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te roi de Prusse, comme électeurde Brandebourg , se crut chargéde venger le corps Germanique quilui avoir donné le trône impérial.31 alla mettre le siège devant Pra-gue, la prit, & fit seize mille prison-niers de guerre. II fut cependantobligé d’abandonner bientôt cetteplace ; maïs le 4 juin 1745 , ilremporta à Fricdberg une victoiresignalée fur le prince Charles deLorraine , qui perdit près d’onzemille hommes, dont quatre millemorts & sept mille prisonniers.Frédéric , en mandant à Louis XVla nouvelle de cette heureuse jour-née , lui marquoit : J’ai acquittéà Fricdberg la lettre-de change que. vous ave\ tirée fur moi à Fontenoi.Ses succès produisirent un nouveautraité , conclu à Dresde le 25décembre, par lequel la cour deVienne lui cédoit la haute Sc labasse Silésie , à l’exception dequelques districts, & tout le comtéde Glatz , á condition que Frédéricreconnoîtroit François I de Lor-raine en qualité d’empereur. Cettepaix fut troublée en 1755 , parlaguerre que se firent les Anglois &les François fur les limites del’Acadie. L’Angleterre s’allia avecla Prusse, & la France avec l'Au-triche. Frédéric avoit eu des raisonsde soupçonner qu’il se tramoitcontre lui des projets hostiles entrela maison d’Autriche , l’électeur deSaxe & la Russie. Quelctue secrète-ment que le traité eût été conclu,le roi de Prusse eneutconnoissance;& trouvant plus sûr de prévenirses ennemis que d’attendre leurscoups , il pénétra dans la Saxeavec une armée nombreuse, aumoment qu’on s’y attendoit lemoins. On se récria contre cetteinvasion , qu’il avoit tâché dejustifier par un mémoire dont lasubstance étoit : “ Tous ceux qui* & liguent avec les puissances
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« que je combats, font mes enne-„ mis. Le roi de Pologne, éleéleur„ de Saxe , a conclu un traité« défensif avec Maric-Thérefe ; il» est donc mon ennemi, & je lui» déclare que je marche contre» lui >,. Ces raisons ne parurentpas décisives aux états de l’empire,qui lui déclarèrent la guerre commeà un perturbateur de la tranquillitépublique. En 1757, il vit réunircontre lui la Russie , l’empired’Allemagne, la maison d’Autriche,la Saxe , la Suede & la France.Les troupes de cette derniere puis-sance prirent les états de Frédéricdepuis la ville de Gueldres jusqu’àMinden sur le Veser. L’armée del’impératrice de Russie s’empara detoute la Prusse , tandis que lestroupes de l’empercur pénétroientdans la basse Silésie. Frédéric , battud’abord par les Russes , battit lesAutrichiens , & en fut battu à sontour dans la Bohême, le 18 juin1757. ( Voye-ç Marie-Thérese.)Mais il répara tout à Rosbac , furles frontières de Saxe, le 5 novem-bre de la même année. II attendit,dans ce poste avantageux , lesFrançois & les Autrichiens , qui,frappés d’une terreur soudaine,s’enfuirent presque à la premieredécharge. La discipline & l’exercicemilitaires que Frédéric avoit établisavec l’attention la plus sévere ,furent la véritable cause de cettevictoire. L’exercice Prussien s’étoitfortifié fous un prince qui étoittoujours à la tête de ses troupes.On avoit voulu l imiter en Francecomme dans d’autres états. Ensuiteon avoit changé plusieurs évolu-tions à cet exercice. Le soldatFrançois , incertain fur les ma-nœuvres, n’ayant plus son anciennemaniéré de combattre, mal affermidans la nouvelle , ne put tenircontre des soldats disciplinés deIongue-main, dans lesquels il crut
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