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Tome III.
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les regatdoit comme une nouvelleespece d'homroes, obstinés , médi-sants , hypocrites , menteurs , trom-peur r , séditieux , forcenés , incom-modes attx autres , divisés entr’eux ...On a íeaa vouloir , disoit-il en plai-santant , jac /e I uthèránisme soit uneune choje tragique, pour moi je suispersuadé que rien n’efi plus comique :car le dénouement de lapiect est tou-jours quelque mariage. Dans une ré-ponse amicale à MelanSkon , quilui avoir écrit pour justifier' sonchangement de religion, il lui dit :n Je ne veux point juger des mo-» tifs de Luther , nl vous obliger» à changer de sentiment ; mais» j’autois voulu, qu’ayant un es-» prit propre aux lettres, vous» vous y fussiez entièrement atta-b ché , fans vous mêler de cette» querelle de religion ». Ï1 ajou-te que plusieurs choses le cho-quent dans la doctrine 6c dansla conduite de Luther. 11 se plaintprincipalement de ce qu’il défendses opinions avec une véhémenceextrême, de ce qu’il outre tout,& que, lorsqu’il est contredit, il vaencore plus loin. Une liberté plusmodérée eût été , dit-il , beaucoup pluspropre à faire entrer les Evêques &les Princes dans la réforme, 11 parleensuite d’Œcolampade, de Pélican ,

& â’Hedion, qui avoient embrassésa réforme, 8c qui croyoient avoirbeaucoup fait, quand ils avoient dé-froqué quelques moines, ou mariéquelques prêtres, II dit encore queLuther prend les choses de travers,

& qu’en voulant corriger les abus,st cause de beaucoup plus grandswaux par les troubles Sc les sédi-«ons qu’il excite. « Est-ce une» chose conforme à la piété Chré

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» fies; que la confession est une« peste; que parler d’œuvres, de

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, de prêcher au peuple» que le Pape est VAntéchrist-, que^ les évêques & les prêtres fontu des fantômes ; que les confti-" tutions humaines font des héré-

» mérite, e’est être hérétique, d’as-» surer qu’il n’y a point de libre-» arbitre ; que toutes choses arri-» vent par nécessité ; qu’il n’im-» porte pas dequelle nature soient» nos bonnes oeuvres. Enfin, ( dit-il, ) » l'Evangile avoir autrefois» rendu les hommes meilleurs ;» mais le nouvel Evangile préten-» du ne fait que les corrompre ».Les réformateurs devenant, tousles jours, plus nombreux à Bâlc,où Erasme avoit fixé son séjour , ilse retira à Fnbourg , qu’il quitta7 a ns après pour revenir à Bile.En 1535 , PaulIII lui écrivit pourl’exhorter à défendre la Religion ,attaquée par de nombreux 81 re-doutables ennemis. Mettes le com -ble , lui disoit le pontife, par cettederniere action de piété à la vie reli-gieuse que vous ave\ menée , & augrand nombre d’ouvrages que vous aveqcomposés. Ce fera le moyen de fermerla bouche à vos adversaires, & del’ouvrir à vos partisans.... PaulIIIlui destinoit la pourpre romaine ,& pour le mettre en état de soute-nir cette dignité, il lui conféra laprévôté de Déveníer. Le bref, quiestdui er août, renferme des témoi-gnages avantageux à la probité, àl’innocence & à la foi d 'Erasme.Mais cet écrivain trop vieux, tropinfirme & naturellement peu ambi-tieux , refusa ce bénéfice. I! témoi-gna la même indifférence pour lecardinalat. quoique d’ailleurs tres-

fenfìble à la bienveillance du souverainPontife , & à la trop bonne opinionqu’il avoir, de lui. Cet homme illus-tre mourut h Bille , d’une dyffente-rie, le n juillet 1 538, à 6 q ans. I!avoit été, durant tout le cours defa vie d’une complexion délicate;il fut, fur la fin de ses jours, tour-menté par la goutte & la gravslle.

Sa mémoire est aussi Chere à Bile,