Band 
Tome III.
Seite
441
JPEG-Download
 

EN I

fe-nme calomniée d’autre moyende se justifier, que l’épreuve dufeu & de Peau, mise en usagepar la superstition , & consacréepar l'autorité ecclésiastique. Ert-ge/berge se diposoit à passer parce.i épreuves , lorsque Rofin , com-te d’Arles,persuadé de son inno-cence , donna un cartel de défiaux calomniateurs, les terrassaí’un & l’autre, & leur fit rendrehommage , l’épée fur la gorge , àla vertu de l’impcratrice. Le vain-queur eut pour prix de fa géné-rosité le titre de roi d’Arles ; &Pour femme Ermengarde , fille uni-que de cette princesse. ( Voye\Mi. Louis ). Engelberge , _ deve-nue veuve , se fit Bénédictine,êc mourut saintement vers l’anLzo.

ENGELBERT, (Corneillepeintre très-célebte du XVI e fitcle, natif de Leyde. II eut deufils, qui se distinguèrent aussi darle même art, Cornélius Çorneliì 1Lucas Camdìì. Celui-ci fut cottraint, par la pauvreté, de se saitcuisinier ; mais il reprit bientôt 1pinceau, passa en Àngletrre & stemployé par Henri VIII.

ENGUERRAND de C ou clVoye\ CouCY.

ENGU1EN, (Ducs d’) Voy,François, n° vi, & n Condé.

ENJEDIM, ( Georges) un dtplus subtils U nitaires qui aient fades remarques fur rEcriture-sairte. On a de lui : Explicatio locormScripturx veteris & novi Teflamentiex qitibus dogma Trinitatis flabili,filet , in-4 0 ; ouvrage pernicieuxCet auteur , né en Hongrie, moitut en 1597.,

ENIPÉE , berger de la Theff;he , fe métamorphosa en fteuvPour jouir de Tyro. Cette nymphvoyant les eaux d * Enipée extremeKent claies, eut envie de s’y bai

E N N _44t

gner ; alors Enipée la surprit, &eut d’elle Pélias & Nélée.

ENNÍUS, ( Quìntus ) poète la-tin , naquit à Rudie en Calabre ,l’an 239 avant J. C. II vécut enSardaigne jusqu’à l’âge de qua-rante ans : c’est là qu’il fit connois-sance avec Caton l’ancien, & qu’illui enseigna le grec , quoiqu’il fûtPréteur, & qu’il commandât Par-mes Romaine. Caton 1 amena à Ro-me , & lui donna une maison surle mont Aventin. Ennuis obtint ,par ses talents , le droit de bour-geoisie à Rome , honneur dont onfaisoit alors beaucoup de cas. II ti-ra la poésie latine du fond desforêts , pour la transplanter dansles villes ; mais il lui laissa beau-coup de rudesse & de grossièreté.Le même siécle vit naître & mou-rir fa réputation ; ce siecle n’étoicpas celui de la belle latinité : on lesent en lisant Ennius ; mais il com-pensa le défaut de pureté & d’élé-gance, par la force des expres-sions & le feu de la poésie. Inélé-gant , le doux Virgile avoit beau-coup profité dans la lecture du dur& du grossier Ennius. II en avoitpris des vers entiers, qu’il appe-loit des perles tirées du fumier. En~nius mourut de la goutte l’an 169avant J. C. , & il l’avoit bien mé-ritée , car il aimoit à boire, & il feIivroit à ce goût avec excès. Sci-pion , son ami, voulut avoir untombeau commun avec ce poèteautant par amitié , que par con-sidération pour son mérite. Enniusavoit mis en vers héroïques lesAnnales de La République Romaine :il avoit fait aussi quelques Satyres ;mais il ne nous reste que des frag-ments de ses ouvrages , Amsterd.I 7°7, in-4 0 1 Lc dans le CorpusPoëtarum Latinorum de Maittaire. I

ENNODIUS, né en Italie, &Originaire d se Gaules, quitta fa