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fur la tête de Fèbourg. L’ignorancêdes raisons naturelles, qui étoientla cause de cet effet, V« fit pren-dre pour un miracle. Le roi vou-lut être le spectateur de cette mer-veille, qui se renouvela en saprésence. La flamine, attirée parce qu'il y avoir d’onctueux dansla tête du cadavre, parut assezlong-temps. ChristUrn se servit dece prodige, pour faire croire auxprincipaux de son royaume, quec’étoit un signe de l'innocence deFébaurg, injustement condamné parle gouverneur Torbern. Celui-civenoit de périr par le dernier sup-plice , St la noblesse outrée mé-ditoit une révolte; mais le pré-tendu miracle la calma. Fèbourgparut innocent, & Torbern coupa-ble. C’eft ainsi que juge igno-rance. ,,
FEBVRE, ( pbilippe le ) prési-dent honoraire de bureau des fi-nances de la généralité de Rouenfa patrie, né en 1705, mort de-puis quelques années - se fit con-noître par des critiques éphémè-res de quelques pieces de théâtre,& par d’autres bagatelles littérai-res. Le seul de ses ouvrages, quimérite d’être cité , est son Abré-gé de la Vit A’Auguste, 1760, in-11. Les faits principaux font ex-posés avec une clarté élégante.
FEBVRE. Voyci les Fèvre.
FEDELE. - CASSA.KDRE,
n° v.
FEDOR. — Fcedor.
FEIJOO, (Benoît-Jérôme ) Bé-nédictin Espagnol, mort en 1765 ,a contribué autant pas ses piecescr ttiques à éclairer ses compatrio-tes fur leurs vices & leurs défauts,que I’avoit fait Michel Cervantes ,P°ur corriger ceux de son sieclePut son roman de Don Quichotte.j n a de lui le Théâtre Critique, enUne partie de ce re-1 a été traduite en franc ois par
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M. à'JhrmlLly , en 12 vol. in 12.
11 y a quelques chapitres qu’oulit avec plaisir ; mais bien des ré-flexions de D. Feijoo, qui avoientparu neuves & piquantes en Es-pagne, ont été trouvées vieilles& communes en France.
FEITHIUS , ( Everard ) d’El-bourg dans la Gueldre , se rendittrèi-hab le au XVI e siecle , dars leslangues Grecque 8c Hébraïque. Lestroubles des Pays-Bas l’oblìgerentde se retirer en France , où il s’ac-quit l’eftime de Cafaubon , de Da-puy, Sc du président de Thon. II yenseigna quelque temps la langueGrecque. Mais , te promenant unjour à la Rochelle avec son valet,il fut prié d’entrer dans la maisond’un bourgeois ; &, depuis ce mo-ment , on ne put savoir ce qu’ilétoit devenu, quelque perquisitionque les magistrats en fissent. On ade lui un livre curieux & savant ,intitulé : Antiquieates Homericee , in-12, Strasbourg, 1743.
I. FELIBIEN, (André) sieur desAvaux Sc de Javerci, né à Char-tres en i6iá, suivit à Rome l’am-bassadeur de France en qualité desecretaire. 11 eut occasion de voir/sPoustin dans cette patrie des beauxarts. II lia amitié avec lui, & per-fectionna , fous cet artiste, son goûtpour la peinture , la sculpture 8cl’architecture. Foucquet & Colbcre,après lui, emploverent fes talents.I! eut la place d’historiographe desbâtiments du roi en 1666, 8c cellede garde des antiques en 1S73.Deux ans auparavant, il avoir éténommé secrétaire de l’académied’architecture. Sa probité, auflìconnue que son savoir , le fit es-timer Sc aimer de ce qu’il y avoiralors de plus habiles & de plus hon-nêtes-gens en France. Les uns &les autres le pleurèrent, lorsqu’ilmourut à Paris le 11 juin 1695 ,à 76 ans. C’étoit un homme grave