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Seguìer & le prince de Canti , lutdonnetettt des témoignages nonéquivoques de leur estime & deleur amitié. Le premier le produi-sit dans le monde ; le second luiobtint une pension de 2000 liv. &un brevet de conseiller d’état ; letroisième le combla de bienfaits,
& le consulta dans toutes ses af-faires. Esprit mourut en 1678 , à 67ans , dans fa patrie. II étoic mem-bre de Vacadémie Françoise. II futun de ceux qui brillèrent dans V au-rore de cette compagnie, mais quiauroient beaucoup moins de répu-tation à présent. Les ouvragesA’Esprit font : I. Des Paraphrasesrie quelques Pfeaumes , qu’on ne peutgueres lire avec plaisir , quand onconnoît celles de Maffillon. II. LaFausseté des vertus humaines , Paris »
2 Vol. În-IL, 1678; Lc Amsterd.ìn-8° . 1716 : livre médiocre ,qui n’est qu’un commentaire desPensées du duc de la Rochesoucault.C’est, dans quelques endroits, l’in-gcnicux Horace commente par lepesant Dacier. Mais du moins onne peut pas lui reprocher que famorale tombe plus fur les person-nes que fur les vices: défaut qu’onrencontre dans la plupart des mo-ralistes modernes. D’ailleurs,E/f>i'ií,après avoir montré la fausseté desvertus purement humaines , finittous ses chapitres par la démons-tration de la réalité des vertuschrétiennes. Louis de Bans a tiré dece livre, son Art de connaître Ushommes.
ESPRIT Follet, Voy.Huoe-& £oniis,n 0 m. de cet ou-
Vrage.
E-SQUIVEL, Voy. Aléa.
ï. ESSARS, ( Pierre des ) fut l’unves seigneurs François qui passe-tent en Ecosse au secours du roiorY* 6 ! es Anglois, 8c il fut faitQn nìer dans un combat en 1401.re tou r en France, il s'attacha
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au duc de Bourgogne, & obtint parla protection de ce prince les placesde prévôt de Paris, de grand-bou-teiller, de grand-fauconnier, degrand-maître des eaux & forêts,de trésorier de l’épargne, & desurintendant des Finances. Outreces charges, il étoit encore gou-verneur de Nemours & de Cher-bourg, où il se retira après avoirperdu Ies bonnes grâces du duc deBourgogne, parce qu’il avoit vou-lu s’attacher au dauphin , duc deGuienne. II y demeura jusqu’aucommencement de l’année 1413 ,qu’il revint secrettemenr à Paris.11 se cacha à la Bastille ; mais ilen fut tiré par la faction des Bou-chers, Semis en prison au Louvre,puis au palais , où son procès luifut fait. Accusé d’avoir voulu en-lever le roi & le duc de Guienne,il fut condamné à perdre la tête,
& exécuté aux halles le 1" juillet1413. Son corps fut porté àMont-íaucon , où quatre ans auparavantil avoir fait mettre Celui de Jean deMoniagu, grand-maître de France.II en fut depuis tiré , & porté à.l’église des Mathurins, où il fut so-lemnellement enterré, parce que faveuve avoir obtenu la restitutionde ses biens confisqués, & fait pur-ger fa mémoire. Le religieux de S.Denys , qui a écrit l’Histoire deCharles VI, dit que « des Essors» étoit un homme fort emporté,» qui agissoit en tout ce qu’il sai-si soit, avec plus de chaleur 8t de» précipitation que de jugement-,» qu’il s’embarrassa dans les fae-» rions, & s’engagea dans le pe-» ■"
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rilleux maniement des finances3 u royaume ;qu’il se laissa allerà la passion aveugle d’élever samaison ; qu’il ne pensa qu’à en-richir son srere St ses amis , &que pour ce sujet il porta le ducde Bourgogne à exiger de l’argentdes peuples, fous les titres co-
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