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gaulois. Pline, Hist. nat. n, 37 , et Suétone , Vie deCésar, nous apprennent que ce général avait donnéà une de ses légions, composée d’hommes desGatdes, le nom gaulois A'alauda. L’oiseau huppéqu’en gaulois on nomme alauda, dit Marcellus Em-piricus, ch. 2». Enfin Grégoire de Tours , liv. iv,parle du corydalus que nous nommons, dit-il,alauda. Ces témoignages ne laissent pas de doutesur l’origine du mot On trouve dans le bas-bretonalc’hovéder et alc’houédei qui signifient alouette. Ch est une lettre gutturale analogue au ch allemand etétrangère à la langue latine ; tel mot tel que alc’-houéder, quelle qu’en ait été jadis la finale, a punaturellement se transformer en alauda.
+ ALOUF.TTINE (a-lou-è-ti-n’), s. f. Synonymevulgaire de l’alouette.
f ALOUMÈRE (a-lou-mê-r’), s. f. Genre d’agaricd’une saveur douceâtre, qui croît au pied des su-reaux.
ALOURDI, IE (a-lour-di, die), part, passé. Lesgens alourdis par le vin.
ALOURDIR (a-lour-dir). || 1° V. a. Rendre lourd.Cette chaleur m’alourdit. L’âge alourdit mes pas.|| 2° S’alourdir, v. réft. Devenir lourd. Sa tête s’alour-dissait.
—IIIST. xvi* s. [On disait alors eslourdir] C’est bienraison aussi qu’il les eslourdisse et prive de toute rai-son et sens humain, càlv. Inst, i09. Nous en som-mes quasi tous eslourdis [éblouis, étourdis], id. ib.669. Aucunes fois ces venins eslourdissent le cer-veau, tant que les malades sont contraints faireplusieurs mouvemens desordonnés, paré, xxxiii, 6 .Régnier a dit alourder: .... importuns ils vous sui-vent, Vous alourdent de vers, Sat. n.
—êtym. À (voy. i), et lourd.
f ALOURDISSEMENT (a-lour-di-se-man), s. m.État de celui qui est alourdi, de ce qui est alourdi.L’alourdissement des sens.
— hist xvi* s. L’Escriture, en nous admonestantde prier continuellement, redarguë nostre eslourdis-sement en ce que nous ne sentons pas combien untel soin et diligence nousest necessaire, calv. Inst.678 .
t ALOYAGE (a-lo-ia-j’), s. m. Sorte d’alliage àl’usage des potiers d’étain.
ALOYAU (a-lo-iô ; plusieurs disent aloi-iô), s.m. Terme de boucherie et de cuisine. Région dubœuf aussi nommée le travers ou le râble. L’aloyaurépond à l’extrémité des apophyses transverses desvertèbres lombaires recouvertes par les différentsmuscles qui s’y attachent. Il est limité en bas parlecreux ou la concavité de la région du flanc.
— HIST. xiv" s. Allouyauxdebeuf, Ménagier , n, 6 .
— ÊTYM . Etymologie ignorée. Ménage conjec-ture : ad et lumbus, lumbellus, dos, chair qui estau dos.
f ALOYER (a-lo-ié), ». o. || 1° Donner à l’or ouà l’argent l’aloi ou le titre voulu par la loi. || 2° Entermes de potier, mettre un alliage dans l’étain.
f ALPACA (al-pa-ka), s. m. Terme d’histoire natu-relle. Nom vulgaire d’un ruminant sans cornes(auchenia paco), qui habite l’Amérique du Sud . Latoison de l’alpaca est formée de poils laineux d’unegrande finesse et atteignant parfois 30 centimètresde longueur, et de poils soyeux sur les parties ra-ses du corps.
ALPAGA (al-pa-ga), s. m. Etoffe de laine, faiteavec le poil de l’alpaca.
f ALPAGE (al-pa-j’), s. m. Droit de faire paître destroupeaux dans les Alpes. En Suisse on appelle alpetout pâturage de montagne.
■[ ALPES (al-p ’), s. f. plur. Nom delà chaîne de mon-tagnes qui sépare la France de l’Italie. Le mot Alpes s’emploie aussi dans le langage géographique pourdésigner toute contrée montagneuse.
— êtym. Alpes, les Alpes. Servius , à l’occasiond’un vers de l’Enéide, iv, 442, dit que Alpes signi-fie en gaulois montagnes élevées. Rien ne paraîtcontredire cette étymologie. En kymri,oîp, roche es-carpée.
ALPESTRE (al-pè-str 1 ), ad). || 1” Qui est propre,quia rapport aux Alpes . || 2° En termes de botanique,se dit des plantes qui croissent sur des montagnespeu élevées ou sur la partie moyenne des hautesmontagnes.
— ÊTYM Alpestris, de Alpes (voy. alpes ).
ALPHA (al-fa), s. m. Nom de la première lettre
de l’alphabet des Grecs. L’a'pha et l’oméga, le com-mencement et la fin.
— êtym. Alpha, du Grec i).ça , de l'hébreu oieph,
ALT
qui est la première lettre de l’alphabet hébreu, etqui signifie bœuf. Aleph et £> 0905 , cerf, ont lamême origine.
ALPHARET (al-fa-bè), s. m. || 1” Ensemble des let-tres d’une langue rangées suivant un ordre convenu.L’alphabet grec. || Fig. N’en être qu’à l’alphabet,n’en être qu’aux premiers éléments d’une science,d’unart. || Il faut le renvoyer à l’alphabet, se ditd’un homme qui ne sait pas les premiers principesdelà chose donton parle. || 2“ Petit livre qui contientles lettres de l’alphabet et les éléments de la lecture.
|| 3° Par extension. Ordre alphabétique.De ses reve-nus écrits par alphabet, boil. Sat. 1 .1| Suite ou sériede choses de même nature. Trop bien sut-il graveren sa mémoire Tout l’alphabet des bateliers deLoire , gress. Vert-rert, ch. 3 . || 4“ En termes d’im-primerie , se dit des lettres ornées de fleurons et defigures pour mettre au commencement des sections,livres, chapitres, etc.
— ÊTYM . Provenç. alphabet; catal. alfdbet; ital.espagn. alfabeto ; de alpha (voy. ce mot), et de bet,du grec Pfiva, la 2 * lettre de l’alphabet grec; mot àmot, AB.
ALPHABÉTIQUE (al-fa-bé-ti-k’), adj. Qui appar-tient à l’alphabet ; qui est selon l’ordre des lettresde l’alphabet. Caractère alphabétique. Table alpha-bétique. Les documents de la sagesse humaineétaient rangés par ordre alphabétique dans l’Ency-clopédie , chateaub. Génie, 1 , t.
— êtym. Alphabet.
ALPHABÉTIQUEMENT (al-fa - bé-ti-ke - man),adr>. Dans l’ordre de l’alphabet. Ranger des nomsjalphabétiquement.
— ÊTYM . Alphabétique et ment.
f ALPHONSINES (al-fon-si-n’), adj. f. plur. Tablesalphonsines, tables astronomiques rédigées sous ladirection d’Alphonse, roi de Castille, dans 1» xm*siècle.
f ALPICOLE (al-pi-ko-1’), adj. Terme d’histoirenaturelle. Qui vit sur les Alpes .
— ÊTYM. Alpes , etcolere, habiter.
ALPIN, INE (al-pin, pi-n’), adj. Qui croît ou ha-bite ou se trouve sur les Alpes , et, par extension,sur les hautes montagnes. Plantes alpines, prairiesalpines, rochers alpins. Comme ces plantes alpinesdont la racine est plongée dans des glaces éternelles....chateaub. Gén. iv, 11 , 7 .
f ALPIOU, s. m.Il se dit au jeu debassette de lamarque qu’on fait à sa carte pour indiquer que l’ondouble sa mise après avoir gagné.
— ÊTYM . Mot tiré de l’itadien, al più, au plus; dea (voy. A), l’article lo (voy. le), et più, plus (voy.
PLUS).
ALPISTE (al-pi-st’), s. m. Terme de botanique.Nom de plusieurs plantes graminées dont les grainespeuvent servir à la nourriture des petits oiseaux.
— ÊTYM . Espagn. alpiste, blé desCanaries. C’estsans doute un mot de ces lies.
fALQUIFOUX (al-ki-fou), s. m. Nom commer-cial du minerai de plomb sulfuré.
f ALRUNES (al-ru-n’). Terme d’antiquité germa-nique. Petites statues faites des racines les plus duresdes plantes; espèces de poupées couvertes de ca-ractères runiques.
ALSINE (al-si-n’), s. f. Voy. morgeline.
— ÊTYM . ’Aî.oivf), qui vient d’iXoo;, bois, parceque cette plante croît dans les lieux ombragés.
■f ALTAÏQUE (al-ta-ï-k’), adj. Terme d’ethno-logie. Race altaïque , race à laquelle appartiennentles populations s’étendant des sources de l’Oby et del’Irtisch jusqu’au nord de la Sibérie et au Kamt-chatka , et dont le berceau primitif doit être cherchédans les montagnes de l’Altaï . Cette race a été aussidésignée sous le nom d’ougro-finnoise.
f ALTARISTE (al-ta-ri s-t’), s. m. Chanoine particu-lier de la basilique du Vatican qui a le soin du maî-tre autel et des palliums.
— ÊTYM . Al tare, autel (voy. autel).
f ALTAVELLE (al-ta-vè-l’),s. f. Raie-pastenaque.
ALTE, s. f. Voy. halte.
f ALTÉRABILITÉ (al-té-ra-bi-li-té), s. f. Qua-lité de ce qui est altérable.
ALTÉRABLE (al-té-ra-bl’), adj. Qui peut être al-téré.
— ÊTYM . Altérer; provenç. altérable.
ALTÉRANT, ANTE (al-té-ran,ran-t’), adj. || 1° En
termes de médecine, qui modifie profondément etgraduellement la constitution. L’iode est un médi-cament altérant. || 2” S. m. Un altérant, un médica-ment altérant. Les altérants. || 3“ Qui cause la soif.Un mets altérant. Une nourriture altérante.
— êtym. Altérer.
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ALTÉRATION (al-tô-ra-sion; en poésie, cinq syl-labes) , s. f. || 1° En termes de physique, changementdans l’état d’une chose. L’altération d’un sel, d’uneliqueur. || 2° Dans l’usage ordinaire, changement dbien en mal. Il y a des altérations dans le texte, b ss.Hist. n, 13. Que la copie soit sans altération, id. Po-lit. Les altérations qu’ils faisaient à loi de Dieu , m.Hist. 11 , f 3. || 3° Falsification des monnaies. On nesaurait trop sévèrement punir l’altération des mon-naies. || 4° Émotion pénible qui se manifeste par lechangement des traits, de la voix. L’altération de savoix annonce une émotion profonde. Il répondit avecaltération. || 5" Grand besoin de boire. Il éprouve unealtération que rien ne peut calmer. || 6° En termesde musique, changement qu’on fait subir à certai-nes notes d’une gamme ou d’un accord.
—HIST. xiv* s. Alteration est transmutation d’au-cune qualité, oresme, Thèsede meunier. || xvi's. Parcequ’il n’y avait ny enflure ny alteration par le de-hors, mont. 1 , ioo. La mule mouroit d’alteration,desper. Contes, xcn. Sans qu’on se fust doubtêd’aucune alteration ny changement en sa personne,il luy prit tout soudain une.... amyot, P. Æm. 62.
— ÊTYM . Provenç. alteracio; esp. alteracion; ital.alterazione (voy. altérer).
ALTERCAS (al-tèr-kâ), s.m. Altercation, débat.Quoi qu’il en soit, cet altercas Mit en combustionla salle et la cuisine, la font. Fab. xn, 8. || Vieux.
ALTERCATION (al-tèr-ka-sion), s. f. Débat oucontestation. Une vive altercation. Ils ont de fré-quentes altercations.
— HIST. xiii* s. Il firent une accordance de paixdes altercations, du cange, accordia. || xiv* s. Enmains debas et altercacions, bercheure, f. 44 , verso.Une autercacions est entre eulz encontrée, Girart deRoss.v. 6(40. || xvi* s. Sur quoy il avoit tous lesjours ordinairement de grandes altercations en la tri-bune aux harangues alencontre d’Octavius, amyot,Graeques, (6. Difficultez, disputes et altercations,CARLOIX, VII, 23.
— ÊTYM . Provenç. altercatio; espagn. alterca-cion; ital. altercasione; d’altercatio (voy. alter-queb).
ALTÉRÉ, ÉE(al-té-ré,rée), part.passé. || 1”Chan-gé de bien en mal. Couleur altérée. Santé altérée.Monnaie altérée. |J 2° Peiné, affecté. Un tel discoursn’a rien dont je sois altéré, mol. Femm. sav. v, (.|| 3° Quia soif. Buvons toute cette eau ; notre gorgealtérée En viendrabien à bout, la font. Fab. vin, 25.|| Fig. Ils sont altérés de sang, fén. Tél. xvi. Ainsiparle en secret l’ange altéré de crime; Et tandis qu’ilse couche auprès de sa victime, D’un sourd et longfracas retentissent les monts, gilb. Mort d’Abel,ch. vu. Je vois ces fiers chrétiens, de rapine alté-rés, volt. Zaïre, 1 , 2 . Le ciel.... Du sang de l’inno-cence est-il donc altéré? rac. Iph. iv, 4. || On adit autrefois, substantivement, c’est un altéré, pourc’est un homme âpre au gain. || 4° En musique, sedit des notes naturelles ou diatoniques modifiéespar les dièses et le3 bémols.
f ALTER EGO (al-tè-ré-go), s.m. || 1" Titre donné,particulièrement dans le royaume des Deux-Siciles et en Espagne , à une personne chargée de rempla-cer la puissance souveraine. || 2° Familièrement.C’est mon alter ego, c’est un autre moi-même.
— ÊTYM . Alter ego, autre moi-même; aller, autre(voy. autre), ego, je, moi (voy. je).
ALTÉRER (al-té-ré), ». a. || 1° En termes de phy-sique, changer l’état d’une chose. Le sel altéreraitce corps. || 2° Changer une chose de bien en mal.Le soleil altérera ces couleurs. Altérer les moeurs.Altérer l’amitié. La diverse nourriture [éducation],Fortifiant en l’un [chien] cette heureuse nature,En l’autre l’altérant, la font. Fab. vin, 23 . Unepitié qui n’altère en rien leur félicité, fén. Tél. xix.Mais quel triste mélange altère ce bonheur ! volt.Zaïre, 11 , (. Etnos seuls ennemis altérant sa bontéAbusaient contre nous de sa facilité, rac. Brit. v,3Et du méchant l’abord contagieux N’altère pointson innocence, id. Athal. 11 , 1 . Des interprétationsqui en altéraient la pureté, mass. Évid. Ce qui peutaboutiràdé.rangerlafortune et altérer les affaires, id.Car. Nombre des élus. || 3° Agiter, émouvoir pénible-ment, en parlant des personnes. Quel sujet inconnuvous trouble et vous altère? boil. Sat. ni. || 4° Al-térer la vérité, ne pas s’y conformer. Son ingénuitéN’altère point eDcor la simple vérité, rac .Athal.n, 7. || Altérer un discours, le rapporter autrementqu’il n’a été prononcé. Altérer un texte, en cor-rompre le sens. Après avoir altéré saint Grégoire,l’auteur affecte.... boss. Préf. || Altérer les mon-naies, les falsifier. || 5° Exciter la soif. La cha; eur