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Tome III.
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F E N

qu' o a épargnât ses terresí 11 futtoujours cher au duc de Bour-gogne-, & lorsque ce prince vinten Flandre dans le cours áe lamême guerre > il lui dit en le quit-tant : Je fuis ce que jc vous dois ,vous fave^ ce que je vous fuis. On

prétend qu’il suroît eu part augouvernement > si ce prince eûtvécu. Le maître ne survécut gueres à scn auguste élevé, mort cn1711 -, il fut enlevé à l’Église, auxlettres & à la patrie le 7 janvier1715, à 63 ans. Sa derniere ma-ladie fut une inflammation de poi-trine. On assure que, venant defaire fa visite pastorale dans unvillage, il se mit en route à l’en-trée de la nuit. Tandis que soncarrosse tra ver soit un pont, unevache > qui paffoit dans un ravin,effraya les chevaux. La voitureverse, s ut fracassée, St Fénélonreçut un coup très-violent, qu*fut la cause de se mort. On ^fur son tombeau (dit d 3 Aletftbcrt)une Epitaphe bien longue & bienftoide, à laquelle on pourroit sub-stituer celle-ci: a Sous cette pierre» repose Fààov! Passant, n'es-11 face point , par tes pleurs, cette Fpt-11 taphe , asm que d 3 autres la lisent& pleurent comme toi... » Mais d ’A-lemben a trop déprécié l’Epitapheou plutôt l'Inscription qu’on litfur le monument que fa famillelui sir ériger dans l’Eglise mé-tropolitaine de Cambrai. Nousn en citerons que les passages sui-vants , ou Fenelon eft peint aunaturel.

Seculi litttratì Accus^

O mnes dicendi lepores virtutì facr&vitAc veritati ;

dùm fapientìam Homerus alterfpirat ,

Sc fuofquc mores infeins retcxlt,ïn ub-aque jbrtunû. fibi constans ,

n P ro fpcr{L aulx savons ne dùm urcn~saret %

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Âdeptos etlam abdìcavìt ;

In adverja Deo magìs aàhxfit,

Antifiitum norma ,

Gregem fibi creditum ajfìduí sovitprotsentia ,

Verho nutrïvït, erudivit exemple ,Opibus sublevavìt.

Exteris perindi cartts ac fuis »Gallos inter St haftes ckm ejset mé-dius ,

Hos & illes ingenii famá Sr comitattmorum fibi devinxit,

Maturus Ctelo,

Vitam laboribus exeteitam ,

Claram virtutibus ,

Meliore vïtâ commutavit.

Les différents écrits de philoso-phie, de théologie, de belles-let-tres, sortis de la plume de Fcnc-lon, lui ont fait un nom immortel.On y voir un homme nourri de lafleur de la littérature ancienne &moderne, & animé par une imagi-nation vive , douce & riante. Sonstyle est coulant, gracieux, har-monieux; les hommes, d’un goûtdélicat, voudroient qu’il fût plusrapide, plus ferré, plus fort, plusfin , plus pensé » plus travaillé ;mais il n’est pas donné à l’hommed’être parfait. Ses principaux ou-vrages sont : I. Les Aventures deFtJ.ii/lAQVE , composées, selonles uns, à la cour ; & fruit, selond’autres, de se retraite dans sondiocèse. Un valet de chambre, àqui Fénélon donnoit à transcrirecet ouvrage singulier, qui tientà la fois du roman & du poèmeépique, en prit une copie pourlui-même. 11 r.’en fit imprimer d’a-berd qu’une perite partie, & il n’yen avoir encore que ao8 pagessorties de dessous presse, lorsquelouis XIV , injustement prévenucontre hauteur , & qui croyoitvoir dans le livre une satyre con-tinuelle de son gouvernement, fi-

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