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Tome III.
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qu’il pourroit, par ce moyen, sa-tisfaire aux devoirs de l’hospita-lité. A Dieu ne p luise, dit-ii, que ,pour quoi que ce joie , nous donnionsatteinte à nos saintes maximes ! ILvaut mieux être dans la nécessité dedépouiller Vautel de la Jaintc Vierge,qui nous saura plus de gré d'obj er-rer les conseils de son fils , que deparer fies autels. Ce fut dans le nié-me esprit qu’il se dépouilla, dansun voyage , de son manteau , pouren revêtir un pauvre. Ce manteaului appartient , dit-il ; car J. C. meVa prêté, pour le rendre à celui qui je-roit plus pauvre que moi. II exhortoitses freres au travail des mains ;mais il vouloir au’ils se conten-tassent de recevoir , pour le prixíe leurs ouvrages , les choses né-cessaires à leur vie, pourvu quece ne fût pas en argent. Après famort, Dieu fit éclater fa saintetépar plusieurs miracles : ce n’enétoit pas un petit, que la merveil-leuse propagation de son ordre.Quoiqu’il eût défendu de toucherà sa Réglé, à peine fut il mort,qu’on l’interpréta de cent manieres. Je pape Nicolas III fit unefameuse décrétale, par laquelle,en interprétant ce qu’il y avoird’ambigu , il la laiffoit dans toutefa force. Mais des enthousiastes ,tels qu’il s’en trouve quelquefoisdans les Ordres les plus sages,voulurent vivre dans une plusétroite observance. Célcstin N eutla facilité de leur permettre deformer une congrégation particu-lière. 11s se séparèrent donc deleur ordre , & allerent s’établirdans une île de la Grèce. Boni-face VIII leur ayant ordonné derentrer dans leur premier institut,ils furent obligés d’obéir. La mortde Boniface réveilla leurs idées despiritualité & de perfection. L’or-dre de St Français fut ainsi divisé

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én deux partis. L’un prit le oorsde Spirituels , non par-r apport 4leur génie qui c toit très - étroit,mais parce qu il; se conformoient àl’espritrfe la réglé. L’.iutre eut ce-lui de Conventuels Si de Frétés dela Communauté. Clément V déclaraau concile de Vienne, par uneeclebre Clémentine , que la ma-niéré de vivre des Conventuels suf-fiss» t pour remplir tous les de-voirs d'un véritable enfant de StFrançois. l\ fit rentrer ceux qui s’ap-peloient fi improprement Spiri-tuels , dans le corps de l’ordre.Mais après la mort de Clément ,le schisme recommença & fe for-tifia pendant la vacance du saintsiège. Jean XXII donna trois cons-titutions contre ces faux zélés. Udéclara que c’étoit une hérésie desoutenir avec opiniâtreté, que J. £■& ses Aphtes n’avoient rien eu , nonpas même en commun , dont ils j'ujf- n£absolument les maîtres , & dontpussent disposer à leur volonté, b®doctrine du pontife ne fut pas re-çue de tout l’ordre de St Franço‘ S •Plusieurs auteurs fameux parmi I e5Franciscains la combattirent, e°"tr’autres Michel de Cefene , généraldes Cordeliers, & Guillaume Ock“ n >célébré ergoteur Anglois. Ces p rt "tendus docteurs soutenaient c ° n ',tre Jean XXII, que la pauvretévangélique confistoir à ne P 0 *'féder rien, pas même en commun,ce qui étoit une opinion erronéeselon le pape. Mais ses adversai-res le t rassoient lui-ir.ême d’here-tique. Ils aboient jusqu’à luique de ne pas préférer la P ar .

pauvreté, telle qu’ils l’entendoient,à la possession des biens en commun ou en particulier, c étoit ramener le Judaïsme, & prenure ^la lettre les prophéties qui

bloient promettreaux Juif? un A'

sie distributeur des richesses tem

porelles*