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Tome premier. A - C.
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(<.6f iari\ 'Trpayu.aTsîa ; 2 e une composition astronomi-que de Ptolémée , p.ryt<jTïi (3i6Xo;. est le su-

perlatif de pé-yai;, grand (voy. pour les rapports de(j.syaç,, méga , qui entre en composition dans plusieursmots français ).

ALMANACH (al-ma-na. Dans la prononciationsoutenue, le ch se lie comme un fc ; un al-ma-na-k in-téressant. Au pluriel, almana ou al-ma-nà ; danslapro-nonciation soutenue, l’s se lie : des al-ma-nâ-z-en-cadrés), s. m. || 1° Calendrier qui contient tous lesjours de l’année, les fêtes, les lunaisons, etc. Alma-nach nouveau. Almanach de cabinet Le ciel et les

étoiles que le jeune homme considérait avec beau-coup de plaisir et de curiosité; il allait chercherdans les almanachs tout ce qu’ils rapportaient surce sujet, fonten. Hartsoeker . || 2° 11 se dit de cer-tains livres publiés annuellement, et contenant, ou-tre l’almanach, des renseignements divers sur leslieux, sur les personnes, etc. L’almanach royal.|| 3” Faire des almanachs, faire des pronostics. Il nefaut point faire d’almanachs, sév. 207. || Un fai-seur d’almanachs, un homme qui a la prétention deprévoir et de prédire l’avenir. || Familièrement.C’est un almanach de l’an passé; c’est une choseaccomplie, passée. [Les ouvrages de parti] lorsque,le feu et la division venant à s’éteindre, ils devien-nent des almanachs de l’autre année.... la bruy. i.|| 4” Almanach nautique, recueil où l’on consignetous les éléments qui peuvent servir aux calculs nau-tiques. || Proverbe. Une autre fois, je prendrai de sesalmanachs, je ne prendrai pas de ses almanachs, sedit d’un homme qui avait prédit ce qui devait arri-ver, qui s’était trompé sur ce qui devait arriver.

— ÉTYM . Bourguig.et génev. armana; ital. alma-nacco; espagn. almanaque. Ce mot est fort ancien ;il se trouve, avec le sens que nous y attachons,dans eusêbe (Prxp. ev. m, 92, D) sous la formeà?[iEvaj(à ou àXp.evta^à. M. Lenormant (dans DuCongé, dernière édition) propose une étymolo-gie égyptienne : en copte, al signifie calcul, etmen, mémoire, d’où l’on a pu faire le mot composéalmeneg, calcul pour la mémoire. Il est difficiled’aller au delà du mot tel qu’il est donné par Eu-sèbe. L’étymologie égyptienne a une certaine proba-bilité. On a aussi indiqué les suivantes : l’article aiet l’hébreu manah, compter; l’article al et le latinmanachus, cercle tracé sur un cadran solaire etservant à indiquer l’ombre pour chaque mois.

f ALMÉE (al-mée), s. f. Danseuse indienne.

— ÉTYM . Arabe, âlmet, savante, de alam, savoir;parce que ces femmes ont reçu de l’instruction dansla poésie, le chant et la danse.

ALOÈS (a-lo-ês’), s. m. || 1° Plante grasse de lafamille des asphodèles, originaire de l’Afrique .|| 2° Substance résineuse que l’on retire des feuil-les épaisses et charnues de plusieurs aloès. Il enexiste trois espèces dans le commerce: \° l’aloèssocotrin, qui est le meilleur; 2 “ l’aloès hépatique;il est moins pur; 3° l’aloès caballin ; c’est le moinsestimé; il est presque noir, et contient beaucoup dematières étrangères. || 3° Bois d’aloès. On appelleainsi des bois qui n’ont aucun rapport avec l’aloès ;ils sont odorants et originaires de l’Asie orientale .

— HIST. XIII e s. Ci se reposera Guillaume, Le cuitombel soit plein de baume, D’encens, de mirre etd’aloé, Tant m’a servi, tant m’a loé, la llose, 10698.|| xvi e s. L’usage de pillules d’aloé non lavé y estsingulier, paré, v, 29. D’aloës bien lavé et pulvé-risé douze grains, o. de serres, 898. Deux drach-mes d’aloês cicotrin en poudre, m. 902. Maschernoix muscate , du bois d’aloës, d’iris de Florence,ID. 903.

— ÉTYM . Provenç. aloe, aloeu; probablement del’arabe aluat ; hébreu , alua, chose amère.

f ALOÉTIN’E (a-lo-é-ti-n’), s. f. Terme de chimie.Suc d’aloès purifié.

— ÉTYM . Aloès.

ALOÉTIQUE (a-lo-é-ti-k’), adj. Terme de phar-macie. Qui contient de l’aloès. Pilules aloétiques.

— ÉTYM . Aloès.

f ALOGIE (a-lo-jie), s. f. Terme scolastique. Ab-surdité, impertinence.

— ÉTYM . ’AÀoyia, deàprivatif, et Xôyo;, raison.

t ALOGIEN (a-lo-ji-in), s. m. Membre d’une secte

qui refusait à Jésus la qualité de Verbe éternel. Let" chapitre de saint Jean, que les alogiens ont crun’être pas de lui, volt. Phil. iii, 285.

— ÉTYM . 'AXoyo;, de à privatif, et Xoyo;, verbe(voy. logique).

AI.OI (a-loi), s. m. || 1* Titre légal de l’or et del’argent. De l’or, de l’argent de bon, de mauvaisaloi. Or de bas aloi, or qui n’est pas au titre.Je suis un sou de bon aloi ; Mais en secret argen-

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tez-moi, Et me voilà fausse monnaie, bérang. Re-fus. || 2° Par extension. Le marchand voit s’il est debon aloi [le cuvier], la font. Cuv. Cette marchan-dise est de trop bon aloi, corn, le tient, i, 4. Forte fe-melle etd’assez bon aloi, la font. Troq. || 3 e Fig.Versde mauvais aloi. Style de bas aloi, médiocre en songenre. Sa tendresse n’est pas d’un bon aloi, sév.no. Il faut avoir un peu de ce bon aloi que nousregrettons, id. 532.

— HIST. xm e s. Tous les mestres et li vallet doi-vent ouvrer de boine œvre et de loial et de boinaloy selonc ce qui a esté acoustumé en la ville deParis, Liv. des mit. 56. ||xvi*s. 0 Dieu , ton par-ler d’efficace Sonne plus cler que fin alloy, marot,iv, 340. Leurs âmes, du plus bas aloy, rapportentfaussement le fruict de la science, mont, i, 149. Ily avoit une grande quantité de pièces antiques.demonnoie, les unes d’argent, les autres d’aloi [al-liage], desquelles il ne savoit la valeur, desper.Contes, xxi. Ilmeit en avant (encores que les dépu-tez de l’empereur fussent contents de prendre lesescus marchans et ayans cours) qu’on meist les ditsescus au marc et à l’aloy [titre], m. du bell. i 59.Celui qui dignement voudra chanter ta grâce, Tavertu, tes honneurs, il faudra qu’il se fasse Argen-tier general ou trésorier d’un roy, Ayant tousjoursles doigts jaunes de ton aloy [or], rons. 910.

— ÉTYM . Bas-lat. alleium, aleium, alaium. Mé-nage suppose un mot latin adlex qu’on aura pu direde même qu ’exlex , comme qui dirait selon la loi :a Du Hailian, ajoute-t-il, dans son traité de l’Estatde France : Les monnoyes de France sont altérées etde mauvaise loy ; la corruption du langage dit al-loy, mais il faut dire loy, pource que la monoye estla loy du peuple. Dans les anciennes ordonnancestouchant les monnoyes, il n’y a que loy : à 24 ca-ras de loy; qui ne sont pas de telle loi, et c’estcomme parle M. de Bouteroue. » On trouve dans leprovençal ley avec le sens de titre : Els no son nide ley ni de pes, dans Raynouard. Dans l’italienaloi se dit lega, et aussi allegato, de bon aloi. Enespagnol ley signifie aussi aloi. Toutes ces concor-dances paraissent bien démontrer que aloi vient deà (voy. i) et loi (voy. loi) ; ce qui est conforme àla loi. Cependant il est difficile de ne pas y remar-quer aussi une confusion avec allier, alliage. Legaitalien est plus près de ligare que de lex; et plu-sieurs des anciennes formes françaises se rappro-chent aussi d’allier.

ALONGE, ALONGEMENT, ALONGER (voy. AL-LONGE, ALLONGEMENT, ALLONGER).

ALOPÉCIE (a-lo-pé-sie), s. f. Chute des cheveux,des sourcils, des poils, accidentelle et prématuréeou sénile, partielle ou totale.

— HIST. xvi e s. Quant à la pelade, que.... ce n’estque certaine chaleur de foie que les médecins ap-pellent alopécie, à laquelle moy et les miens som-mes sujets, Satire Mén. p. 49. Alopécie vient dumot grec alopex, ....parce que les malades ontcheute de poil comme regnards, paré, Introd. 21 .L’alopecie, ....dite vulgairement la pelade, ro.xv, 4.

— ÉTYM . ’AXüjjiexîa, de àXfèr.r,', renard.

ALORS (a-lor; l’s ne se lie jamais : alors il dit,prononcez a-lor il dit, et non, a-lor-z il dit. Quel-ques-uns font sentir l’s : a-lors’, mais c’est unefaute), adv. || I e En ce moment-là. Alors il me dit. Ilme dit alors. Que pouvais-je dire alors? Il s’est re-penti alors. Quand tout est fini et que nous ne sa-vons plus que faire de notre loisir, alors nous consa-crons à quelques pratiques languissantes de religionces moments de rebut, mass. Car. Emploi du temps.|| 2° Dans ce temps-là, dans le passé ou dans l’avenir.Me souviendrai-je alors de ce qu’il faudra faire?Des témoignages rendus par des milliers de per-sonnes les plus sages qui fussent alors, la bruy.4 6. Dans quelque prévention où l’on puisse être surce qui doit suivre la mort, c’est une chose bien sé-rieuse de mourir ; ce n’est point alors le badinagequi sied bien, mais la constance, id. 4 6. || 3° Alorsque, loc. conj. S’emploie pour lorsque, surtoutdans le style élevé. On n’a point d’amis alors qu’ilssont payés, volt. Scythes, iv, 2. Je n’aime pointThalie , alors que sur la scène Elle prend gauche-ment l’habit de Melpomène , id. Les deux siècles.Cependant on vous voit une morne tristesse, Alorsque dans vos yeux doit briller l’allégresse, mol.l'Étour. v, 3. Qui vous salue D’un Dieu vous soiten aide alors qu’on éternue, id. Sgan. 2. Il ditqu’il m’aime encore alors qu’il m’assassine, corn.Hor. il, 5. Us s’estiment heureux alors qu’on lesdéplore, id. ib. ni, 4. ||4° Jusqu’alors, jusqu’à cetemps-là, jusqu’à ce moment-là. Jusqu’alors il avait

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vécu avec sagesse. || Proverbe. Alors comme alors •c’est-à-dire quand les choses arriveront, on s’y con-formera, on se tirera d’affaire comme on pourra.

— HIST. xu e s. Alors s’enfuient dolanz et tres-pensez, Ronc. p. 96. [| xv* s Et le duc respondy ;qu’alors comme alors, du demain on s’aviseroitcomme des autres jours, G. chastel, Chr. des Ducsde Bourg, m, ch. 4 4. || xvi* s. La procession finye,alors que chascun vouloyt recueillir de ceste rosée,et en boyre à plain guodet.... rab. Pant. n, 2 . Ini-ques juges qui remettent à juger alors qu’ils....mont, i, 3t. L’empereur eust mieux fait de se as-seurer par alliance avecques vous avant lesser join-dre deux telles puissances; car à peine accepterezvous ce que à l’heure vous demandiez, marg. Lett.ex. Les maux que j’ay eus le me rendent si feibleque je suis quelquefois huit jours sans le sentir età l’heure desesperée de l’estre [enceinte], id. ib.exix. Il arriva le huictieme jour du mois de juin,que Ion appeloit alors Cronius, amyot, Thés . 44.Par espreuve je sens que les amoureux traits Bles-sent plus fort de loin qu’à l’heure qu’ils sont près,rons. 269. Et les vivans, contens de la pasture,Produicte alors sans labour ne culture.... marot.iv, 4 7.

— ÉTYM . Ital. allora; de à préposition, l’article, etors pour ores, ore:h l’heure, maintenant (voy. or,adv.). On a dit aussi en français à l’heure.

ALOSE (a-lô-z’), s. f. Poisson de mer du genredes dupées ; il remonte au printemps dans les ri-vières et est bon à manger.

— hist. xm e s. Les aloses ne li saumon ne doi-vent point de conduit, s’il n’a avoec autre poissonqui conduit doive, taillar, Recueil, p. 4 5. || xiv e s.Aloze franche entre en mars en saison , Ménagier ,n, 4. || xv”s. Etadonc, pour les mieux abuser, l’undes deux dessus dits prit une paire des dites aloseset les bailla à iceux portiers, monstr. liv. n, ch. 4 4 7.|| xvi e s. Molues, merlus, saulmons, alouses. .. paré,t. iii, p. 705.

—Étym. Alausa, alosa, dansAusone ; allem. els ouelse, alose.

f ALOSIER (a-lô-zié), s. m. ou ALOSIÈRE (a-lô-ziê-r’),.v. f. Sorte de verveux ou filet dont on se sertpour prendre des aloses.

t ALOUCHE (a-lou-ch’), s. f. Fruit de l’alouchier.

— ÉTYM . Alouche, autre forme d ’ alise.

fALOUCHIER(a-lou-chié), s. m. Un des noms vul-gaires de l’alizier.

— ÉTYM . Voy. ALOUCHE.

f ALOUE (a-lou-e), s. f. Nom vulgaire de l’a-louette des champs.

— étym. Aloue est dans l’ancien français le nom del’alouette.

ALOUETTE (a-lou-è-t’), s. f. || 1° Oiseau de l’ordredes passereaux; il fait son nid dans les plaines. || S’é-veiller, se lever au chant de l’alouette, se lc-or detrès-grand matin. || Proverbes. Si leciel tombait, ily aurait bien des alouettes prises, se dit d’une sup-position absurde. || U attend que les alouettes luitombent toutes rôties dans le bec, ou simplement,lui tombent toutes rôties, se dit d’un paresseux quivoudrait avoir les choses sans peine. || i° Terres àalouettes, terres sablonneuses. 11 3° En termes de ma-rine, nœud d’alouette, sorte de nœud qu’on appelleaussi tête de mort. || 4 e Alouette de mer, oiseau dugenre des vanneaux, et de l’ordre des échassiers.

— HIST. xiii* s. Près [je] sui qu’en autel point

com pinçon ou aloe Qu’espervier_ Berte, xxxm. Il

se misent au fuir sans plus attendre, et s’esparsentli uns chà et li autçes là, aussi comme les aloesfont por les espreviers, H. de valenc. ix. La cos-tume ai à l’esprevier, Qui l’aloe vet tant chacier,Que il la prent par tost voler, Et puis si l’en reletaler, lien 6446. Là veïssiés les troi si fierement ai-dier; Ausi comme l’aloe fuit devant l’esprevier, Vontli Turc après aus, nés osent aprochier, Ch. d’Ant.vin, 83. Ce fu au tens que naist la flor, Et l’aloetechante aujor, Blancandin De kalenÿes bien en-voisies Qui chantent cler, et d’aloetes, fabliaux, éd.barbaz. t. iv, p. 94. || xv e s. Entre prime et tierce secommença le jour à reschauffer et le soleil à luire età monter, et les aloes à chanter, froiss. ii, ii, 4LLes biens mondains, les honneurs et les gloires,Qu’on aime tant, desire, prise et loue, Ne sont qu’a-bus et choses transitoires, Plus tost passans que levol d’une aloue, A. chart. Régime de fortune,Bail. 4 4.

—ÉTYM . Wallon, alauie ; bourguig. auluôtte; Ber-ry, alouvette; provenç. alausa, alauseta; ital. al-lodola, lodola; anc. espagn . aloeta; espagn. mod.alondra. Alouette est le diminutif d!aloue; alouevient du latin alauda ; mais alauda était un mot