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courir lor.g temps cette carrière.11 mourut à Paris !e iz mars i6y ; ,à 74 ans, dans les plus vifs senti-ments de religion. Lorsqu’on ledéshabilla , on le trouva couvertd’un cilice. 11 s’étoit fait lui-mêmecerte Epitaphe , qui le peint par-faitement :
Jean s’en alla comme il c toitvenu ,
Mangeant son fonds âpres son revenu ,Croyant le lien chose peu nécessaire.Quant à son temps , bien le fut dé-pens er :
Deux parts en f.t , dont il foulaitpasser
Dune à dormir, Ù s autre à ne rienfaire.
Parmi les ouvrages immortels quinous restent de cet homme inimi-table, il faut placer au premierrang ses Contes & ses F as ces.les premiers font un modele par-fait du style historique dans legenre familier. Quelle aisance !quelle vivacité! quelle finesse à lafois, & quelle naïveté ! car ilréunissoit ces deux qualités dansun degré supérieur ; & c’est cemélange qui fait le prodige. Sasimplicité donne de la grâce à safinesse, & sa finesse rend sa sim-plicité piquante. II faut convenirpourtant qu’il a plus de style qued’invention. Le nœud & le fondsde ses Contes ont ordinairement peud’intérêr ; les sujets en font bas ;la narration est quelquefois tropalongée. Son imagination, en vol-tigeant fans cesse, ceuille des fleursqu’il faudroit sacrifier á la rapiditédu récit. Un grand nombre de sesContes gagneroient à être réduitsde moitié. Son plus grand défaut,c’est que non-seulement on n’enpeut tirer aucune morale utile,mais qu’ils sons très-conrraires auxmœurs. Ses expressions, à la vé-rité ? ne font point d’un cinique ;
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c’est une gaze légere , qui , e*laissant entrevoir les objets , lesrend quelquefois plus séduisants-T.a Fontaine avoit beau dire auXbelles que si elles chaffoient lessoupirants , elles n’avoient rien acraindre de son Livre. Les belle*qui se nourrissent des images vo-luptueuses qu’il y a semées,d’écarter les amants , n’en s° nCque plus disposées à les appel er '
Quanta son style, tout enchanteurqu’il est, fourmille de fautes deconstruction & de langage , & e®quelquefois néglige & traînas 1.Mais peut-étre que fa poésie serortmoins admirable, si elle étoit plu 5travaillée ; & cette molle négl 1 'gence ( dit M. Fréron ) décele 16grand maître & l’écrivain original'» C’est véritablement le Poète J 1
la nature, ajoutele même auteur,fur - tout dans ses Fables : 0<ldiroit qu’elles font tombées <j efa plume. II a surpassé l ingé'nieux inventeur de l’Apologuf& son admirable copiste. Au®élégant , aussi naturel , m°j nípur, à la vérité, mais aussi mo> nSfroid 6e moins nu que PheJf’il a attrapé le point de perfect l0fldans ce genre». Si ceux qui s° nívenus après lui, comme laRicher , d ’Ardenne , l’ont surp 3 ® 6quelquefois pour l’inventionsujets . ils font fort au - dessuspour tout le reste, pour l’harroon’®variée & légere des vers , pour ‘grâce, le tour , l’élégance > 15charmes naïfs de 1 expression dcbadinage. 11 éleve ( dit la Bruy i,e 'les petits sujets jufqu’au sublltne-Sous l’air le plus simple il agénie , & même plus de ce q uappelle esprit, qu’on n’en ""Udans le monde le mieux cul» ^On doit à l’amour éclairé de l”‘ ufMontenault pour les lettres Stles arts , une magnifique édi"des Fables de la Fontaine, en 4 v °