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Tome III.
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sur tout celui de B ojsuet. Ce pré-lat voulut exiger que l’archevê-que de Cambrai , autrefois sondisciple, pour lors son rival, con-damnât Mad e Guyon avec lui, &souscrivît à ses Instructions pasto-rales. Fénélon ne voulut sacrifier nises sentiments, ni son amie. II crutrectifier tout ce qu’on lui repro-choit, en publiant son livre deY Explication des Maximes desSaints , 1Í97, in-12. Le style enétoit pur, vif, élégant & affec-tueux; les principes étoient pré-sentés avec art, 8c les contradic-tions sauvées avec adreffe. On yvoyoit un homme qui cragnoitégalement d’être accusé de suivreMolinas , & d’abandonner SainteThérèse ; tantôt donnant trop à lacharité, tantôt ne donnant pasassez l’espérance. Bojsuet, qui vitdans le livre de Fénèlon bien desmaximes qui s’éloignoient du lan-gage des vrais mystiques , s’élevacontre cet ouvrage avec véhé-mence. Les noms de Montan & deP ri f cille , prodigués à Fénèlon &ù son amie, parurent indignes dela modération d’un évêque. Bos-suet (a dit un bel esprit de ce sié-cle ) eut raison d’une maniéré tropdure, & Fénélon mit de la douceurmême dans ses tons. L’archevê-que de Cambrai écrivit beaucouppour se défendre, & pour s’expli-quer lui même. Mais ses livres nepurent empêcher qu’il ne fût ren-voyé dans son diocèse au moisd’août i 6 cjj. fénélon reçu t cecoup fans s’astliger Sc fans fe plain-dre. Son palais de Cambrai, sesmeubles, ses papiers, ses livresavoient été consumés par lefeu dansle même temps, & il l’avoit apprisavec la même tranquillité. InnocentXII le condamna enfin en 1699,après neuf mois d’examen. Ce papenvoit été moins scandalisé du livredes Mnximtt, que de la chaleur em-

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portée de fes adversaires. II écri-vit à quelques prélats: Peccavi FEXCESSV AMOR1S VIVITil i SERros PECC ASTIS DEFECTU AM°‘RIS PROXIMI... Fénélon fe sou-mit fans restriction & fans réser-ve. II fit un Mandement contreson livre, & annonça lui-mên**en chaire fa condamnation.

II

en coûte , fans doute, de s’hu*» milier (éifoit il dans une Leil ' 1- ; la

à l’évêque d’Arras ) ;

moindre résistance au saint fié-

» gecoûteroít cent fois plus à mou

» cœur ». II suivit, en tout, I econseil qu’il a voit donné aux m y f”tiques dans l’Avertiffement de s° nlivre, où il parle ainsi : « Q' ,eceux qui fe sont trompés pour I efond de la doctrine, ne fe cofl'tentent pas de condamner l’e r 'reur, mais qu’ils avouent 1®'voir crue ; cu’ils rendent gloif®à Dieu ; qu’ils triaient aucun®honte d’avoir erré, ce quile partage naturel del’homm e ’& qu’ils confessent htunbleiu epí

leurs erreurs, puifqu’elles

«e

" seront plusieurs ereurs, d £S» qu’elles feronthumblement co®'» fessées ». Pour donner à se”diocèse un monument de son repentir, il fit faire, pour l’ex?°'íitìon du St-Sacrerrent, un Sol“porté par deux Annes , dont l’un so”loit aux pieds divers livres héré t! 'ques; fur l’un desquels étoit ledu sien. Après cette défaite,fut pour lui une efpece de trion*phe, il vécut dans son diocèsedigne archevêque, en hommelettres, en philosophe chrétien-fut le pere de son peuple &ri Sdicte de son clergé. La douceurfes mœurs, répandue dans fa c°n

verfation comme dans fes écfl* >tne<v e

le fit aimer 8c respecter,

Le du-

des ennemis de la France. -de Mcrlebourough , dans la derniereguerre de Zouis XIV, prit se""

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