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loi... Tout est commun entre le» sage & ses amis ; il est au milieu» d’eux comme l’Être bienfaisant» & suprême au milieu de ses créa-« tures... II n’y a pas de société« sans loi. C’est par la loi que le» citoyen jouit de fa ville, & len républicain de fa république.» Mais si les lois font mauvaises,» l’homme est plus malheureux &’> plus méchant dans la société que’> dansla nature... Cequ’onappelle» gloire est l’appât de la sottise;» & ce qu’on appelle nobleffe en est
» le masque. Une république
» bien ordonnée seroit l’image de» l’ancienne vie du monde... Quel» rapport essentiel y a-t-ïl entre» l’astronomie , la musique , la» géométrie, & la connoissance» de son devoir , & l’amour de la31 vertu?... Le triomphe de soi est» la consommation de toute philo-
» sophie. La prérogative du
» philosophe est de n’être surpris» par aucun événement... Lecom-» ble de la folie est d’enseigner la» vertu , d’en faire l’éloge Sc d’en» négliger la pratique... L’amour31 est l’occupation des désœuvrés..» L’homme dans l’état d'imbécil-» lité, ressemble beaucoup à l’ani-» mal dans son état naturel... Le» médisant est la plus cruelle des11 bêtes farouches, Sc le flatteur la» plus dangereuse des bêtes pri-ii vces... II faut résister à la for-» tune par le mépris , á la loi par» la nature , aux passions par la33 raison... Tâche d’avoir les bons33 pour amis , asin qu’ïls t’encou-3 i ragent à faire le bien ; & les3 i méchants pour ennemis , asin31 qu’ils t’empechent de faire le3i mal... Tu demandes aux Dieux3i ce qui te semble bon ; & ilsu t’exauceroient peut-être, s’ils3 i n’avoient pitié de ton imbécil-3i lité... Traite les Grands comme» le feu ,& n’én fois jamais ni rróp
VIO
» éloigné, ni trop près. Les
3i grammairiens s’amuser.t à glosern fur les fautes des auteurs, & nen pensent pas à corriger les leurs...» Les musiciens ont foin de mettre3 i leurs instruments d'accord, fans» se soucier d’accorder leurs pas-» fions... Les orateurs s’étudient àn bien parler , & non pas à bien» faire... Les avares font fans cessen occupés à amasser des richesses,n & ne savent pas s’en servir ».Ces maximes sor.t excellentes ;mais le Cynique en avoir aussi depernicieuses. 11 s'abandonnoit avecimpudence à des excès indignes,qu’il excusoit en disant : qu’»voudroit pouvoir appaiser avec autantde facilité les désirs de son eflomac .II se glorifioit de ces turpitudes,fur lesquelles on est forcé de tirerun voile , & qui ont fait dire qu’ilne falloit pas trop regarder au fond é.tson tonneau. Son peu de respectpour l’honnêteté publique , sonorgueil sous les haillons , fa mor-dante causticité, Sc selon quelquesuns , son penchant à l’athéisme ,ont fait penser à la postérité , queles vertus de Diogene étoient plutôtle fruit de l’orgueil que de l asagesse. Cependant , comme soncaractère avoir un fonds d'enjoue'ment, il est vraisemblable que letempérament entroit pour beau-coup dans cette insensibilité tran-quille & gaie qui lui faisoit mépri'se r les maux de la nature Sc l eSinjures des hommes. Voye-t^ l’art. *•Zenon.
III. DIOGENE le Babylonie »,philosophe Stoïcien, ainsi nomme>parce qu’il étoit de Séleucie , p r ® 5Babylone. 11 fut disciple de Ch* 1 'fippe. Les Athéniens le députèrentà Rome , avec Carniades Sc ^ rL ‘Tlaits, l’an 155 avant Jesus-Chn»'Diogene mourut à £8 ans , a P r f*avoir prêché la sagesse pendantcours de fa vie, autant p ar