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Tome III.
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jeune homme, que 1 intrigue estfcible & la diction lâche, on y ad-mire cependant de beaux endroits

& d’heureiises situations. Les scenesentre le pere & le fils produisentle plus vif intérêt. Le sujet ne tou-che pas moins : son seul défaut est«rapprocher de celui d Tphigénie enAulide. Bientôt après Crébillon dé-veloppa tout ce qu’il étoit ,-dans fatragédie d’Aaée , quia un caractèreplus fier & plus original. Le terri-ble , la pathétique qui y regpent,frappent tous les connoiffeurs. Lerôle d'Atrée est tout ce qu’il y a deplus beau fur notre théâtre ; il sesoutient dans toutes ses parties. La•scene de la reconnoiffance est ad-mirable; celle de la coupe est du plusgrang tragique. Le rôle de Plis-thene forme le plus beau contrasteavec celui d’Atrée. En un mot, cettetragédie , au défaut près de la se-conde réconciliation ,• est un chef-d’œuvre , & de la plus grande ma-niéré. Le poète , â la vérité, afait entrer de l’amour dans ce beauterrible ; mais le pubiic, accoutuméaux fadeurs ridicules de la tendres-se , n’auroit pu supporter un spec-tacle si effrayant, sans un peu de ga-lanterie. Cette piece, jouée en 1707,eut dix-huit représentations. Elec-tre , jouée á la fin de l’année sui-vante 1708, eut un brillant succès.Le fonds du sujet intéresse, Sc ilesi peint avec beaucoup de force;le rôle d ’Eleâre est supérieur, ainsic -e ceux d ’Orefte & de Palamede.Ce dernier rôle, dit Voltaire , étoitcelui qui en imposoit le plus. « On,, s’est apperçudepuis,ajoute-t-il,pue ce rôle de Palamede est étran-ger à la piece, & qu’un incon-nu obscur qui fait lc person-,, nage principal dans la famille d’A-’’ gamcmni n , gâte absolument ce’’ grand sujet. en avilissant O r este ,„ & EUSn. Ce rt m n, qui fait d'O-„ rejlt un homme fabuleux sous le

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,, nom de Tydée, & qui le dormi„ pour fils de Palamede , a paru„ trop peu vraisemblable. On ne» peut concevoir comment Orefte,sous lé nom de Tydée, ayant fait„ tant de belles actions a la cour,, de Thyeftc , ayant vaincu les deux,, rois de Corinthe & d’Athenesj,, comment un héros,connu pat tes,, victoires, est ignoré de Palamede.„ On a fur-tout condamné la par-,, tie canée d ’Electre avec Ity.c , fils,, de Thyeflc, dei'Ifhìanajjcevfic Ty-„ dée, qui est enfin reconnu pour,, Oreste. Ces amours sont d’autant„ plus condamnables, qu’ils ne,, servent en rien à la catastrophe.„ On ne parle d’amour dans cette„ piece que pour en parler. C’est1, une grande faute, il faut l’a->, vouer, d’avoit rendu amoureuse„ cette Electre , âgée de 40 ans, dont,, le nom même signifie fmsjoibUs-„ se, & qui est représentée dans„ toutel’antiquité,commen’ayanr,, jamais eu a’autre sentiment quecelui de la vengeance de ion pc-„ re. II y a de belles tirades dans,, l’ Electre. On souhaiteroit, en gé-„ néral, que la diction fût moins-vicieuse, le dialogue mieux fait,,, les pensées plus vraies ». Cesobservations de Voltaire , quoiquesévères, ont paru justes aux con-noiffeurs. En effet, il faut convenirqu 'Electre amoureuse n’est pas dela dignité du cothurne Grec; maiscet amour produit une scene tou-chante , celle dans laquelle Electreveut empêcher Jtys d'aller aux au-tels. Les autres défauts de cette piè-ce sont trop de complication , delongueurs, de descriptions; une par-tie du second acte est ecrite du stylede l’épopée. Voltaire a donne lemême sujet sous le nom d ’Urefte,Lotsqu’il présenta sa piece à Crcl/H'Ion, censeur des ouvrages drama-tiques , il commença par s’excuf erde ce qu’tl avoir osé être ion ri-