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*’ coûtent le plus aux gens du” monde. Enfin, jamais homme” n'a tant pratiqué la religion , &" n’en a íì peu parlé. II ne disoit” iamais de mal de personne; aussi” ne iouoit-il jamais les gens qu'il" ne croyoit pas dignes d’être” loués. II haiffoit ces disputes» qui, fous prétexte de la gloire» deDieu, ne font que des disputes" personnelles. Les malheurs du« roi, son pere , lui avoentap-« pris qu’on s’expofe à faire de» grandes fautes , lorsqu’on a trop” de crédulité pour les gens mêmes« dont le caractère est le plus** respectable. Personne n'a donné» un plus grand exemple du mépris” qu’on doit faire de l’argent.* II avoir une modestie dans ses” dépenses qui auroit dû le rendre» très à son aise ; car il ne dépen-» soit en aucune chose frivole.» Cependant il étoit toujours ar-» riéré, parce que , malgré fa„ frugalité naturelle , il dépensoit» beaucoup dans ses commande-» mtnts. Toutes les familles An-» gloises ou Irlandoises, pauvres,» qui avoient relation avec quel-» qu’un de la maison , avoient» une espece de droit de s’intro-33 duire chez lui ; & il est singulier33 que cet homme , qui savoir33 mettre un íì grand ordre dans33 son armée , qui avoir tant de33 justesse dans ses projets , perdît33 îout cela quand il s’agissoit de33 ses intérêts particuliers. 11 n'étoit33 P°int du nombre de ceux qui,33 ta ntôt se plaignent des auteurs33 d’une disgrâce, tantôt cherchenta les flatter. 11 alloit à celui13 dont il avoir sujetde se plaindre,33 lui disoit îes sentiments de sonc peur ; après quoi il ne disoitIlen -- Jamais rien n’a mieuxp Ptêsenté l’état où se trouva latance à la mort de Turenne ,qu * ìâ consternation produite
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» par la nouvelle de la mort tîu» maréchal de’Bermck. Tous deux» ils avoient laissé des desseins» interrompus ; tous les deux une» armée en péril ; tous les deux» finirent d’une mort qui intéresse» plus que les morts communes.» Tous les deux avoient ce mérite« modeste pour lequel on aimen à s’attendrir, & que l’on aime» à regretter. II laissa une femme» tendre, qui a passé le reste de» fa vie dans les regrets, & des» enfants qui, par leur vertu,» font mieux que moi i’éloge de» leur pere. {(Eutres posthumes» de Montesquieu , pag. 228 £c» fuiv.) ». Voyei les Mémoires deBcrwick , en 2 vol. in -1 1, parl’abbé de Margon. Le maréchal deBcrwick fut marié deux fois , & illaissa des enfants de l’un Sc del’autre mariage.
II. FITZ- JAMES, (Françoisduc de) fils d u précédent, naquità Saint-Germain en Laye le 9janvier 1709, renonça aux dignitésde son pere , dont ìl avoit la sur-vivance , pour embrasser l’étatecclésiastique. En 1727 il fut abbéde S. Victor , évêque ie Soissons e.rx 739 , & mourut le 19 juillet1764, dans fa cinquante-cinquiemeannée. Sa régularité, son Instruc-tion pastorale contre le P. Bermycr ,& son Rituel , dont les instructionsfont imprimées en 2 & en 3 vol.in 12 , font fait placer au rangdes bons évêques de ce ficelé. IIjoignoit aux vertus épiscopales lubonté , faisabilité & les qualitésdu cœur les plus recommandables.C’est ainsi, du moins, qu’en ontjugé ceux qui l’approchoient deprés. Les Jésuites n’en ont pastoujours parlé de même ; mais cesPeres f ayant compromis dans uneoccasion importante, lorsque LouisXV fut malade à Metz, îl régnadepuis entr’eux & ce prélat une