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Tome III.
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FEN

Wìeui île , de Themines , de Sainte -Maure, de Biron , de la Tuur-d’Au-vergne , de Grammone , de Navailles,

& Gse{ . á'Aubeterre , de Talleìrand ,Ú’Efiaing, d' Barcourt, &c. &c. Voy.iîtTsRi IV . n°. XII, vers le com-ir.encement.

II. FENELON (François de Sa-lignac de 1a Mette- ), naquit auchâteau de Fénélon en Querci, le6 août 1651 , d’une maison an-cienne & distinguée dans l’état€tdans Véglise ( Voye^F article pré-cédent'), Des inclinations heureu-ses , un naturel doux, joint à unegrande vivacité d’espric, furentles présages de ses vertus & deles talents. Le marquis de Fénélon ,son oncle , lieutenant-général desarmées Au roi , homme d'une va-leur peu commune , d’un espritorné & d’uue piété exemplaire,traita cet enfant comme son pro-pre fils, & le fit élever fous sesyeux à Cahots. Le jeune lawlon.lit des progrès rapides -, les étudesle-, plus difficiles ne furent pourlui que des amusements. Dès l’âgeAe 19 ans, il prêcha Sc enlevatous les suffrages. Le marquis,craignant que le bruit des applau-dissements & des careffes du mondene corrompissent une ame fi biennée, fit prendre à son neveu larésolution d'aller se fortifier dansla retraite & le silence. II le mitfous la conduite de T abbé Tronçon ,supérieur de S. Sulpice à Paris. A24 ans , il entra dans les ordres sa-crés , & exerça les fonctions lesPlus pénibles du ministère dans laparoisse de S. Sulpice. Harlay , ar-cnevêque de Paris , lui confia ,trots ans après, la direction desNouvelles Catholiques. Ceíut danscett Ç place qu'il fit les premierscdais du talent de plaire > d’ins-truire & de persuader. Le roi ayantmformé de ses succès , le flom-a c tes d’une million fur les côtes'■í'om, IJI,

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de Sainronge dans le paysnis. Simple à la fois &. profond,joignant à des maniérés douces uneéloquence forte , il eut le bonheurde ramener à la vérité une foule d’er-rants. Fénélon recueillit eu 1089 lefruit de ses travaux ; Louis XIVlui confia l’éducation de ses pe-tits fils, les ducs de Bourgogne ià'Anjou & de Berri. Ce choix futsi applaudi, que l’Académíe d’An-gers le proposa pour sujet du prixqu’elle adjuge chaque année. Fé-nélon , dit un historien , devintsliomme à la mode & le saint dela cour. Simple avec le duc deBourgogne , sublime avec Boffuet ,brillant avec les courtisans, il étoitsouhaité par-tout. Le duc àeBour-gogne devint, fous un tel maître,tout ce qu’il voulut. Fénélon or-na son esprit, forma son cœur,

St y jeta les semences du bonheurde l’empire François. Ses servicesne refterent point fans récompen-se : il fut nommé, en 169; , à l’ar-chevêché de Cambrai. En remer-ciant le Roi, il lui représenta( dit Madame de Sévigné ) « qu’il r.e» pouvoit regarder comme une» récompense , une grâce qui l'é-» îoignoit du duc de Bourgogne n .II ne Taccepta qu’à condition qufildonneroit seulement trois mois auXprinces, St le reste de Tannée à sesdiocésains. II remit , en mêmetemps , son abbaye de St Valéry ,& son petit prieuré ; persuadéqu’il ne pouvoir pofféder aucunbénéfice avec son archevêché. Aumilieu de la haute faveur dontil jouiffoit, il se formoit un oragecontre lui. Né avec un cœur ten-dre & une forte envie d’aimerDieu pour lui-même, il se lia avecMad c Guyon , dans laquelle il nevit qu’une ame pure , éprise dumême goût que lui. Les idées despiritualité de cene femme exci-tèrent le xele des théologiens, 6tPp