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suites, qu’on appeloit dès-lors ,fans doute calomnieusement, unetpée nue , dont la poignée est toujoursà Rome , firent penser que les Ca-tholiques pourroient remuer ; maisilseussentété accabléssous le nom-bre des Protestants, si leur zeleeût voulu agir. Les membres dela société, qui voulurent faire desprosélytes, périrent par la maindu bourreau. Le trône d 'Elisabethn’étoit pas encore affermi ; ellecrut faussement qu’il falloit ver-ser un peu de sang, pour donnerla paix à l’état. Mais des exécu-tions cruelles n’étoient pas ( com-me l'observe M. Hume ) une ex-cellente méthode pour réconcilierles esprits avec le gouvernement,ni avec la religion nationale. Quoiqu’il en soit , on ne sauroit tropêtre étonné du pouvoir qu’a surun peuple aussi fier que les An-glois , & qui se prétend si libre ,l'autorité d’un souverain qui saitse faire craindre. De Catholiquesqu’ils étoient, Henri VIII en fitdes hérétiques ; d’hérétiques , Ma-rie, fa fille , en fit des Catholi-ques ; de Catholiques, Elisabethen refit des hérétiques » & toutcela dans moins de 40 ans. Tan-dis qu’Eli^abeth tâchoit de pacifierle dedans , elle se rendoit redou-table au dehors. Marie Smart ,reine d’Ecosse , épouse de Fran-çois II , prenoit le titre de reined’Angleterre , comme descendantede Henri VII. Elisabeth l’obligeà y renoncer après la mort de sonmari. Elle réprime les Irlandois ,secrettement attachés à la cour deRome, & pensionnaires de cellede Madrid ( Voy. Fi tz-Moritz).La maison royale de France étoitpoursuivie par les armes de laligue : elle la protégé, & envoiedes troupes à Henri IV , pourl’aider à conquérir son royaume.La république de Hollande étoit
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pressée par les troupes de PhilippeII ; elle l’empêche de succomber.Elle répond aux Ambassadeurs desHollandois, qui lui offrirent la sou-veraineté des Pays Bas : Ilneseroitni beau , ni honnête , que je m'empa-rasse du bien d'autrui. La haine con-tre l’église Romaine s'étoit encorefortifiée dans son cœur , depuisque Sixte-Quint , qui ne pouvoirs’empêcher de l’appeler en l'ana-thématisant , un grand cervcllo diPrincipejsa , l’avoit excommuniée '»& depuis que Philippe II & les par-tisans de Marie Smart excitoientde concert les Catholicités en An-gleterre. Marie, bien moins puis-sante , bien moins maîtresse cherelle , plus foible & moins politiquequ’Elisabeth, fe préparoit de grandsmalheurs par cette conduite. LesEcoffois mécontents l’obligerent àquitter l’Ecosse , Stase réfugier enAngleterre. Elisabeth ne lui accor-da un asile , qu’à condition qu’ellefe juftifieroit du meurtre du roi sonépoux, que ta voix publique luiattribuoit-, & en attendant cettejustification , elle la fit mettre enprison. II se forma dans Londresdes partis en faveur de la reineprisonnière. Le duc de Norfolck ,catholique , voulut l’épouser ,comptant sur une révolution , &sur le droit de Marie 3 la successionA'Elisabeth ; il lui en coûta la tête :Les pairs le condamnèrent po uravoir demandé au roi d’Espag° e&au pape des secours pour la mal-heureuse princesse. Le supplice uduc ne ralentit pas l’ardeur despartisans de Marie, animés P 3tRome ; l'Espagne , la Ligue Sc e *Jésuites. Cinq scélérats , consci ^
par des prêtres, s’engagerent pserment à assassiner la reine dgleterre. On découvrit leur coplot : on découvrit qu’ils écrivoie^à Marie Stuart ; mais on nepas prouver que cette princesse /