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Tome III.
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mésintelligence qui produisit quel-quefois de l’animolîté. On a publiéfes Œuvres posthumes , 1769 , 2 vol.in-n, avec fa vie à la tête de oerecueil ; & un 3' vol. fous le titrede Supplément , 1-770 , in-1 1.

FITZ-MORITZ, (Jacques)génie turbulent & factieux, vouluten 1579 faire une révolution enAngleterre , pendant les oragesqu’excitoient les Catholiques d’Ir-lande , fous le régné &' Elisabeth.S’étant mis dans la tête de détrônerla reine, à quelque prix que ce fût,îl s’adressa d’abord à Henri III ,roi de France, & aux Guises, pouravoir des troupes, & promit deleur soumettre l’Irlande & l'Angle-terre. Son projet ayânt été rejetéà cette cour comme le rêve d’uncerveau exalté , il ne renonça paspour cela à fes idées ambitieuses :jl passa à Rome, où il trouva plusd’accueil. Deux prêtres , ( NicolasSanierus & Alan), l’un Anglois,l’autre Irlandois , l’introduisirentauprès du pape Pie V, qu’il séduisitpar les promesses les plus brillantes.Fit^-Morit ^, muni d’un étendardque le pape bénit lui-même, &de lettres de recommandation ,passe en Espagne , & y obtientsept compagnies de Basques : fortde ce secours, il se rend en Irlande,& aborde dans la presqu’île deKerrey. Là il fit bénir, par desprêtres de fa fuite , un emplace-ment , & y éleva lin fort fouslequel il mit fes vaisseaux à couvert.Mais ils furent ausii-tôt attaquéspar Thomas Courtenay, qui avoirson quartier près de cet endroit ; ils’en rendit maître , & ferma , parce moyen , le chemin de la mer àFit\ - Mor:t{. Les Espagnols furentfort consternés de cet échec : aulieu de ces troupes nombreuses queles prêtres Irlandois leur avoientpromises , ils ne voyoient de touscôtés qu’une solitude affreuse &

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désespérante ; & ils se repentirentbientôt de leur crédulité. Cepen-dant Fitr-Moriti, pour les rassurer,leur faisoit espérer qu’ils rece-

vroient dans peu d u secours.

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tenta même de faire soulever Ic‘ Spaysans de l’Ultonie 8c de la Con-nacie , deux provinces de l’Irlande;maiscefut inutilement : les paysans

tournèrent leurs armes contre

le

chef rebelle, tuerent la plupartde fes gens, & lui-même reçu*une balle dans la tête , qui le ren-

versa fur la place. Son corps

fqt

mis en pieces; 8t fa tête, plantéeau bout d'une pique à la porte dela ville de Kilmalock , servit d’é-pouvantail à ceux qui seroief"tentés de l’imirer. [Article commU"niqué, 8c tiré de VHistoire Ec r-'e*Jîastitjue duP. Fabre , livre 175-

FI Z E S , ( Antoine ) célebf®médecin de Montpellier, fa pau‘ e ’mourut dans cette ville, en août1765 , à 7; ans. La faculté demédecine le compte parmi les p 1 ®'fesseurs qui ont le plus servi à ' 3faire fleurir. 11 éclaira la pratiquede son art par une théorie lum 1 'neuse. Nous avons de lui plusi elIfSouvrages qui lui ont fait un non*en Europe. Les principaux R"".'I. Opéra Medica, 1741, in-4’ - '

leçons de Chimie de sl/niverfi 1 ? ‘Montpellier , 1750 , in - 12. n 'Tradatus de Febribus , 174Y , i 0 ' 1 .JCet excellent ouvrage a été trad^en françois , 1757, in-ir. rTraâatus de Phystologia , 1 ~ ’

in-12. V. Plusieurs Dissertations l udiverses matières de médecine ^science que l’auteur possédo'tun degré supérieur. C’étoit 1pocrate de Montpellier. I> jt"8^ àune grande simplicité de tneen ^des connoissances tres-étendues^très-variées. Foy. sa vie, P arEsteve , 1765 , in-8°.

FLACCILLE. {Màa F" c cla ) fille d’ Antoine , prefet