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» tre maire. Non content de lui» faire couper la langue , il réso-» lut de lui enlever le respect des» peuples en le diffamant. II le» fait citer dans un concile en» présence du roi , comme cou-» pable du meurtre de Childcric.» Les réponses fermes de l'accusé» ôt le défaut des preuves n’arrê-» tent point l injustice. Les évê-» ques le déposent ; on déchire fa-> robe en ligne de dégradation,» & Ebroìti le livre aux bourreaux.» Sous un tel ministre , toujoursJ> conduit par un crime à d’au-5) tres crimes, la religion & la» patrie éprouvoient fans cesse-> de nouveaux malheurs ». Lesjilus saints personnages surentcruellement persécutés; DagoícrcII , qui régnois en Austrasie , pé-rit assassiné par des rebelles, dontEbroin avoit formé le complot.Enfin , un seigneur nommé Her-manfioi , qiril menaçoit de la mortaprès l’avoir dépouillé de ses biens,rua le tyran en 631, les uns di-sent dans son lit, les autres à lasortie de son palais. Ce fut sousce ministre que commenç i i'ufagede donner , à titre de précaire, lesbiens ecclésiastiques à des seigneurslaïques, sous l'obligation duser-.vice militaire.
ECCARD ( 3ean-Georges d’),né en 1674 à Duingen , dans leduché de Brunswick, fut ami deLeibnit{. II devint, par le créditde cet homme célébré , professeureu histoire à Helmstadt. Après lamort de ce philosophe , il eut unechaire à Hanovre ; mais les dettesqu’il contracta dans ce nouveauséjour , l’obligerent de le quitteren 1723. L’année d’après, il em-brassa la religion Catholique à Co-logne, & sc retira à Wurtbourg.11 y remplit avec distinction lescharges de conseiller épiscopal ,d historiographe, d’archiviste &
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de bibliothécaire. II y itîouruîen 1730, à 56 ans, après avoirété anobli par l’empereur. On doità JEccard : I. Corpus Hijloricum mé-dît atvi , à temporibus Caroli MagotImperatoris , ad ftnem fcculi XV'Lcipsick , 1723 , 2 vol. in-sol.Cette collection qui vient , ditl’abbé Lenglet, d'un des plus habi-les & des plus honnêtes hommesqu’i! y eût dans l'empire, est très-curieuse & bien dirigée ; choserare dans les écrivains Allemands !êc, ce qui est encore plus rare,il ne répete point ce qui est dansles autres. II. Leges Francorum StR puariorum ; Leipsick, 1720 , in-f°-recueìl non moins estimé que leprécédent. III. De origine Gcrmtt-norum libri dito , publiés en 1750 >in-4 0 . par les soins de Lheidius ,bibliothécaire d’Hanovre. lV. His-toria ftudii etymologici Lingua Ger-manicce , &c. in-a°., estimée. V.Historia Francité crientaLïs , Virce-burgi, I729 , 2 vol. in-folio. Vl*Origines Aufiriacœ , à Leipsick >1721 , in-sol., & plusieurs autresécrits en latin & en allemand ,dans lesquels on remarque unevaste connoissance de l’hisioire.
ECCHELLEN5IS (Abraham),savant Maronite , professeur deslangues syriaque & arabe au col*lege royal à Paris, où le célébréle J ay l'avoit appelé. Cet hommeillustre lui donnoit par an 6eOécus d’or, pour présider à l’im-preffion de fa grande Bible Po-lyglotte. La congrégation de pro-paganía jide l’agrégea, vers 1 an1636 , aux traducteurs de la B}*hie en arabe. Eccheïlenfis paff ade Paris à Rome , après avoirobtenu en cette ville une chairede langues orientales. H y mourut en 1664, dans un âge avancé. Ce savant étoit ?rosondement versé dans la connoissanc^des livres écrits en Syriaque & e