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f ALEC.TRYOMANCIE (a-lè-ktri-o-man-sie), s. f.Terme d’antiquité grecque . Sorte de divination quiee pratiquait à l’aide d’un coq et de grains de blé.
— ÉTYM . ’AUxTpuwv, coq, et piavteia, divina-tion (voy. mancie).
ALÈGRE, adj. Voy. allègre.
ALÉGREMENT, adv. Voy. allègrement.
ALÉGRESSE, s. f. Voy. allégresse.
ALÉGRETTO, adv. Voy. allégretto.
ALÉGRO, adv. Voy. allégro.
t ALEMBROTH (a-lan-brot), adj. ets.m. Sel alem-broth ou sel de la sagesse, nom que les alchimistesavaient donné au produit que l’on obtient en subli-mant ensemble du deutochlorure de mercure et duchlorure ammonique.
ALÊNE (a-lê-n’), s. f. || 1“ Poinçon de fer donton se sert pour percer et coudre le cuir. || 2° Termede pêche. Nom vulgaire d’une espèce de raie.
— HIST. xiii" s. Fers de alene, greiffies, aguilles,estamineSjLir. desilét. 321. Laiens s’est li païens très-tout seus [seul] enfermés; Deus bons cotiausd’acieran a o lui portés, Et poinchons et alesnes ; moult bienestapensés.Ch. d’Ant. vi, 358. Des’alesne son œil [il]cassa [creva] dont il cousoit sa caucemente [soulier],dd cange , calceus. One ne fu faus plus esmolue, Nenule alesne plusague, Unicome et serpent. || xvi"s.Il lui feit percer la langue avec trois coups d’alesneen trois endroits, amyot, Artax. 17. Tu perceraslesdits os avec alaines quarrées, paré, iv, Chap.compl.
—ÉTYM . Berry, aligne, alogne ; limousin, lerno;provenç. alena; ital. lésina; espagn. lesnaetalesna;de l’anc. haut allem. alansa, transposé en alasna;suisse , alasme; allem. mod. ahle (comp. lésine).
t ALÉNÉ, ÉE (a-lé-né,née), adj. Terme de botani-que. Qui est en forme d’alêne. Feuille alénée. Ondit plus communément subulé.
ALÊNIER (a-lè-nié), s. m. Celui qui fait et venddes alênes.
ALÉNOIS (a-lé-noi ), adj. m. Il ne s’emploie quedans cette dénomination : cresson alénois, le cres-son des jardins.
— hist. xiii* s. Auset oingnons àlongue alaine 1Puis après cresson de fontaine 1 Vey-ci bon cresson«rlenois, o. de la Villeneuve, Cris de Paris,V. 29.
— ÉTYM . L’historique montre que alénois estune corruption pour orlenois, c’est-à-dire cressond’Orléans .
f ALENTI, IE (a-lan-ti, tie), part, passé. Quiest devenu plus lent. Non que ma passion s’en soitvue alentie, corn. Sert, iv, 2 .
f ALENTIR (a-lan-tir). || 1“ V. a. Rendre pluslent. Votre passion alentissant son cours, mol. l’É-tour. iv, 5. Un exemple si lâche alentitleur ardeur,mairet, 3forï d'Âsdr. iv, 3. ||2° V.n. Et laissant alentirles flammes légitimes, QuiNAULT,â/ortdeCyrus,iv , 4.|| 3° S’alentir, v. réfl. La fureur s’alentit par le retar-dement, rotr. Antig. iv, 3. [J’avais vu] De César ir-rité le courroux s’alentir, id. St. Genest, iv, 2 . [Il]ne sent pas que par là son ardeur s’alentit, mairet,Soph. n, 4. || Mot très-bon, employé par Cor-neille, Molière et Rotrou .
— hist. xiii" s. Les fenestres [ils] ouvrirent, nesont pas alenti, Berte, lxxxi v. Des nouviaus chevaliersnuis ne s’en alenti, ib. cvm. Tout ce dist il, mais ilmenti ; N’onques por ce ne s’alenti De ma granthonte porchacier, Ben. 8330. |j xiv' s. Bertrans’en vint à li, et si l’ala saisir, Etli dit doucement:« X pié puissiez venir ; Il vous faut remonter sanspoint de Ralentir», Guesclin, 8850. || xv‘s. Dame, j’ivois [vais] sans alentir ; Ne tarderay ne pas une heure,la Nativité de N. S. J. C. || xvi" s. Nouveau Sylvainj’alenterois l’ardeur Du feu qui m’ard d’une flammetrop vive, rons. 78. Mais la fièvre d’amours Qui metourmente, Demeure en moy tousjours Et ne s’a-lente, ib. 459. Plus je m’efforce alenter son ar-deur, Plus d’aiguillons elle me lance au cœur,ib. 643. Il fut résolu àBlois de traiter une paix, ouà bon escient ou pour alentir les desseins des ref-formez, d’adr. Hist. h, 268. J’en treuve qui se met-tent inconsideréement et furieusement en lice, ets’alentissent en la course, mont, iv, ic 8. Leurs for-ces s’estoient plus alenties et diminuées par cinq ousix ans de paix que par dix ans de guerre ouverte,Satire Min. p. 132. Car l’arc tendu trop violente-ment Ou s’alentitoü se rompt vivement, ronsard,116 . Pour rompre et alentir un peu l’impétuosité dufil de l’eau, amyot, César, 30.
— ÉTYM . À et lent; provenç. alentar et alentir.Dans l’ancien français il y avait aussi les deuiformes alentir et alenter.
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j- ALENTISSEMENT (a-len-ti-se-man), s.m. Ac-tion d’alentir.
ALENTOUR ou A L’ENTOUR (a-lan-tour), adv.|| 1° Aux environs. Tourner alentour. Rôder alen-tour. Elle répandait alentour une puanteur insup-portable , mass. Rech. Loth vit alentour une contréefertile, douce, aimable, riante, telle que son cœurla souhaitait, id. Car. Salut. || 2° D’alentour, des en-virons. La ville et les villages d’alentour étaientpleins de jeunesse, fén. Tél. xiii. Le temple et lesbâtiments d’alentour, boss. Hist.u, 9. L’horriblecri d’une troupe d’orfraies A rempli d’un grandbruit tous les lieux d’alentour, rotr. Antig. v, 6.Des postes d’alentour il faut te rendre maître,volt. Catilina , iv, 3. || 3“ Prép. Les voilà tous àl’entour de lui ; courage ! ferme ! mol. la Princ.Interm. sc. 1. À son réveil il trouve L’attirail de lamort alentour de son corps, la font. Fab. m, 7. Lemalheureux lion se déchire lui-même, Fait résonnersa queue à l’entour de ses flancs, id. ib. n, 9. Il eûtperdu son temps alentour de la dame, id. Coupe.Alentour du muet toutes huit accoururent, id.Hazet.
— REM. 1. L’Académie dit que alentour de, prépo-sition, a vieilli. Mais il a pour lui de bons auteurs,il se comprend bien, et pourrait s’employer. || 2. L’or-thographe reste indécise entre alentour et à l’en-tour; et, de fait, il importe assez peu de la fixer.Seulement quand alentour est précédé de la prépo-sition de, il n’y a plus de choix, et il faut écrirealentour d’un seul mot.
— HIST. xv" s. Ung seul saige homme on ne l’en-tremet à l’entour [près des jeunes seigneurs], comm.i, 10 . || xvi" s. J’espere le trouver par dessa Tour-non. Mais le grant seneschal luy doit donner à l’en-tour de Vienne quelques chasses qui le pourrontretarder, marg. Lett. xxxvi. Elles n’eussent pointplanté leur camp dedans la propre ville d’Athènes ,si premièrement elles n’eussent conquis le païs d’a-lentour, amyot, Thés . 33. Ils se perdent eulx mes-mes, dansant, comme l’on dit en commun pro-verbe , la danse d’alentour du puis, id. Comment dise,le fiait. 47. Le païs d’alentour est une vallée ceinteet environnée de montagnes, id. Fab. 15. L’of-frande estoit un rameau d’olive sacrée entortillé, àl’entour, de laine blanche, id. Thés. 21 . Et la [cettedanse] dansa premièrement Theseus à l’entour del’autel, id. ib. 26. On monstre encore de leurs sé-pultures à l’entour de la ville de Scotuse, id. ib. 35.Tarpeïa leur vendit la place, pour l’envie qu’elle eutd’avoir les bracelets d’or qu’il'z portoient à l’entourde leurs bras, id. Rom. 26 . Vous avez fait tran-cher la teste à l’escuyer Merveilles mon ambassa-deur résidant à l’entour de vostre personne, m. dubellay, 200 . Il envoya sonner le tabourin alentourde la ville, rab. Garg. i, 26 . Qu’elle ne puisse por-ter joyaux d’or à l’entour de sa personne, mont, i,337. Les taureaux respandent et jectent la poussièreàPentourd’eulx,lD. ii>.ii,i64. Il munit son corps, etle crouste tout à l’entour de limon bien paistri, id.ib. il, 164.
ALENTOURS (a-lan-tour), s. m. plur. || 1° Lieuxcirconvoisins. Les alentours de la ville. L’ennemiinfestait tous les alentours. Les alentours des bi-vouacs étaient jonchés des corps de plusieurs mil-liers de chevaux, ségur, Hist. de Nap. xi, ch. il.La Suisse se trouva, dès sa naissance, puissance mi-litaire : son sol, sa pauvreté, ses alentours, toutl’appelait à être guerrière, mais à ne l’être que pourse défendre, ferrand, Esprit de l’histoire, t. i,p. 223. || 2" En parlant des personnes, ceux aveclesquels on est en commerce suivi. Cependant LouisXVI l’aurait fait s’il avait été moins dominé par sesalentours, mignet, Révol. fr. i, 67.
f ALÉP1NE (a-lé-pi-n’), s. f. Sorte d’étoffe de soieet de laine. La dame apparaît sombre dans ses vête-ments d’alépine noire, sous son chapeau et sousson voile noir, Roman moderne.
ALÉRION (a-lé-ri-on), s. m. Terme de blason.Petit aigle aux ailes étendues, sans pied ni bec. Lamarquise du Chastelet porte les armes pleines deLorraine , avec trois fleurs de lis d’argent sur labande, au lieu des trois alérions de Lorraine , st-SIM. 39, 204.
— HIST. xn" s. Un dart molu tenoit li gloz félon,Envers Guillaume le lança de randon ; Si bruit licops comme un alerion, Li coronemens Looijs, v.961. || xm" s. Sire Frobert le gresillon Plus tost queun alerion Vint poingnant encontre Renart, Ren.27608. || xiv" s.Tout ainssin [ils] le redoubtent com
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beste le lion, Et com font li oisel le fort alerion,Girart de Ross. v. 3380.
—ÉTYM . On lit dans J. Salisbery, De nugis curial.
i, 13 : « Aquila namque sicut rex avium est, si non« alarionem excipias, quæ forte aquilarum speciesa potentissima est. » Le nouvel éditeur de Du Cange ajoute que dans Salisbery alarionem est sans douteune faute et qu’il faut lire valeriam , d’aprèsPline, x, 3, qui dit : « Aquila valeria viribus præci-« pua. «Mais nos textes français du xn" et du xiii" siè-cles prouvent qu’afer j'on est un mot réel et qu’alariodoit être conservé dans J. de Salisbery. Ces ancienstextes montrent que 1 ’alérion était non pas seule-ment une figure de blason, mais aussi un oiseauvéritable, et le passage de J. de Salisbery, que c’étaitune grande espèce d’aigle. Il est probable qu’oZariovient de aquilario, augmentatif barbare de aquila(voy. aigle). Qu’ensuite le blason en ait fait un petitaigle sans pied ni bec, il n’y a pas beaucoup à s’enétonner.
1. ALERTE (a-lèr-t’), loc. inter j. Debout, garde àvous. Alerte! alerte! voici nos gens qui accourent.Alerte, cet homme peut nous échapper à tous lesmoments, retz, m, 97. Melac avait réussi à fairepeur de son nom et à tenir alerte vingt lieues, àsa portée, de pays ennemi, st-sim. 110 , 191.
— HIST. xvi" s. Le pilot, prévoyant ung grain,commenda tous estre à l’herte, tant nauchiers etmousses que nous aultres voyagiers, rab. Pant. iv,18 . Eschylus a beau se tenir à l’airte, le voylà as-sommé d’un toict.... mont, i , 74. Et se contentad’avoir cinq cents bons chevaulx d’eslite, pour setenir allerte, et secourir à propos ceulx qu’il verraiten avoir plus grand besoin, carl. vin, 36.
— ÉTYM . Ital. all’erta; espagn. et portug. alerta;de l’ital. ail’, à la, sur la,et erta, côte, pente, mot àmot, être sur un lieu éminent d’où l’on voit tout cequi se passe à l’entour; de là être vigilant, prêt,sur ses gardes; de là donner une alerte, c’est-à-direappeler à la vigilance. Erta est le féminin du parti-cipe erto, qui veut dire dressé, élevé, et qui est uneabréviation de erelto, même signification, du verbeerigere ou ergere, qui est le français ériger (voy.ériger).
2. ALERTE (a-lèr-f), s. f. Appel à la vigilance ;inquiétude subite. Donner une alerte. Avoir unealerte. Dans une alerte. La souris ne sort de sontrou que pour chercher à vivre ; elle ne s’en écarteguère, yrentre à la première alerte.... buff. Sourts.
3. ALERTE (a-lèr-f), adj. || 1° Qui est vigilant, quise tient sur ses gardes. Notre chat vit de loin So*rat qui se tenait alerte et sur ses gardes, la font.Fab. vm, 22 . Combien j’ai sans cesse l’oreille alerte!
j. i. rouss. Ém. n. || 2” Prompt à voir et à saisir. Lesfripons sont toujours alertes. À Colin toujours alerte,Ne faites pas les yeux doux, bérang. Hère av. || 3" Vif,agile. Ce garçon, cette jeune fille est très-alerte.Trajet de trois jours pour des gens alertes. Domesti-que peu alerte.
f ALÉSAGE (a-lè-za-j’), s. m. Technologie. Ac-tion d’aléser.
f ALÈSE (a-lê-z’), s. f. Voy. alêze.
f ALÉSÉ, ÉE (a-lé-zé, zée), part, passé.
{ ALÉSER (a-lé-zé. La syllabe le prend l’accent gra-ve quand la syllabe qui suit est muette, exceptéau futur et au conditionnel où l’accent aigu reste),v. a. || 1“ Technologie. Unir la surface intérieure d’unobjet qui a été foré. I|2" Aléser les monnaies, enredresser les bords.
— ÉTYM . Berry, aliser; espagn. alisar, rendrepoli. L’espagnol vient de la préposition a et de liso,lisse, poli. Je pense que le verbe français est le mê-me (le berry aliser servant d’intermédiaire), et apar conséquent la même origine (voy. lisse).
f ALÉSOIR (a-lé-zoir), s. m. Technologie. Instru-ment qui sert à aléser, c’est-à-dire à polir à l’inté-rieur un objet foré.
f ALESTER ou ALESTIR ( a-lè-ster ou a-lè-stir),v. a. |j 1° Terme de marine. Rendre plus lé-ger un bâtiment ou son gréement. || 2"" S’alestir,v. réfl. Se disposer à faire quelque travail dans unnavire.
— ÉTYM . À, donnant un sens verbal, et leste.
tALÉSURE (a-lé-zu-r’), s.f. Débris qui tombentquand on alèse.
f ALETTE (a-lè t ’),s.f. || 1°Terme d’architecture.Petite aile, jambage sur le pied droit. Bords d’un tru-meau qui dépasse une glace ou un pilastre. || 2“ Terme