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voir Tes maîtres. Frédéric mit le«omble à la gloire acquise à Rosbac,cn remportant, au bout d’un mois,une victoire plus signalée & plusdisputée sur l’armée d’Àutriche,auprès dc Brestau. II reprit cetteville , Nt quinze mille prisonniers,& le reste de la Silelìe rentra fousses lois. Enfin il remporta tantd’avannges , & répara avec tantd’habileté & de promptitude sesdéfaite:: , qu’il rendit inutiles lesefforts des puissances réunies. Parle traité de pa'x, signé le 15 févr.1763, l’Autriche confirma au roide Prusse la cession de la Silésie , &Fréder. promit son suffrage à l’archi-duc Joseph , fils aîné de l’emp reur,qui devoir bientôt être élu roi desRomains. La Prusse & 1 Autrichevécurent en bonne intelligence, aupoint qu’elles s’unirent, en 1772,pour partager une partie de laPologne. Frédéric obtint pour faportion la Prusse Polonoise & unepartie de la grande Pologne, en-deçà de la riviere de Netze. Maisla mort du duc de Bavière (endécembre 1747) qui ne Iaiffoitpoint (Pensants , mit entre Frédéric& Joseph une mésintelligence passa-gère. L’empereur réclamoit unepartie de la succession. Le roi dePrusse craignant l’agrandiffementdu chef de P empire , arma contrelui. Cette petite guerre , où lesarmées se tinrent presque tossoursfur la défensive , finit bientôt parle traité de Teschen, signé le 13mai 1779. Enfin Frédéric concluten 1785 , en faveur du repospublic en Allemagne, une allianceremarquable avec plusieurs élec-teurs & princes de p Empire. Ayantainsi terminé tous les différents quipou voient l’ir.quiéter, affermi sesconquêtes & agrandi ses états, ilne s’occupa plus qu'à y faire fleurirla justice , le commerce , les arts.Dans les six dernieres années de fa
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vie, fa bienfaisance vint au secoursde tous les infortunés ; il employa,tous les ans, la neuvieme partie deson revenu á réparer des malheurs,ou à faire des établissements utiles.Enfin il étoit adoré de ses sujets,lorsqu'une complication de mauxl’enleva àla Prusse le 17 août 1786,dans la 75' année de son âge. IIavoir souvent affronté la mort enhéros ; il la vit approcher enphilosophe , & se soumit à sescoups avec une résignation que lassiu’e philosophie, séparée de lareligion, ne donne pas toujours.Frédéric ayant long-temps vécudans la disgrâce , ( Voye\ Partielsprécédent) reçut des leçons del’adversité qui lui inspirèrent 1« Sprincipes d’ua stoïcisme inébran-lable. II profita de son loisir forcépour cultiver les sciences & lesbeaux-arts ; & lorsqu'il fut fur letrône , les belles - lettres furentpour lui un des délassements lesplus agréables des fatigues q ,J ^s’imposa. On a imprimé ses Œuvre*en 4 vol. in-j2. Les deux premiersrenferment ses Poésies , & les deuxderniers , les Mémoires de Brande-tourg. Les Odes qui ouvrent f° nRecueil, en forment la partie laplus négligée. Les Epîtres , (fil 011fait abstraction de celles qui favo-risent les principes des nouveaux
philosophes), ont beaucoup pl usde mérite ; & quoique l’auteufemprunte des vers de Boi '«•»“ » “Rousseau y de Grisfet, & fur-toutde Voltaire , il y a des choses delui bien pensées & bien rendues.
On ne s’attend pas qu’un mon
'.tqueoù l’on
du Nord , né dans un pays 1ne parle guere que l'AIIemand, aitcette douceur Sc cette mollesseque n’ont pas toujours les acadé-miciens de Paris. C’esl beaucoupqu’au milieu des soucis du gou-vernement des états & du comman-dement des armées; il ait pu écrire