D U G
principes de la Foi Chrétienne , Z vol.in i2. L’auteur les met dans toutleur jour , avec autant d’élégance<îue de force. XVI. De ïéducationfan Prince , in-40 & en 4 vol.W-12, réimprimé avec un abrégéde la Vie de l’auteur, par l’abbéGoujct. L’hiftorien de Duguct pré-tend que ce livre, qu’on pourroitAppeler le bréviaire des Souve-
rains , s’il ctoit plus court , futcomposé pour le fils amé du ducde Savoie. Voltaire dit le contraire,je ne fais fur quel fondement ; ilajoute même qu'il a été achevé parune autre main. Nous croyons qu ilfaut préférer le témoignage del ab-bé Qotíjet , profondément instruitdes anecdotes bibliographiques ,fur-tout de celles qui regardent lesouvrages de f abbé Duguet , aveclequel il avoir été lié. XVII.
fé/ences Ecclésiastiques , 1 vol. in' 4 °>qui contiennent 67 Dissertationsfur les écrivains, les conciles , &la discipline des premiers siéclesde l'Eglise. XVIII- Deux écrits , oùil donne des avis au sujet desConvulsions qui ont fait tant de tortau Jansénisme , & qui ont tantdéshonoré la raison ; 8c au sujetde la feuille hebdomadaire, intitu-lée : Nouvelles Ecclésiastiques. L'abbeiguet penfoit, avec raison, qu’unereligion aussi pure 8t aussi sainteque le Christianisme , ordonne desouffrir les persécutions, mêmeinjustes ; & non pas d’employerla satyre & la médisance contreles persécuteurs , ou contre ceuxqu’on croît tels. Ce ne font pointlà les armes des Chrétiens , ni mê-me celles des véritables philoso-phes. XIX. Un Recueil de Lettres dcP ‘etc &■ de morale , en 9 vol.in-la,& c- On trouve dans le 3 e vo-ume de ce recueil une Lettre deoutre verse , imprimée c’abordepar ment, sous le nom d’une
v-armehte, qui l’adressoit à une
D U I 3S7
dame Protestante de ses amies. I.egrand Boffuet dit en la lisant : llya hien de la théologie fous la robe decette Religieuse !
DUHALDE, Voy. Hawe (Du).
DUHAMEL, voye^ Hamei.
DUHAN, (Laurent) licenciéde Sorbonne , professa près de 38ans - avec succès, la philosophieau college du Pleffis, II étoit ori-ginaire de Chartres, Sc il mourutchanoine de Verdun vers 1730 >âgé de près de 70 ans. On a delui un livre utile à ceux qui veu-lent briller par les subtilités fcho-lastiques. II est intitulé : Philoso-phas in utramque partem , in-l 2.C’est une arme à deux tranchants >dont les argumentants Hibernoisfont beaucoup d’ufage.
D UIL LIU S ou Duellius ,
( Caïus) surnommé Nepos , consulRomain, fut le premier de tous lescapitaines de la république, quiremporta une victoire navale furles Carthaginois , & leur prit 3 Svaisseaux. Duillius après cette vic-toire fit lever le siège de Ségeste,& prit d’assaut la ville de Macelladans la Calabre. Le sénat le récom-pensa de ses succès , eu lui accor-dant l’honneur du premier triom-phe naval, l’an 260 avant J. C. ;& la permission particuliers d’a-voirune musique &des flambeaux,aux dépens du public, à l’heure deson souper. C’étoit par ces lègeresrécompenses , dit un historien , que lesRomains payaient la véritable gloire.La faitjjé , ajoute-t-i! , se vend pinschèrement aujourd’hui. On frappa desmédailles en mémoire de l’expedt-tion de Duillius , & l’on érigea unecolonne rostrale , qui subsiste en-core aujourd’hui. Dans fa vieillessequelqu’un lui reprocha la puan-teur de fou haleine. Duillius , <Jeretour dans fa maison , se plaignità sa femme de ce qu’elle ne l’avoítjamais averti de ce défaut ; Je Pau-