi bien que de leurmere , en faisant casser son maria-ge ; & malgré cette aventure, ileu* la foiblesse de se remarier. Songénie pour les affaires lui procuraplusieurs négociations imoortar tes,dans lesquelles il satisfit beaucouple toi de Danemarck , qui l’em-piryoit.il mourut en 1602, à 61 ans,laissant un ouvrage latin tréí esti-me fur la République des Iaccdémo-niens, imprimé pour la i ere seisen1592, rein.primé à Leyde en 16-0,in-8” ; & les Annales de Danemarcken six livres , depuis la mort deFrédéric I , juseu’à Tannée 15 50.Elies sent meilleures à consulterqu’à lire. On les a rein primées àCoppenhagueen 1737, ir.-foL