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Tome III.
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I. FAYE, ( Jacques} seigneurà'Esptìfcs, né à ïaris en 1543.conseiller au parlement en 15 67 ,devint maître des-requêtes de l’hô-tel du duc i’Anjou , depuis HenriIII. II servit ce prince en Pologne j& après la mort de Charles IX, ilrevint en France, pour porte-, de3 a part de son maître, des lettres derégente à la reine. II retourna en-suite en Pologne, où il tendit desservices signalés à Henri. Ce princel'en récompensa parles charges deWaitre des requêtes, d’avocat- gé-néral ,& enfin de président-i-mor-t*er au parlement de Paris, II stmontra dans tous ces postes au-des-sus de la crainte & de l’espérance,& uniquement occupé du serviceà roi & du bien tìel’état. 11 mou-îut à Senlis en 159c, à 4b ans,laissant des Harangues , éloquentes

pour son temps.

H. FAYE, (lean-Elie Lériget

. **1 naquit à Vienne en Dauphi-ne Pan iLpr. pi prit le parti desatmes ; fut d’abord mousquetaire ,®n utte capitaine aux gardes ; setrouva à la bataille de Kamillies, àcelle d Oudenatde & dans plusieursjournées, & y signala fa valeur. II■‘voir toujours eu du goût & du ta-lent pour les mathématiques. Lapaix l’ayant tendu á ses premierspenchants, U s’appliqua particuliè-rement à la mécanique, à ía phy-sique expérimentale. L’académie dessciences lui ouvrit ses portes en1716, & le perdit en 1718 , à 47ans. « II faut avouer , dit Fontt-» mile , que fa vie étoit un peu» trop conforme à fa principale» profession, & apparemment elle» en a été plus courte ». Ontrouve de lui deux Mémoires dansceux de l’académie. Cet académi-cien avoit, dit le même écrivain ,tme gaieté naturelle, un ton agréa-me de plaisanterie, qui, dans lesoccasions les plus périlleuses, fai-

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soit briller son courage , & , horsde là, cachoit un savoir qu’il nelui convenoit pas d’étaler. Sonton plaisant alloit quelquefois jus-qu’à Pironie, qu'il cachoit sousdes dehors polis St même flatteurs,

II attendoít, fans agitation , lessaveurs de la fortune, St, en gé-néral , rien ne troubloit la tran-quillité de son atne. Ce courage in-térieur & raisonné appartenoisplus au philosophe qu’au guerriermême. II étoit fort charitable «sur - tout à l’égatd des honnêtesgens qui avoient éprouvé desmalheurs publics ou secrets ; Scses libéralités étoieirt ordinaire-ment proportionnées à leur con-ditions.

III. FAYE, (lean-FrançoisLé-l'iget de la) frété puîné du précé-dent, d’abord capitaine d'infante-rie , ensuite gentilhomme ordinai-re du roi, eut plus de goût pourla littérature agréable, que pourles sciences sérieuses qui avo e.’tété le partage de son aîné. Songoût St ses talents lui procurèrentune place à l’académie Françoiseen 1730. 11 mourut l’année d’a-près, à 57 ans, regretté de tousles gens de lettres , qu’il chát-moit par son esprit , sa dou-ceur 8t sa politesse. Voltaire, qui.l’avoit beaucoup connu, en a.fait un portrait avantageux, maisvrai :

II a réuni le mériteUt d’Horace &• de Pollion ,Tantôt protégeant Apollon,

Et tantôt chantant à fa fuite.

II reçut deux présents des Dieux ,Les plus charmants au'ìls puissentfaire :

I ’un étoit le talent de plaire ,

D autre le secret d être heureux.

On a de lui quelques Poésies, oi1 on remarque un esprit délicat &une imagination agréable. SapieçfO O iy