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” ô* honte de Dieu. M. Poujet s’ex-” P'-iqua alors avec lui fur cet ar-” ticle & fur plusieurs autres, &” il le fit avec tant de force, qu’a-” près dix ou douze jours de con-” verfation, il le convainquit de’’ toutes les ve'rítés de la religion ».
Fontaine fe préparant alors à*? ne confêffion générale, jeta aufeu une Piece de théâtre qu’il al-Jpit faire représenter, & promit° e réparer le scandale qu’il avoirc 3 usé par fes Contes, en faisantu ne réparation publique. En effet,îfqu'il reçut le Viatique, le 12* e vrier 1693, il parla ainsi en pré-_ n ce de quelques membres de*’Académie, appelés à fa priereP°ur être témoins de son repen-tlr ; >> 11 est d’une notoriété qui” o est que trop publique, que* J *i eu le malheur de composer' un Uvre de Contes infâmes. En” lc compofant-je n’aipas cru que’ ce fêc un ouvrage ausii perui-” deux qu’il Test. On m’a fur” cela ouvert les yeux - & je con-” V: Çns que c’est un livre abomi-” "able, J e fuis très-fâehé de I’a-” yoir écrit & publié. J’en deman-" ° e Pardon à Dieu & à l’Eglise. Jel youdrois que cet ouvrage ne fût» fì* 1 * 3 * 5 sor “ Ce ma plume, & qu’il„ “ ten mon pouvoir de le fuppri-„ ’ ner entièrement. Je promets fo-„ emn ellement, en présence demon Dieu, que je vais recevoir,» ‘st u ’indigne, que je ne con-tribuerai jamais à son débit, nia son ’
impression. Je renonce ac-
" t uellemént,& pour toujours, au11 Profit d’une nouvelle édition,** fiae j’ai malheureusement con-senti que l’on fit actuellement^ ®n Hollande ». Le duc de Boul-ogne , q u i n’avoit alors que douze-, trouvant qu’i/ n’étoit pas rai-sonnable qu’il fût plus pauvre poura ' /air fait son devoir, lui envoya,P ar Un de fes gentilshommes, une
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bourse de 50 louis, le seul argentqu’il eût alors entre les mains. Ce-pendant le bruit de la réparationìolemnelle faite aux mœurs & à lareligion, se répandit bientôt aveccelui de sa mort. Liniere fit alorscette Epigramme :
Je ne jugerai, de ma vie ,
D* un homme avant qu’il soit éteint,
Pelliffon est mort en impie .
Et la Fontaine comme un Saint,Ces deux faits étoient faux. Pellif-son n’avoit pas'fini fa carrière enincrédule, ( Koye^ son article) &la Fontaine ne mourut pas de cettemaladie. II vécut encore deux anschez Mad e d 'Hervart, où il trou-va les mêmes douceurs que chezMad 5 de la Sablière. La conversionde la Fontaine avoir été sincere ;mais les charmes de la poésie, 8csur-tout de la poésie badine, sontsi puissants, que la Fontaine laissaéchapper (dit on) encore quelquesContes. Celui de la Clochette en estun. C’est à quoi fait allusion sonPrologue , cité dans Moréri:
O combien l'homme est inconstant ,divers ,
Foible , léger, tenant mal fa parole !J’avois juré, même en affe\ beauxvers,
De renoncer à tout Conte frivole.
Et quand, juré? C’est ce qui meconfond ;
Depuis deux jours j’ai fait cette pro-messe.
Puis , fti-vous à Rimeur qui répondD’un seul moment,,..
La Fontaine réprima ces failliesd’une imagination long - tempsfixée à ce genre d’écrire., qui n’estni le plus noble , ni le plus sage. IIentreprit de traduire les Hymnes del'Eglise; mais fa verve cmousséepaf l’âge , par les austérités , parles remedes, 8c peut-être son génieque la nature n’avoir pas fait pou-le sérieux, ne lui permirent pas de
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