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rien)ne sût pas admise au théâtre:il la trouvait indigne d’exercerson sublime talent, & comme telle,il en avoit abandonné le manuscritaux rats qui rongeaient son ciel-de-lit. Du Fresne ne déposoit passes airs superbes avec ses brode-quins : dans le particulier,il parlaità peine à lés domestiques ; & lors-qu’il étoit qnestion de payer unfiacre ou un porteur-de chaise,il secontentait de faire un signe, ou dedite d’un air dédaigneux : Qu'ortpaye ce malheureux ! 11 mourut en1767.
FRESNE, F oye{ Canaye....Forget.... &0(íranç. d’)
FRESNOY, ( Charles-Alphonsedu ) né à Paris en 1611, d’un pereapothicaire, fut destiné à la méde-cine par ses parents , à la poésie &á la peinture par la nature. Lesbeaux - arts l’emporterent fur lapharmacie, malgré les mauvaistraitements que la famille lui fitessuyer. 11 prit d’abord des leçonsde dessin chez Perrier 8c chez Vouer.De cette école il passa dans celled'Italie, fans autre secours pourvivre que son pinceau. Du Fresnoyfut obligé, poursubfister, de pein-dre des ruines Sc des morceauxd’architecture ; & il se vit si á l’é-troit, qu’il ne se nourrissait quede pain Ôc d’un peu de fromage.Pierre Mignard, avec lequel il liaune amitié qui dura jusqu’à lamort, vint le trouver à Rome, &l’aida à se tirer de l’indigence. Cha-que jour étendait la sphere de sesconnaissances: il étudiait Raphaël& l’antique ; 8c à mesure qu’ilavançoit dans la théorie de sonart, il écrivait ses remarques envers latins, pour s’aider dans laprarique. De ces observations ras-semblées, naquit son poème Dearte Graphica , de l’art de la Pein-ture : production estimable pour«es préceptes ; mais dénuée d’or-
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nements & de grâces. (Nous enparlerons plus au long dans l’art.de l’abbé de Ma R s r ) r Du Fresnoyprenait :our-à-tour la plume & 1°pinceau. Rapproche du Titien pourle coloris, 8c de Carache pour ledessin. Ses tableaux & ses dessinsne font pas communs. II mourutde paralysie en 166; , à 54 ans *chez un de ses fteres , au villagede Villiers-le-Bel à 4 lieues de Pa-ris. Son Poème sur la Peinture a ététraduit en français en 1684 , parRoger de Piles ; 8c cette version ítété retouchée en 1753 , par M .daQuerlon. La meilleure édition de cePoème est celle de Paris 167Z,qu’on a ornée des figures de la
Clerc , in-1 z_ Voy. son éloge dans
la Vie des Peintres par de Piles.
FRESNY , (Charles Riviere du)né à Paris en 1648, passait pourpetit-fils de Henri IV 8c lui ressem-blait. 11 joignait à un goût générâtpour tous les arts, des talents par-ticuliers pour la musique 8c le des-sin. Sans crayon, fans pinceau,fans plume, il faisoit des tableauxcharmants: il prenoit, des diffé-rentes estampes, des parties d’hom-mes, d’animaux , de plantes, dontil formoit un sujet , dessiné seule-ment dans son imagination. 11 ex-cellait sur-tout dans l’art de distri-buer les jardins. Ce talent lui valutle brevet de contrôleur des jardinsdu roi, 8c le privilège d’une manu-facture de glaces. Du Fresny, ex-trêmement prodigue, le céda pourune somme médiocre. 11 se fit rem-bourser en même-temps une renteviagère de 3000 liv., que LouisXIV avoit ordonné aux entrepre-neurs de lui faire. Ce prince disoit:IIy a deux hommes que je n'enrichiraijamais , du Fresny 8c Rontems. C’é-toient ses deux valets-de-chambre,8c presque aussi dissipateurs l’unaue l’autre. On lit quelque parcqu’il dit un jour à ce prince, qui