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avoit en vain voulu se marieravec cette jeune princesse , qui ré-sista courageusement à toutes lespropositions de l’assassin de sesfrétés. Elisabeth fa mere mouruten 1486,8t fut enterrée à Wind-sor auprès du corps d'Edouard IVson époux.
Vin.ELIZA.BETH , reine d’An-gleterre , fille de Henri VIII &d 'Anne de Boulen, naquit le 8 sep-tembre 15 33*Sa sœur Marie , mon-tée fur le trône, la retint long-temps en prison. Elisabeth profitade sa disgrâce pour cultiver sonEsprit: elle apprit les langues &1 histoire; mais de tous les arts ,c elui de se ménager avec sa sœur ,a vec les Catholiques Sc avec lesProtestants , de dissimuler & d’ap-Prendre à régner , lui tint le plusau coeur. Après la mort de Ma-rie , elle sortit de prison pour mon-ter sur le trône d’Angleterre. Ellese fit couronner avec beaucoupde pompe en 1559 P ar un Evê-que Catholique , pour ne pas effa-roucher les esprits ; mais elle étoitProtestante dans le cœur , 8c ellene tarda pasd’établir cette religion.A peine la nouvelle reine étoìt-elleProclamée, que Philippe II, roid’Espagne,lui fit proposer sa main.Elisabeth avoit voulu dans ses mal-heurs épouser un simple gentilhom-me ; elle refusa ce monarque 8cd’autres rois St princes très-puis-sants (Eric XIV , Philiben-Emma-nuel , François , duc d’Alençon ,8tc. ) , dès qu’elle eut la couronne.I-cs disputes se rallumèrent de*°utes parts. La doctrine des Ré-formés avoit autant de partisansque celle des Catholiques. Eiija-‘ t!l , profitant de la dispositionS esprits , convoqua un parle-,? nt > qui rétablit la religion An-d’hu\ n< r-« telIe B u ’ e í le est aujour-tnesG 1 Un mélange de dog-a ‘virúst es , avec quelques res-
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tes de la discipline Sc des cérémo-nies de 1’église Catholique. Les évê-ques , les chanoines, les curés,les ornements de l’Eglsse , les or-gues , la musique , furent conser-vés; les décimes, les annates, lesprivilèges des églises , abolis ; laconfession permise , & non ordon-née ; la présence réelle admise »mais fans transsubstantiation. Lapolitique d 'Elisabeth lui faisantpenser que la suprématie devoirrester à la couronne , elle fut chefde la religion , sous le nom de Sou-veraine gouvernante de Péglife d’An-gleterre , pour le spirituel & pour letemporel. Les prélats qui s’oppo-serent à ces nouveautés, furentchassés de leurs églises ; mais laplupart obéirent. De 9400 béné-ficiers que contenoit la Grande-Bretagne , il n’y eut que 14 évê-ques , 50 chanoines & 80 curés,qui, n’acceptant pas la réforme,perdirent leurs bénéfices. Elle fitun grand nombre de lois pour in-terdire l'exercice de la religionCatholique. Les premieres contra-ventions à ces lois étoient puniespar de grosses amendes ; ensuiteon confìsquoit les biens : enfin onfinit par plonger plusieurs Catho-liques dans des prisons perpétuel-les , où on les laissoit périr quel-quefois de mssere. Elle fit déclarercriminels de lèse-majesté tous lesprêtres Anglois Catholiques quire viendroient en Angleterre. Quel-ques-uns finirent leur vie dans descachots, quelques-autres dans lestourments. ( Voy . Campian). Lespartisans d 'Elisabeth disent que lessupplices ne furent ordonnés qu’a-près que Pie V eut lancé une bulleen 1170, par laquelle les Angloisétoient absous de tous leurs fer-ments, & vivement exhortés àfaire passer la couronne fur uneautre tête. Ces invitations, soute-nues par les exhortations des jé-