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Firent te fondement de fx gloiresuprême ;
Et modcjle vainqueur de cent rivauxsoumis ,
Ce fut en apprenant à fc vaincreLui-mème ,
Qu’il apprit à dompter f es plus fersennemis.
J. B. Rousseau.
Le prince Engine avoit un espritplein de justesse & d’élévation ,les qualités & le courage néces-saires pour triompher des capitai-nes les plus expérimentes. S’iléchoua quelquefois dans ses en-treprises , les circonstances qui leslui firent manquer, lui valurentde nouveaux éloges. II n’étoit pastoujours le maître de faire ce qu’ilvouloir. Un de ses amis lui deman-da un jour , pendant la longueguerre pour la succession d’Efpa-gne, la cause de la profonde rêve-rie où il le voyoit plongé. Je faisréflexion, dit il , que fi Alexandrele Grand eût été obligé d’avrú | C ap-probation des Députés de Hlmande ,pour exécuter ses projets , f es conquê-tes n auraient pas cte à beaucoup présf. rapides... Le courage n’étoit pasla feule qualité du prince Eugène.Les traités de Rastadc & dePaíìaro-tvitz ont autant immortalisé sonnom que ses victoires. I! étoít lepere des soldats & le modele desministres : philosophe doux , hu-main , tolérant, sans orgueil, fansdédain, fans faste , & tì'une géné-rosité peu commune. Quoicuefroid & réservé , il étoit sensibleLUX charmes de l’amitié. 11 culti-va les lettres dans le cours de sesvictoires, & les protégea pendantson ministère, s Voye\ l’article II,Rousseau ) 1 <ws les beaux artsavoient des attraits pour lui. II nevoulut jamais se marier. Une fem-me lui paroissoit un fardeau em-barrassant pour un héros , qui ou-
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b'ie souvent son devoir pour pen-ser à sa fortune, & qui ménageses jours pour les conserver à uneépouse. U r.e voyoit dans Vsmovfqu’un passion toile, qui étendl’em-pire de: femmes, & restreint celuides hommes. Les Amoureux , discit"il » font dans la société ce que les Fa-natiques font dans la B.el:gion... " Ue» trois empereurs qu’iî avoir fer*» vis, le premier, Léopold , ayoit» été ( diíbit-il ) son pere , parce» qu’il aveit eu soin de sa fortune» comme de celle de son propre» tils ; le second , Joseph , son fre-» re , parce qu’il l avoir aimé consvr me un frere ; le troisième, Char-n les VI, son maître , parce qu'il» l’avoit récompensé en roi».qui met le dernier trait à son éloge,c’est qu’il connoilîoit le Christ* 3 'nisme , le respectoit 5 c l’airaoit- ^portoit, dans ses expéditions m ib'taires, VImitation de Jésus-Chris’livre plus propre à faire sentir 1®néant de la gloire humaine , & aramener à Fauteur de la véritablegloire. 5 es Batailles or.t etc imp r1 'mées en 1729, 2 vol. in-fol., aux"quels on a joint un Supplément. 0**peut voir aussi YHfloire du PrÏÏ c ÇEugène , imprimée à Vienne dep’ J,squelques années en 5 vol. ir.- Ii:elle offre quelques pcrticularú 6 *curieuses, quoiqu’eiie ne soir u® 5 'souvent qu’unccompilation de f* 3zettes.
EUGIPPIUS, originaire de »Norique , suivit sa nation lors? 11 ®Odoacre la transféra en Italie, 1 a *488 : il se fixa au royaume de I 3pics, Sc y fut abbé de LucullanP^de St-Severin. II est auteur du J "fanrus ex Auguftino , in-fol, bu >IJ42 ; !x d’ur.e Vie de S.de Faviar.es , insérée dans Fol** 1 '
EUGUEINUS, Vy- Stevcvs-
EVILMERODAC , rot de !K-'Jlor.e, succéda à son pere Hab‘- í ‘