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dit; « Si je n’étoìspas Alexandre,» je youirois être Diogène».
Senjit Alexander , tejla cùm vídit in
Magnum habitatorem, quanta feliciorhic , qui
Nil cuperet , quint qui totum fibi p°f~ceret orient.
JuvEN.Sat. XIV.
A peine eut-on publié le décret quiordonnoit d’adorer le vainqueurMacédonien fous le norn AejBac-cbus de L’Inde , qu’il demanda , lui ,s être adoré fous le nom de Serapisde la Grece. Né avec un esprit plai-fant, vif, ingénieux, & avec unea nie fiete & élevée, il fe joua detoutes les folies & brava toutes lesterreurs. Un jour le Cynique paruten plein midi dans une place publi-tpre , avec une lanterne à la main.Onlui demanda ce qu’il chetchoit.*Jn. homme , répondit - il. .. Uneantre fois , il vit les juges quimenoient au supplice un hommequi avoir volé une petite phioledans le rréfor public : Voilà degrands voleurs , dit-il, q ul cn con ~duisent un petit... Une femme s’étantPendue à un olivier, il s’écria qu’iïseroit a souhaiter que tous les arbresportajj'ent de semblables fruits.... 11«volt été quelque temps captif,domme on alloit le vendre, il cria:í>«i veut acheter un maître ? On luidemanda : . Cli f airc 5 —
Commander aux hommes , réponditnotre Cynique. Un noble de Co-rinthe l’ayant acheté : Vous êtesn °u maître , lui dit-il ; mais prépareq-v °us à m'obéir comme Us grands auxm eiecins. Ses amis voulurent leracheter; — Vous êtes des imbécilles,leur dit - ,1 ; les lions ne font pasesclaves de ceux qui les nourrissent ,c eux-cifont Us valets des Lions...’ogene s’acquitta si bien de sese oip ois chez son nouveau maître ,que Xeniades (c’étoit son nom) lui
Tom. III.
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confia ses fils & ses biens, en disantpar-tout ; Un bon Génie efl entré cheqmoi. On croît qu’il vieillit & mou-rut dans cette maison , l’an 320avant J. C., à 96 ans. On le trouvasans vie enveloppé de son man-teau. II ordonna , dit-oa, que soncadavre fût jeté dans un folié, &qu’on fe contentât de le couvrird’un peu de pouffiere. Mais vousfcrvireqde pâture aux bêtes , lui direntses amis. — Eh bien, répondit-il,qu’on me mette un bâton à la main ,ajin de chasser Us bêtes. — Et com-ment pourreq-vous le faire, répliquè-rent-ils , puisque vous nesentireq rien.—— Que m’ïmporte donc , reprit L)io-gene , que les bêtes me déchirent ?On n’eut point d’égard à son indif-férence pour les honneurs funè-bres. Ses amis lui firent des obsè-ques magnifiques à Corinthe. Leshabitants de Sinope lui érigèrentdes statues. Son tombeau fut ornéd’une colonne, fur laquelle on mitun chien de marbre. C’étoit à cetanimal qu’on comparoir les Cyni-ques , parce qu’ils aboyoient aprèstout le monde. On rapporte de luiplusieurs belles pensées. « la y a» un exercice de l’ame, & un exer-» cice du corps. Le premier est» une source féconde d’images» sublimes qui naissent dans l’ame,„ quil'enflamment& quil’élevent.» 11 ne faut pas négliger le second,>, parce que l’homme n’est pas en» santé , fi l une des deux parties,, dont il est composé est malade...» Tout s’acquiert par l’exercice :» il n’en faut pas même excepter la>, vertu ; mais les hommes ont tra-„ vaillé à se rendre malheureux,-, en se livrant à des exercices qui-> font contraires à leur bonheur,» parce qu’ils ne font pas confor-» mes à leur nature.... L’habitude>, répand de la douceur jusque-, dans le mépris de la volupté...,» On doit plus à la nature qu’à la
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