Band 
Tome III.
Seite
457
JPEG-Download
 

ER A

àin, pour veiller sur le collegeque ceux de sa secte venoient d'yériger. II y mourut en 1643 , d’unerétention d’urine, après avoir pro-fessé publiquement la tolérance detoutes les sectes qui reconnoissoientl’autorité de TEcriture-sainte, dequelque maniéré qu’elles l’expli-quent. C’étoit ouvrir la porte àtoutes les erreurs. Cette opinion,i’avoit fait soupçonner de Soci-nianisme , & il n’avoìt pas détruitte , soupçons en publiant ses Com-

m cntaircs Jur le T ouveau-Tcstament.

On sent assez, à travers ses équi-v oques, qu’il pensoit que J esus-Chkist n’étoit pas Dieu. Ses Ou-vrages de Théologie ont été publiésà la Haye en 1S78, r vol. in-folio.Epijcopius étoit fort diffus , maisClair & très-emporté, quoique apô-tre du Tolérantisme. II y a quel-quefois plus de subtilité que desolidité dans ses raisonnements. LaVie de ce sectaire est à la tête deses Œuvres, publiées par Courcelles,Philippe de Limhorch, son arrie-re-neveu, 1 a aussi écrite en 1702,in-8°.

EPIZELUS, soldat Athénien, fvfrappé d’un aveuglement subit danla bataille de Marathon , sans isrevoir ni coup ni blessure. II pstut seulement devant lui, en corrbattant, un grand homme avec unlongue barbe noire. Epï\elus l'ayartué, ou ayant cru le tuer, devint aveugle , & le fut le reste dses jours. Voilà ce que rapporte 1bon Hérodote , & voilà ce qu’il ePermis aux gens sensés de révoquedoute.

, Voye{ I. BoETIUS.n\ ^OblIbiB, Voye1 Sabinus ,

ERARD , ( Claude ) .avocat auparlement de Paris, mort en 1700

a H ans , hissa des Plaidoyers i,n-primés ea 1734, in*S°.Ije pius cs*

E R A 4^7

lebre est celui qu’il fit pour le ducde Mayirin ,contre Hortense Mancinsfa femme , qui l’avoit quitté pourpasser en Angleterre.

ERASISTRATE, fameux méde-cin, petit fils $ Aristote, découvritpar l’agitation du pouls d ’Antio-chus- Soter , la passion que ce jeuneprince avoir pour fa betle-mere.'Seleucus- Nicanor , son pete , donnacent talents à Erafistrate pour cetteguérison. Ce médecin désapprou-voit 1’usage de la saignée , despurgations & des remedes violents.II réduísoit la médecine à deschoses très-simples , à la diette,auxtisannes, aux purgatifs doux.Galien nous a conservé le titre deplusieurs de ses ouvrages, dontles injures du temps ont privé lapostérité. Voy. CARPI.

ERASME , ( Didier ) naquit àRoterdam le 28 octobre 1467 , ducommerce illégitime d’un bour-geois de Goude , nommé PierreGérard, avec la fille d’un médecin.La grande place de fa patrie a étéornée depuis de fa statue, & lesmagistrats firent mettre cette ins-cription sur le frontispice de lamaison où l’on croit qu’il vit lejour :

Hxc est parva domus, magnus quînatus E RAS MUS.ct C’est sous cet humble toit qu’est» né le grand Erasme.

11 fut enfant-de-chœur jusqu’àP âge de 9 ans, dans la cathédraled’Utrecht. A 14 , il perdit sonpere & sa mere ; à 17 , il fut forcépar ses tuteurs à fe faire chanoinerégulier de St. Augustin. Sa passionpour l'étude contribua beaucoupà calmer les peines d’un état em-brassé par contrainte. II se dissipaaussi en cultivant les arts. II pei-gnoir même assez bien ; & il resteencore un crucifix dans le monas-tère de Stein, au bas duquel on lit;