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Tome III.
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voient également le samedi & ledimanche. Ils célébroient tous lesans leurs mystères avec du painazyme. Ils se baignoient tous lesjours, comme les Juifs , & ado-foient Jérusalem comme la mai-son de Dieu. Ces hérétiques neoonnoiffoient point d’autre évan-gile que celui de S. Matthieu , qu’ilsavoient en hébreu, mais corrompuà mutilé. Ils rejetoient le reste duNouver.u-Testament, & sur toutépîtres de S. Paul , regardantost apôtre comme un apostat dela loi. Us honoroient les anciensPatriarches ; mais ils méprisoientprophètes. La vie des premiersPbionltes fut fort sage ; celle desderniers fort déréglée. Ceux - ciPermettoient la dissolution du ma-riage & i a pluralité des femmes.

ÈBOLY (Ruy Cornés deSylva,Prince d’), duc de Pastrane ,ha-bile courtisan ,jfut gagner les bon-n " 5 grâces de Philippe II , & lesconserver jufqu’à la mort , arri-vée en 157S. II étoit d*une fa-mille Portugaise , & avoit épouséP" Meuíoia y WCcria,

dame aussi ambitieuse qu’elle étoitbe He. Son ambition lui fit écou-*er la passion de Philippe II pour. ’ ât plusieurs ont cru que c’ é-*oit le noeud qui attachoit le roia u prince A'Eholi. Mais ce rusépolitique étoit bien capable de semaintenir fans cela : il s ut réunirdeux choses très-opposées , la fa-veur du roi, & i'amourdes grandspeuple , ne s’étant jamais

Lc duservi de son créditbien.

du

EBROIN ,

que pour faire'

__ , maire du palais de

Clotaire III St de T hier ri I , hommeambitieux , fier , entreprenant ,parvint L ce poste par fes intri-gues & par son hypocrisie. Lesoipérances que ses vertus appa-rentes avoient données , se démen-íMent bientôt. Demeuré seul mal-

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tré , par la retraite de la reineBathilde , il ne contraignit plusson orgueil, son avarice, sa per-fidie. II raviffoit les biens, ilôtoit les charges : 11 chafíbit lesgrands qui étoient à la cour, &défendait aux autresd’y venir fansfa permission. Après la mort deClotaire, en 670 , il mit Thierri furle trône ; mais la haine que les sei-gneurs avoient pour le ministre ,rejaillit fur le roi. Us donnerentla couronne à Childeric II , firenttondre Thierri & Ebroin , & lesenfermèrent dans des monastères.Childeric étant mort l’an 67; ,Thierri fut replacé fur le trône,& prit Leudese pour maire du pa-lais. Ebroin s’étant échappé de sonmonastère, fit assassiner Leudese ,supposa un Clovis , qu’il disoitêtre fils de Clotaire III , força lespeuples de lui prêter serment defidélité , & ravagea les terres deceux qui lui résistèrent. S’étantavancé avec fes troupes jusqu’àParis, le roi trop faible pour luirésister , fut contraint de le créermaire du palais. Ebroin , qui necherchait que la fortune , sacrifiafans peine son Clovis. « Mais ce» maire étoit si odieux 8t fa dc-» initiation fi dute (dit M. l’abbéMillot ) , » que l’Austrasie secoua» le joug : elle se donna des ducs» ou des gouverneurs indépen-» dants. Les grandes qualités de» Pépin, surnommé Hcristel, pa-ii rurent dignes de cette place.» Son ambition le fit parvenirn bientôt à une plus vaste puis-» sance. Cependant' Ebroin conti-» nuoit à se signaler par des fli-rt reurs. Lorsqu’il étoit enfermén â Luxeu, sous 1 habit de moine,rt il avoit paru ami de S. I-éger» d’Autun, alors disgracié comme» lui. II devintson ennemi mortel,» parce que le vertueux prélat» avoit conseillé de choisir un au-Bb ÎV