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à Paris, in-12, chez les Freres
I. FRANÇOIS de Lorraine,empereur d’Allemagne, né en 1708,de Léopold , duc de Lorraine , futmarié en 1736 avec Mark-Thérèse,fille de l’empereur Charles VI,Après la mort de ce prince, en1740, Marie - Thérèse associa sonépoux à l’administration de sesétats. François ayant disputé lacouronne impériale à Charles VII ,qui mourut à Mu»ich , en janvier1745 , fut élu empereur le 13septembre suivant. Le fléau de laguerre désoloit alors toute l’Europe.On peut voir à l’article Brottv ,(n° iv. ) un précis des expéditionsmilitaires de ce temps-là. La paixconclue en 1747 à Aix la-Chapelle,rendit la tranquillité à ['empired’AIIemagne. Une nouvelle guerre,allumée en 1756 , fut terminéepar le traité d’Hubersbourg enSaxe, le 15 février 1763. L’empe-reur François profita de l’heureuxloisir de la paix pour mettre del’ordre dans ses finances, & pourfaire fleurir le commerce , lessciences & les arts dans ses états,qui le perdirent le 10 août 176; ,à ç8 ans. II mourut subitement àInspruck , regretté comme un desmeilleurs princes qui aient gou-verné l’empire. Dans une inonda-tion du Danube , un faubourgde Vienne étoit menacé du dangerle plus imminent. Les glaces & lesbois que le fleuve charrioit, inti-midoient ceux qui auroient pu lesecourir. François étoit spectateur& du péril & du découragement.II s’élance dans un bateau , endisant : je me flatte qu'en me voyantmarcher le premier , on me suivra.L "exemple de ce prince sensible &bienfaisant touche tout le monde,& les malheureux font sauvés.L humanité , qui faisoit fa vertudistinctive, n’ôtoit rien à fa valeur,
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8 c il s’étoit signalé dans les guêrrèrde Hongrie & de Bohême. Devenuduc rie Lorraine en 1729 , aprèsla mort de son pere , il céda laLorraine à la France , & obtint endédommagement la Toscane. Voy*VII. Marie.
U. FRANÇOIS I er , roi deFrance , surnommé le Pere i eSLettres , parvint à la couronne lei er janvier 1515, à 21 ans, aptesla mort de Louis XII , son beau*
' pere. II étoit né à Cognac , I e **septembre 1494 > de Charles d ’Oj'léans , comte d’Angoulême, deLouife de Savoie. Petit-fils de V a "lentine de Milan , il prit avec le titrede roi de France , celui de duc i e
Milan , & se mit à la tête
d’un®
puissante armée pour allerse rendremaître du duché : ( Voy. BKt' 5 'CUET.) II n’ignoroit pas q ue / eSSuisses , mécontents de ce qu oítleur avoit préféré les Lansque n£tS ’s’étoient emparés du Mont-GeneV íe& du Mont-Cenis, les deux P° ste *de l’Italie; mais il espéroit t® 0de son courage & de celui d e ‘ etroupes. On tenta de passerAlpes par les cols de rArge sltI . er _& de Guillestre , jusqu’alorspraticables; on en vint à bout,les François se virent bientôt aUplaines de Marignan, où ils fat? 1 ?attaqués par les Suisses. La b ataldura deux jours , le 13 & 1® ^de septembre 1515. François ‘perdit pas le sang-froid dans Ç etaction, aussi longue quemeurtner^Ayant apperçu dans lá "télé?simple cavalier engagé s° us j £cheval, de forte qu’il ne P° U T°;agir , & deux Suisses près de ’qui al.Ioient le tuer ; il ava ÎI,xquoiqu’il fût feu! , écarta lesSuisses, l’épée à la main , 0
monta le cavalier. 11 av , oit f-ifaune partie de la nuit qui P r ^cette mémorable journée, à ra .ses troupes, & une autre p artl