F T B
daller,en 1753,60 Portugal,poury rétablir sa santé; mais nes’y trou-v int pas mieux, il vint mourir àï ondres en 1754, dans la 48 e an-r Je de son âge. 11 s’ctoit remarié ,F il eut de fa seconde femme quatreenfants, très-bien élevés, grâcessux bienfaits d’un ami généreuxtin pere. Fielding étoit d’un tem-pérament robuste. Sa taille excé-•d-it six pieds. Ses pallions, sesdésirs , fa sensibilité croient extrê-mes. Constant & ardent en ami-tié , il étoit véhément dans la hai-ne *, mais il for en modérer lesla société &
mais il fut«m portements dansdans ses écrits , avec tout le ména-gement qu’exige la décence. Gai,franc , sociable, généreux, il pro-diguoit son bien à ses amis, &donnoit la préférence à ceux quela fortune avoir maltraités. Lesmaux de fa famille étoieru les siens >St. il fut également bon époux &bon pere. II auroit encore mieuxmérité ces titres, s’il n’avoit pas ététrop souvent auísi imprudent queprodigue. Quand fa fortune fut de-venue meilleure fur la fin de sesjours, au lieu de fe livrer à unesage économie, il employa son re-venu àentretenit une table aussi, dé-licate qu’abondante. Dans un pays& dans un siécle irréligieux, les in-ter êis de la religion surent toujourssacrés pour lui. II aimi trop lesP’nsirs, mais il ne fut jamais vi-Clli ux par caractère. Son discer-nement sin & prompt lui faisoit dé-mc.er, à travers les replis les pluscachés du coeur humain, l’amour-propre l la fausseté, la vanité, t’a-yatice, l’amitiéintéressée, l’ingra-l ‘tude & l’inettie de Tante -, il les'ombattoit avec les traits de la plai-anterie la plus amere & quelque-d 0,s la plus heureuse. La plupartr® le5 Romans font traduits ena ^Çois ; Tom-Jones , en 4 vol. ,
F I E 61 %
Ut, en 3 vol., par Md e Rjccoboní ;les Aventures d'Andrcrr's , par l’abbed:s Fontaines, 2 vol. i Roderic Ran-don , 3 vol. in - 12 ; Mémoires du.Chevalier de Kilpar , 2 vol in-tî.les Comédies de Field ng ne fontpas d u premier mérite -, elles offrentpourtant des feenes agréables, 8cquelques ridicules nouveaux »peints avec vérité, avec énergie& d’une maniéré originale. Quantà ses Romans, on y trouve debelles situations , des sentimentstouchants, d excellents caraileres,dont quelques - uns font neufs ;mais fauteur prodigue trop les ré-flexions , les digressions, les por-traits bas & les menus détails. Ona corrigé une partie de ces défautsdans les traductions françmses, dumoins dans celle d 'Amélie. Tom-Jones a été réduit de 6 vol. à 4.Cependant ce Roman , suivant M.de h Harpe, est le livre le mieuxfait de l'Angleterre. « L’idée pre-» miere fur laquelle tout Tou-la vrage est bâti, est en morale un
««duit
Par M. de la Place; Amé-
Tom . m
trait de génie. Des deux prin-cipaux acteurs qui occupent lascene, 1 un paroit toujours avoirtort, l’autre toujours raison-,& il se trouve à la sin que lepremier est un honnête homme,8t l’autre un fripon. Maisl’un,plein de la candeur6c de l’étour-derie de la jeunesse, commettoutes les fautes qui peuventprévenir contre lui. L’autre,toujours maître de lui même, fesert de ses vices avec tant d’a-dreffe , qu’il fait en même tempsnoircir P innocence 8í en impo-li fer à la vertu. L’un n’a que desdéfauts , il les montre & donnedes avantages fur lui-, l’autre ades vices, i! les cache & ne faitle mal qu’avec sûreté. Ce con-traste est l’histoire de la société.Tous les personnages font desoriginaux supérieurement tra-is r