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à-faít exempt de gallicismes ; tantil est difficile d’écrire purement unelangue morte 1 V. Des morceauxde Platon 8c de Plutarque , qu’il atraduits & accompagnés de notes.Son françois n’a pas les grâces deson latin -, on voit un homme decollege, qui fait des efforts pourprendre le ton d’un homme dumonde. II veut mêler le sérieux dePal^ac avec Tenjouement AeVeiture,& les gâte tous les deux. Son sa-voir n’étoit pas ce qui le rendoitle plus estimable ; c’étoit fa probité,fa simplicité, & son attachementinviolable à ses amis. Dans letemps que Pdiijson étoit prisonnierd'état, il eut le courage de lutdédier son Lucrèce. Outre madameDaeier , sa fille, ilcut un fil-,auteur d’un petit Traité paradoxal,sous ce titre : Dtfutilitate Poctices,iéo 7 , in-ir. . , . ,
VIN FEVRE, (Nicolas le) cé-lébré chimiste du dernier siecle,démonstrateur de chimie au !«-
din royal des plantes de Pans , futappelé en Angleterre,pour dirigerun laboratoire de chimie, que Char-les I/avoìt forméà St-James,l’uneds ses maisons royales. Ce prince^accueillit avec distinction. On ade lui une Chimie théorique & prati-que ,en i vol.in-8° , dont la 3 e édi-tion parut en 1664. On croit queFauteur mourut peu de tempsaprès. Son livre est un des pre-miers où l’on ait établi des prin-cipes 8c raffemblé les découvertesfaites fur la chimie. La précisionavec laquelle il décrivit tous lesprocédés de cette science, Scl’exac-tituda qu’il met dans le comptequ’il rend des expériences, le fontencore rechercher. II étoit grandadmirateur de Paracelfe , 8c iletoyoit avoir trouvé, comme lui,gf i fecr . et P out rendre la jeunesse• la v 'gueur aux animaux décré-P. ls * U a voit, dit-on, donné ce sc-
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cret au célébré Boyle, avec lequelil étoit fort lié ; mais ce savant nele reçut, sans doute, que commetant d'autres remedes , débités parle charlatanisme ou par l’enthou-siasme.
IX. FEVRE, (Claude le) peintre,né à Fontainebleau en 1633 , mortà Londres en 1675, à 42 ans, fitles premières études de son art dansles galeries 8c les salles de Fon-tainebleau. II se mit ensuite sous ladiscipline de U Sueur St de le Brun.Ce dernier ayant vu quelques Por-traits de fa main, lui conseilla des’appliquer à ce genre de peinture.Le Fivre acquit, en effet, un talentsupérieur pour saisir la ressemblan-ce , 8c le caractère » en quelque sor-te , de la personne qu’il représen»toit. Sa touche est vraie 8c spiri-tuelle, son coloris frais Sc piquant.Le roi & la reine voulurent êtrepeints par cet excellent artiste, quidepuis fut très employé á la cour.Le Fêvre passa en Angleterre, & fitdans ce royaume plusieurs Ta-bleaux , qui lui acquirent beau-coup de réputation 8c de riches-ses. II a traité, avec succès, quel-ques sujets d’histoire. On a gravéd’après ce maître. II a lui-mêmegravé plusieurs Portraits à l’eau-forte. François de Troye a été sonéleve.
X. FEVRE, (Rollandle) autrepeintre, natif d’Anjou, mort en An-gleterre en 1Ó77, excella à fairedes charges.
XI. FEVRE, ( Jacques le) doc-teur de Sorbonne, grand-vicaire deBourges, né à Coutances au milieudu xvix' siecle, s’est fait un nompar d’excellents ouvrages ou’il apubliés pour la défense de l’Eglise.Les principaux sont : I. Entretiensd'Eudoxe ê d'Euchariste fur L Aria-nifme 8c fur PHifioire des Iconoclastesdu P. Maimbourg, jésuite , 1674 , in-i a : cet ouvrage, solidqpient écrit,