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armée , il présumoit si bien del’huinanité, qu'ilauroit voulu queses sujets fussent aussi stoiques quelui. II n’aimoit ni les savants, niles poètes. Ayant apperçu , auretour d’un voyage, des caractèrestracés au-dessus de la porte de sonpalais ; il demanda à ses courtisansce que c’étoit. On le lui explique :on lui dit que c’étoient des verslatins , composés par Wachter >résidant à Berlin. Leroi courroucé,l’cnvoie chercher sur-le-champ, &lui ordonne de sortir, sans délai,de la ville & de ses états. II exila lecélébré Wolf, fit un très-mauvaisaccueil au jeune Baratier , qui luifut présenté comme un prodiged’érudition : ( Voye\ Baratier.)Le prince royal étoit obligé, duvivant de son pere , de se cacherpour étudier & pour s’entreteniravec quelques savants. On publiala Vie de Frédéric II, en a vol.in - ia, 1741. C’est un ouvragetrès-médiocre , fait en partie furles Gazettes. Voltaire parle de ceprince dans ses Mémoires Secrets ;mais le portrait qu’il en fait estune caricature. II étoit dur . maisnon brutal jusqu’á lever la cannefur une femme. Le trésor considé-rable qu’il laissa, fitt le fruit de sonesprit d’ordre & d’économie , &non celui d’une sordide avarice.
XVI. FRÉDÉRIC II. fils duprécédent, né le 24 janvier 1712,monta fur le trône de Prusse le 31mai 1740. A peine avoit-il com-mencé de régner , qu’il eut l’occa-lion de développer ses talentsmilitaires , & de faire servir à desconquêtes, des troupes que sonpere sembloìt n’avoit formées quepour la parade. Charles VI, em-pereur d’AUemagne , mourut le 20octobre 1740. 11 ne laissoit qu’u nefille unique , Marie Thérèse, archi-duchesse d’Autriche , Sc reine deHongrie, dont le riche héritage
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fut envié par beaucoup de princes)Frédéric croyant pouvoir en récla-mer une petite portion, fit valoird’anciennes prétentions fur la Si-lésie , & entra à main armée danscette province, un mois après lamort de l’empereur. Le comte deNeuperg , chargé par la reine deHongrie de la défendre , fut battupar les Prussiens à Molsvitz. Frédéric,après s'être emparé de plusieursplaces , se rendit maître de laBasse - Silésie , qui se soumit ennovembre 1741. L’année suivante,il s’avança dans la Moravie. pritquelques places, & remporta unevictoire considérable le 17 mai àCzaslatv. Le maréchal de Broglio ,qui avoir été envoyé par la Francepour favoriser les prétentions desélecteur de Bavière à sempire,& celles du roi de Prusse fur laSilésie, eut à Sahai un avantageconsidérable ; mais il ne put pas enprofiter; il fut abandonné par lestroupes Prussiennes. Frédéric avoirfait fa paix avec la reine deHongrie ; & par les préliminairesdu traité, signé le 11 juin à B restau,il restoir en possession de la Silési e& du tomté de Glatz. De nouveauxintérêts le lierent encore avec laFrance qu’il avoir abandonnée- Auprintemps de l’année 1744, '* ^déclara une seconde fois contreMarie - Thérèse , & s’avança enBohême avec cent mille hommes,tandis que les troupes Autrichien-nes étoient occupées en Alsace,La véritable raison de cette infrac-tion au traité dc Brestau , etoilque Frédéric craignoit que ce traite,fait les armes à la main, ne fûtrompu par la force des armes. IIfalloir un prétexte pour la colorer,Frédéric en trouva un dans sélectionde Charles VIL Ce prince avoitété élu empereur légitimement.La reine de Hongrie refusoit de lereconnoître pour chef de l’empirs»