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Tome III.
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Epîtres Catholiques, in-8*, écrit no-blement & purement. 11 commenteen critique, & presque toujoursavec intelligence. II étoit frere dusuivant.

II. FOLENGO . ( Théophile )plus connu fous le nom de Mer-lin Coccaye , étoit d’une famillenoble de Mantoue. Sa jeunesse futfort orageuse. 11 étudia les huma-nités sous Virago Coccaïo, & allaensuite à Bologne faire sa philo-sophie, sous Pierre Pomponace. Sonpere voulut que son premier maî-tre l’y accompagnât pour veillerfur fa conduite ; mais la vivacitéde son esprit, & son goût pour lapoésie, lui firent négliger ses étu-des; 8c tout ce que Coccaïo put fairepour le porter à s’y appliquer, futinutile. Son premier ouvrage futun poème intitulé : Orlandino , oùil prit le nom de Limerno Pittoco.II fut enfin obligé de quitter Bo-logne avec précipitation, de mêmeque son maître, pour ne point tom-ber entre les mains de la justice.On ne dit rien du sujet qui la leurfaisoit appréhender ; mais c’étoitfans doute quelque folie de jeunes-se. Son pere, qui n’avoit pas sujetd’être content des progrès qu’ilavoir faits dans la philosophie, lereçut fort mal. Cet accueille jetadans un tel désespoir, qu'aprèsavoir couru quelque temps lemonde, il prit le parti des armes.II s’en lassa , & étant à Bresse ,il se fit Bénédictin dans le monas-tère de Sainte h u phi mi c. , de la con-grégation du Mont-Caffin » où ilavoit déjà un frere : ( Voy. l’ar-ticle précédent ). La tournure deleurs esprits fut bien différente ;l’un se consacra ù l’érudition &à la piété, 1 autre à la bouffon-nerie & à la turlupinade. Théo-phile étoit fort enjoué , & poète :double titre pour se faire des enne-mis, tenjt'rêies lui suscitèrent

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des affaires fâcheuses , parce qu’<*ne les épargnoit pas dans ses vers»mais il échappa à leurs poursuit^par la protection de plusieurs se-"gr.eurs. II mourut le 9 décembre1544 , à 51 ans, dans son prieur®de Sainte-Croix de Compesio > P r£Îde Bassano, dans l’état de Vents®'De tous ses ouvrages, le p^ 5connu est fa Macaronée , ouMacaronicum , Tusculani, 1621, îgure ; Venise, 1561, in 12 ; "Amsterdam, 169a, in-8° , figu re '[Ce nom Macaronique , qu’on 8donné a toutes les production “même genre , vient du mot itafi® 8Macaroni, qui est le nom d°gâteau qu’on fait en Italiede la farine, des œufs 8c dumage ]. Le poème de Folenga ' J treçu avec transport, dans un ^cle où les bouffonneries ped® 8tesques tenoient lieu de saiss®^les anagrammes de bons mots » ^les logogriphes de pensées. B 'difficile de faire un usage plu* {eulier de son esprit. II s’abapd® 8 'entierement a loti tmagtst awauffi vive que bizarre, sans r .^ gpect, ni pour la languedont il fait un mélange monflr^uavec 1 Italienne , ni pour 1 ® £ Sgoût qu’il choque trop f° aV fa a iiequ’il y a de remarquable , c ’eífauteur, qui ne paisse que P° u flC 'íbouffon , & qui dans fa ^4ne mérite pas d’autre ú cr ®' a gepourtant entrer dans cet o0 j es vi'd’excellentes réflexions s urces des hommes. II tourne e® . jlcule les vains titres des g® 38 s , S®attaque fortement les P 3 " 1 . I 3sur-tout la paresse, I ’ esl . v gefli'volupté, la curiosité fr>^° ®‘ jpii'blable à Rabelais , l’un de ^d®tateurs, il fait paroître oo® 8 aft s

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connoiffance des sciences,

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& des antiquités. Nousquelques - unes de s® s * . ,í epourdonnçtau lecteur un

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