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royal, entièrement négligé avantlui, & qu’il tendit, en très-peu detemps, un des plus beaux de l’Eu-rope. li étonné à Paris en 1698 ,& il y mourut en 1739 , à 41ans. Cet académicien avoir desmœurs douces, une gaieté fortégale, une grande envie d’obíi-ger ; & ces qualités n’étoient mê-lées de rien qui déplût > d’aucunair de vanité, d’aucun étalage desavoir , d’aucune malignité , ni dé-clarée , ni enveloppée. Par son tes-tament , il fit sa mere sa légataireUniverselle. « Jamais (dit fonto-" "-L-) fa tendresse pour elle ne” s’étoit démentie. Ils n’avotem
« point discuté juridiquement leurs
” droits réciproques , oi tait dc" Partages. Ce quiconvenoit à J nn” a Ppartenoit, & l’autreenétoit” uncérement persuadé. Quoique* fils, fi occupé, eût besoin de« divertissements, quoiqu il l cs” aimât, quoique le inonde, où
a “ lt fon répandu , lui enofrrît de toutes les ei'peces, ilne manquoit presque jamais definir ses journées par aller tenirCompagnie à fa mere avec le petitnombre de personnes qu'elle s’é-toit choisies». Considéré com-me savant, du Fay fit des recher-ches nouvelles fur le Phosphoredu baromètre , fur le sel de lachaux, inconnu jufqu’à lui auxchimistes , fur Palmant, & enfinfur l’électricité. -Ses travaux , ence genre , font consignés dans lesMémoires de r Académie des Sciences .où l’on trouve aussi fon Eloge, paifonteneíle... Voy. VArt. Huet , n'Xiv. de ses ouvrages.
IV. FAY, ( Jean-Gaspard duJésuite, mort en 1774, prêcha aveiun succès peu commun. Ses Sermons so-.t en neuf volumes, quP a rure nt successivement denui
I 738 jusqu’en 1743. Le talen
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de faction leur donneit unebeauté & une force , qu'ils per-dirent presqu’entiérement sur lepapier.
I. FAYDIT, (Anselme) poëteProvençal, mort vers l’an iaro,fut recherché par les princes de sontemps. C’étoit un jeune homme debeaucoup d’esprit, d’une jolie fi-gure, &d’une société agréable. 11se mit à représenter des Comédies ,qu’il compostait lui - même. Ellesfurent applaudies, & il devint ri-che en peu de temps ; mais sonpenchant à la vanité, à la dépense& à la débauche , le réduisit bien-tôt à la derniere misere. RichardCoeur-de-lion , roi d*Angleterre,l’en tira par ses libéralités. Ceprince, marié à Bércng.re de Bar-celone , avoit du goût póur la poé-sie Provençale, dont la langueapprochoit beaucoup alors de laCatalane. Après la mort de sonprotecteur , î'ayíit revint à Aix ,& s’y maria avec une fille pleined’esprit & de beauté , qui se sen-tit de la vie déréglée de son époux,& mourut peu après. Le poète l'eretira chez le seigneur d 'Agonit ,où it finir ses jours. II avoit écrit rI. Un Poème fur la mort du Roi Ri-chard , son bienfaiíìeur. II. LePalais d Amour , autre Poème ,imité depuis par Pétrarque. III.Plufieurs Comédies , entr’autresune intitulée VHcrcgia dels Pref-tres , c’est - à - dite , l 'Hérésie desPrêtres : il y lìattoit 1 inclina-tion , que diverses personnes distin-guées de son temps avoient pourles sentiments des Vaudois íéc desAlbigeois.
II. FAYDIT, (Pierre) né àRiom en Auvergne, d'abord prêtrede l’Oratoire , sortit de cette con-grégation en 1671, pour avoir pu-blié un ouvrage Cartésien, démen-te Humana, contre la défense de ses
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