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Tome III.
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j site -Françoise, contenant lis Dy 1 -xrìptions , Us Canes & Les Blasons deFrance , avec les acquisitions faitesfous Louis XIV . Elle manqueù’exactiturie. t

V. DU VAL. . ( Vaîentist la-*steray ) bibliothécaire de l’empe-ïeur François X, naquit en 1695 >d’un pauvre laboureur, au petitsillage d’Artonay en Champagne,Orphelin à dix ans , chaste de IonPays à quatorze .saute d'y trouver

à servir .marchant au hasard, dans

l’affreux hiver de 1709 , en pleineeantpagne, couvert de neige, demi-*stort de froid, fans pain, fans all-ie . fans espoir , il fut surpris par1 a petite vérole. La violence de sesdouleurs &. celles de la saison 1 o-idigetent de s’arrêter devant une"déchante ferme. 11 n’y eut pour"«traite qu’une étable & un tas defumier , fo US lequel on l’ensevelit.f- a chaleur qu’il y trouva le dé-gourdit peu à peu, & facilita 1 e-"Uption : il ne tarda pas à êtrecouvert de boutons ; mais il man-5 u °it de secours. Tout étoit saisidans la ferme ; le maître n’avoitP a s lui-mème de quoi vivre, & ceut u.t excès de compassion qui^bgagea à donner au moribond ,Ppur toute boisson , de l’eau gla-vee;pour toute nourriture, un peude bouillie à Peau , à peine salée ,8c ensuite de mauvais pain deffé-ché, qu’ìl faisoit dégeler dans sonfumier. Les moutons dont il parta-g«oit l’asile , sembloient touchésde fa peine, & vouloir le consolerîu te léchant ; mais, quoique larudesse de leur langue ajoutât àson supplice, il paroistoit plus oc-cupé de la crainte de leur commu-niquer le venin dont il étoit héris-se- Quelque foibles que fussent lessecours qu'il recevoir dans cetteetable , il f ut impossible au maîtree les contiifuer. XI fallut le trans-porter , encore malade, couvert

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de méchants haillons & .de foin,chez un curé du voisinage , où ilfut prêt d’expirer du froid qu’ilavoir essuyé dans la route. II gué-rit pourtant : mais la famine quidéfoloit cette contrée lui fit perdraencore cet asile, dès que ses for-ces lui permirent de !e quitter. Nesachant où reposer sa tê;e, ils’in-forme s’jI n’est pas quelque paysque ce fléau ait respecté ; on luiparle du midi, de l’onent : c’étoitpour lui des idées nouvelles. Cesmots surent la source de ses pre-mières réflexions, fa premiere le-çon de géographie. 11 marche doncvers le point où le soleil iuiparois-soit se lever. 11 traverse la Cham-pagne. De misérables huttes, â peinecouvertes de chaume & d’argile,habitées pat des paysans, p Ile',lan-guissants & livides , lui présententtout ce que la misere a de plus ef-frayant. II arrive enfin à Sénaide,& une scene nouvelle s’ouvre àses yeux. Des maisons spacieuses,bien couvertes , & dignes des hom-mes forts & vigoureux qui les ha-bitoient; des femmes lestes & bienvêtues, des enfants nombreux 6cgais , le spectacle de Laitance & dubonheur, l’avertirent qu’il avoirchangé de domination. II s’arrêtapar hasard à l’hermitage de laRochette, où le bon solitaire Palé-mon le reçut, lui fit partager songenre de vie , ses travaux , 8c luiapprit à lire. Duval , né avec unesensibilité fougueuse , entroit dansl’âge où les passions se dévelop-pent. Le besoin d’un attachement ,la lecture des livres ascétiques quicomposoient la bibliothèque derhermite , tournèrent ses premiè-res idées vers la dévotion , non pascelle qu’il appelle lui-meme unepiété solide & pure ; mais cette dé-votion minutieuse & contempla-tive , qui consiste en vaines pra-tiques , s’allie très-bien aveç les

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