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Tome III.
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compensa ses talents en i 63 ;, parl’évêché de Lavaur, & en 16S7 parcelui de Nîmes. Louis XIV lui dit,en le nommant au premier évêché:Jste soye\passurpris fi fui récompensés tard votre mérite ; j’apprehendoisd'être privé du plaisir de vous enten-dre. Le diocèse de Nîmes étoit pleinc’hcrétiqucs ; il se conduisit aveceux en bon pasteur. II les instruisittous par la solidité de ses discours,& en ramena plusieurs par l’espritde paix, de douceur & d’indulgen-ce qui l’ar.imoit. La charité qu’ilexerçoit envers la partie de sontroupeau séparée de l’Eglise , sefaisoit encore plus sentir à cellequi, dans le sein de l’église même ,avoit besoin de son indulgence &de ses secours. Une malheureusefille, que ses parents avoient con-trainte à se faire religieuse , avoiteu le malheur de succomber à l’a-mour , & celui de ne pouvoir ca-cher à sa supérieure les déplorablessuites de fa íoibleffe. Fléchier appritque cette supérieure l'en avoit pu-nie de la maniéré la plus cruelle,en la faisant enfermer dans un ca-chot , où, couchée fur de la paille,& réduite à un peu de pain qu’onlui donnoit à peine, elle atten-doit la mort comme le terme deses maux. L’évêque de Nîmes setransporta dans le couvent, &,après beaucoup de résistance , se fitouvrir la porte du réduit affreuxoù cette infortunée se consumoitdans le désespoir. Dès qu’elle ap-perçut son pasteur, elle lui tenditles bras comme à un libérateur. Leprélat, jetant un regard d’indigna-tion fur la supérieure : Je devrois ,lui dit-il, fi je n’écoutais que la justicehumaine, vous faire mettre à la placede cette vistime de votre barbarie \ maisle Dieu de clémence, dont je fuis leministre, m’ordonne d'user envers vousde Vindulgence que vous n’avet,pas euepour elle , & dent il usa à t égard de la

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femme adultéré. II fit aussi- tôt tirésla religieuse de cette horrible t.e*meure , & ordonna qu’on eût d’ell®les plus grands soins. Mais ses or*dres charitables ne purent la re<j'dre à la vie ; elle mourut apr e!quelques mois de langueur, en bé-nissant le nom de son vettueu*évêque... Un des soins les plus cher*de Fléchier é toit de consoler ses in "fortunés diocésains des afflicti° flídont la Providence se íervoitp° urles éprouver. Remette^ vous entre le*mains de Dieu, écrivoit-il à Ufbpersonne âgée & infirme : il n en '

voie de souffrances à ses enfants , ì uíce qu'its en peuvent supporter. Dansdisette de 1709, il répanditcharités immenses. Les Catholíq ue& les Protestants y eurent une P afégale , uniquement réglée so r cequ’ils souffroient, 8c non ^ fC #qu’ils croyoient. II refusa d’e*'ployer à la construction d’une ég 1 ’ 1 _des fonds destinés à des aumó n ® a *Quels cantiques , disoit-il, valentbénédictions du pauvre ! fi* quel fpscle plus digne des regards deque les larmes des indigents ejf u f .par ses Ministres ! Quand on lui p a ^loit de l’excès de son zele 3 c é echarités ; Sommes-nous Evêque* Prien, s’écrioit-il ? On l a vu Pd’une fois , avec la simplicité dig .des premiers siécles, aller à p 1dans les rues de Nîmes, ..

l’aumône d’une main, & f a jdiction de l’autre. II croyo’ 1 .répondre par ces actes public*^bienfaisance épiscopale , auX _,.genvenimés des Protestants ale faste qu’ils reprochoient a fpj’cí"fe Romaine. Mais il fa volt a j* ,cher cette même biens 3 ’ 3quand elle tomboit fur des oque leur état forçott à c;:c> e -,p-mifere. Iljoigncit alors a a J c£ ,ur*titude 8c à l’abondance “ es teaI ;ofl 5qu’il leur donnoit, ces a '* un ,òii adélicates qui empêchent 1 a ^>£ tr s