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Tome III.
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éclaircis ou corrigés. II. xxxmlivres latins des Semestres , en 2 vol.ìn 4", 15986c 1630, plusieurs foisréimprimés. On y trouve beaucoupde recherches 3 c de questions éclair-cies. III. Des jeux ù des exercices desAnciens ; traité ausii savant que leprécédent, in-s°, 1595. II y a beau-coup à apprendre dans ces différentsouvrages ; mais il faut y cher-cher l’instruction, Sc non le plai-sir. II y régné quelquefois de laconfusion, & le style n’en est pasagréable.

I. FA VRE, & non F AURE , en la-tin Faber , ( Antoine ) né á Bourg-en-Breffe Fan 1557, fut successive-ment juge-mage de Breffe, prési-dent du Genevois pour M. le ducde Nemours , premier président dusénat de Chambery, Sc gouver-neur de Savoie Sc de tous les paysde deçà les monts : il mourut en1624, à 67 ans. Ses ouvrages con-tiennent 10 vol. in-f°. Jurifpruden-tia Papinianxa ;I-yon , 1658 , i vol.De errorìbus interpretum Juris , 2 vol.Comment, in Pandecias , feu Decrroribus Pragmaticorum, 1659, 5vol. Codex Fabrianus , x66l, I vol.Conjectura Juris civilis , 1661, Ivol. On y joint H. Borgia invef-tigatìoncs Juris civilis in ConjecturasA. Fabri-, Naples, 1678,2 vol. in-f°. Dans les Quatrains de Pibrac ,on en trouve de Favre. II est aussiauteur d'une tragédie, intitulée: lesGordiens , ou l'Ambition , 1596, in-8°. Favre a éclairci plusieurs opi-nions obscures ; mais il a pouffétrop loin les subtilités dans l’exa-men de certaines questions de droit :il s’éloigne quelquefois des princi-pes. C’étoit un esprit vaste, pro-pre aux affaires comme à l’étude.Ce fut lui qui fut chargé de négo-cier le mariage de Mad e Christine deFrance avec le prince de Piémont,Victor- Amédée. Le roi de France luioffrit inutilement la première pre-

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sidencedu parlement de Toulouse Jil voulut rester au service du ducde Savoie.

II. FAVRE, (Claude) seigneurde Vaugelas 8c baron de Peroges,naquit, en 1585, àBourg en-Breffe,du précédent. Son pere étoit con-sommé dans l’étude de la jurispru.dence. Le fil» ne fur point indignede lui ; mais son esprit fut plusjuste. Le jeune Vaugelas vint à I*cour de bonne heure. I! fut gen-

tilhomme ordinaire , puis chani-bellan de Gaston , duc d'Orléans»qu’il suivit dans toutes ses retrai-tes hors du royaume. II mourutpauvre en 1650, à 65 ans. L*cause de sa mort fut un absce*dans l’estomac , qui le tourmentaitdepuis quelque temps. II fut sou-lagé par les remedes, Sc se crutguéri. Niais, son mal Payant re-pris un matin avec plus de vio-lence , il envoya un de ses val?' 5chercher du secours. Un autre do-mestique étant survenu , le trou"va qui rendoit l’abscès par la bou-che , 8c lui demanda, tout éto°'né, ce que c’étoit. Vaugelas l u *répondit froidement, & fansém°'

: Vous voye \, mort ûttu ,

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peu que e'çfl que Phomme f 12 exp* 1 ^peu de temps après. On peut è t,esuprij que Vaugelas , estimé é J®tour, réglé dans fa dépens?, ®n’ayant rien négligé pour fa fortu-ne , soit presque mort dans la TlI< 'sere ; mais les courses de Gast° n J8c d’autres accidents, a voient fo fdérangé ses affaires, louis AI N u^donna une pension de 2000 li v - e .1619. Cette pension, qu'on nepayoitplus, fut rétablie par le e af ^dînai de Richelieu , afin de I’eoguger à travailler au Dictionnairel’académie. Lorsqu’il àlla le remer-cier de cette grâce , Richelieu udit en riant : Vous n'oubliere\pasmoins dans le Dictionnaire le motPension. —Non, Monseigneur, t

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