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Tome III.
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«ois-Ignace ) professeur en droit àBesançon , sa patrie, mort danscette ville en 1751, yjouitd’uneestime générale par ses lumières &sa probité. On a de lui : I. Histoiredes Séquanois , ou Mémoires do C.de Bourgogne-, 1735 , 1737, l742,

B vol. in-4 0 . 11 . Histoire de P église ,Ville & diocèse de Besançon , 17 5 O ,

2 vol. in-4 0 . III. Traité des descrip-tions , 1730, in-4 0 . IV. Dela main-morte , 6- des retraits, 1733 , in-4 0 .Il justifie par d’afféz mauvaises rai-sons l’usage des seigneurs qui ontle droit de main-morte fur leursvassaux. Son fils Joseph Dunod,avocat à Besançon , mort en 176;,* laissé beaucoup A’Observationsmanuscrites fur les ouvrages deson pere. Pierre Dunod , savantJésuite, de la même famille, donnaen 1697 un livre curieux, intitulé:■s-3 découverte de la ville d’Antré enFranche- Comté, avec des Questionsfur P histoire de cette province.

OUNOIS, (Jean d’ORLÉANS,comte de ) & de Longueville , filsna turel de Louis duc dl Orléans ÔCâe la Dame de Cany , assassiné parle duc de Bourgogne , naquit le2 3 novembre 1407. Vovez Valen-"P n e. Le jeune héros commençaa carrière par la défaite de (Tar-r*ic\ 8c de Suffolk, qu’il poursuivit*'* 1 , u ^ Baris. Orléans ayant étéa iege par les Anglois, il défendit

courageusement cette ville, Sc don-na le temps à Jeanne d’Arc de lui, <lu sec ? llrs - La levée du

liège fut suivie d’

un grand nombre

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de succès. Le comte de Danois eutpresque tout l’honneur d’avoirchassé les ennemis de la Normandie& de la Guienne. II leur donna lecoup mortel àCastillon , en 1431,a près avoir pris fur eux Blaie ,Fronsac , Bordeaux , Baïonne.Charles yix dut son trône à sonepee. Ce monarque ne fut pas in-grat àí’égardde Danois : il lui donna

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le titre de Restaurateur de la Patrie ,lui fit présent du comté de Longue-ville , & l’honora de la charge degrand-chambellan de France. LouisXI ne l’estima pas moins. Le comtede Danois entra, fous le régné dece prince, dans la ligue du Bienpublic, & en fut l’ame par fa con-duite & son expérience. Le hérosmourut, le 24 novembre 1468, à61 ans , regardé comme un seconddu Guesclin , & redouté des enne-mis de l’état, autant que respectédes bons citoyens, par fa bravoureaccompagnée de prudence, par fagrandeur d’ame , fa bienfaisance,& par toutes les vertus qui font legrand homme.

DUNOYER, Voye^ Noyer.

DUNS , (Jean) dit Scot, parcequ’il étoit natif de Houston enEcosse, entra dans l’ordre de saintFrançois. II s’y distingua par fa sub-tilité à expliquer les plus grandesdifficultés de la théologie & de laphilosophie de son temps. C’est cequi lui mérita le nom de Doâeursubtil-, quoique quelques-uns pen-sent qu’on le lui donna, pour a voirdéfendu avec force l’opinion del’immaculée Conception de la 8te.Vierge. Jean Scot, après avoir étu-dié & enseigné la théologie à Ox-ford , vint en donner des leçons àParis. 11 se piqua de soutenir dessentiments opposés à ceux de St,Thomas. C’est ce qui produisit,dans l’école , les deux sectes desThomistes & des Scotistes : Duns ,qui étoit à la tête de ceux-ci, sou-tint leur parti, par un merveilleuxtalent pour les chicanes schoíasli-ques. II mourut à Cologne où ilétoit allé, le 8 novembre 1308 ,âgé d’environ 30, 33 ou 35 ans,regardé comme un grand homme ,par tous ceux qui tenoient pourl’universel à parte rei ; & comme unhomme opiniâtre & d’un caractèreépineux, par ceux qui tenoient

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