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Tome III.
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m me surprendre sans qu'elle m'à-, l’espérance de plus d’un íiecle ;» car il me semble voir évident--, ment que si nous nous gardions« seulement de certaines fautes,que» nous avons coutume de com-« mettre , au régime de notre vie,» nous; pourrions, fans autre in--, vention, parvenir à une vieil-« leffe beaucoup plus longue 8c» plus heureuse ». On sait com-bien les passions influent fur lasanté; D escortes qui le savoir:,s’appliqua fans cesse à les réghr.C’est ainsi que Fontenelle est par-venu à vivre près d’un siecle. Hfaut avouer que ce régime neréussit pas fl bien à Dcfcartei ,.par-ce qu’il s’en écartoit quelquefois ;Mais , écrivoit-il un jour, au lieude trouver lemoyen.de conserver la ria,j’cn ai trouvé tin , autre, bien plus fût ,ces celui de ne pas craindre la mors.Pendant un séjour de vingtansqu’ilfit dans différents endroits «fesPro>-vinces-Unies, il médita beaucoup ,se fit quelques enthousiastes & plu-sieurs ennemis. L’université d’U-trecht fut Cartésienne dès fa fon-dation , par le zele de Rennerí Stde Regius , tous deux disciples deDefcartes, & dignes de l’être : le pre-mier l’appeloit mea lux, meus Sol,mihi femper Deus ; le second le’re-gardoir >- comme extraordinaire-» ment suscité pour conduire-la» raison des autres hommes ». Maisun nommé Voetius , brouillon or-gueilleux , entêté des chimèresschoîastiques, ayant été fait rec-teur de l’univerfité d’Utrecht, ydéfendit d’enseigner les principesdu philosophe François. En vainDefcartes avoir épuisé son génien rassembler les preuves de l’exis-tence de Dieu , & à en chercherde nouvelles ; il fut accusé de lanier par cet ennemi du sens com-mun. Sa philosophie ne trouvapas moins d’obfíades en Ar.gle-

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terre , & ce fut ce qui Pempéchade s’y fixer dans un voyage qu’ily fit. II vint quelque temps aprèsà Paris. Louis XIII & le cardinalde Richelieu eflayerent inutilementde l’attirer à la cour : fa philo-sophie n’étoic pas faite pour elle.On lui assigna' pourtant une pen-sion de 3000 livres, dont il eutle brevet, fans en rien toucher ;ce qui lui fit dire en riant , quejamais parchemin nelui avoit tant ccû-tc. La reine Christine souhaitoit de-puis long-temps de voir ce grandhomme. Elle voulut l’approcher deson trône. Chanut, ambassadeur deFrance en Suède, fut chargé decette négociation, dans laquelle ileut d’abord de la peine à réussir.( *<. Un homme né dans les jardins» de la Touraine. fé crivoit Def-» cartes au négociateur ) & retiré■» dans une terre oú il y a moins» de miel à la vérité, mais peut--w être plus de lait que dans la térre» promise aux Israélites , ne peut.» pas aisément se résoudre à la». quitter pour aller vivre au pays■„ des ours, entre des rochers &-» des glaces ». Je mets, dit-il ail-leurs , ma liberté à fi haut prix , quetous les rois du monde ne pourroíent meRacheter, II céda cependant aux sol-licitations , & se rendit à Stoc-kholm , résolu de ne rien déguiserde ses sentiments à cette princesse,ou de s’en retourner philosopherdans fa solitude. Christine lui fit unaccueil tel qu’il le méritoit, & 1?dispensa de tous les affu jétíssementsdes courtisans. Elle le pria de l’en-tretenir tous les jours à 5 heuresdu matin dans sab'bliothéque. Ellevoulut le faire directeur d’une aca-démie qu’elle scngeoit à étahhr»avec une pension de 3000 écus.Enfin , elle lui marqua tant de comfidération, nue, lorsqu’il mourut en1630, on prétendit que les graw'mairiens de Stockholm, jaloux «e