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n’en eut si grant mestler, quesnes, Romane, p. tôt.Diexl donnez m’ [moi] à mari Garin, Mon douaamin, tb. p. 72. Jamais en nos aa'ges [nous] ne por-tassions enseigne,[si] Ne fust vos bons amisti cuensHues du Maine, Sax. xxx. Tei amin [tes amis], chiersire, et tei proisme aprocharent et esturent encon-tre ti, st-bern. B5B. || xin" s. Il furent bon ami sansmal et sans envie, Berte, n. Adonc tenoient Francles Tyois pour amis, ib. v. Ha Diexl verrai-je mais,fait-elle, mes amis 1 ib. xxx. Devant lui sont venusi plus privé ami, ib. cvm. Symons en [de Berte]fait sa niece, et Constance s’amie, ib. lx. Dame, oralés seoir arriéré ;Amit avésetcointe et noble, Lai d’I-gnaur. Si croi que mains en esprovast De ceus qui àson tens vivoient, Qui si ami de bouche estoient, laRose, 6428. Se cil qui tant iert tes amis, En bien amera son cuer mis, Lors vaudra miex sa compaignie,ib. 2713. Biaus amis, que faites-vous là? Fait Cortoi-sie, ça venez, tb. 784. Texgensnepoentnene doiventpenre don ne promesse de nului, se ce n’est de loramis de char, ou de lor sengneurs, beadm. xxxii,33. ]| xiv* s. Et te souviengne de la guerre Qui a ré-gné en mainte terre Par espicial ou pays Dont tu estoy et tes amis [partisans], Liv. du bon Jeh. 66.||xvi” s. L’amour de m’amye, rab. Cor. i, 9. Cegentilhomme lui sembla n’estre point si riche, qu’illui dust tenir fort d’avoir sa amie non plus que lui,marg. Nouv. ix. Quoi, m’amie? il n’est point unmeilleur mari que le mien, id. ib. xv. Quand ilvouloit, il parloit à son amie, id. ib. xxi. Ils es-toient amis de leur pals— amis d’ambition et detrouble— Ils n’estoient ni amis l’un de l’autre , nyamisàeulx mesmes, mont, i, 214. Maniepce, m’a-mie, depuis que je t’ay cogneu.... id. iv, 328. Elle fitapparoir à Alessio s’amie couchée auprès de lui,des per. Contes, cxxvm. Le regard du bien pu-blic feit que Brutus devint amy de Pompeius ,duquel auparavent il estoit ennemy, et ennemy deCæsar, duquel il estoit amy, amtot, Brut, et Dion, B.Ces amis de fricassée et de nappe mise, id. Com-ment discern. le flatt. 4 7. Au besoin cognoist onl’ami, h. est. Précell. p. 4 80 . La mort n’ha pointd’ami, le malade n’en ha qu’un demi ; et quant aupoure, point du tout, id. ib. p. 4 67.
— ÉTYM . Bourguig. aimin, aimie; Berry, otmi,imi; provenç. amie, amiga,amia ; espagn. arnigg ;ital. amieo ; d’omfcus, ayant même radical queamare, aimer. Dans l’ancien français , nominatifsingulier amis, régime ami; nominatif pluriel ami,régime pluriel amis.
AMIABLE (a-mi-a-bl’), adj. || 1* Doux, gracieux.Paroles amiables. La confraternité, trop oubliée del’espèce humaine, s’entrelacera par une circulationplus amiable et plus aelive dans tous les rapportspolitiques et commerciaux, Mirabeau, Collection,t.v, p. 39. Le ciel amiable, malh. i, 4. || Peu usité ence sens hors de la poésie. j| 2° Amiable compositeur,celui qui est chargé d’accommoder un différend. L’ar-bitre choisi est unmédiateuramiable et non un jugede rigueur, fén. Tél. xxm. || Convention ou partageamiable. || 3° X l’amiable, loc. adv. Par voie de con-ciliation, sans procès. II valait mieux traiter à l’a-miable, boss. Lett. quiét. 4 39. Si les affaires ne peu-vent pas être accommodées à l’amiabie avec nosparties, id. Var . 3. Il n’a pas tenu à moi que nousn’ayons terminé notre différend à l’amiable, id. Lett.4 83. La charité les obligeait à s’expliquer àl’amiableavecl’auteur, id. 4" écrit. || Vente à l’amiable, ventede gré à gré.
— hist. xn* s. Naissance plaine de sainteit, hono-raule al munde, amiaule as hommes, st-bern.p. B30. || xiv” s. Et ceulx qui tantost font l’unà l’au-tre ouvres amiables, ilmonstrent parce que il veu-lent estre amis, oresme, Elh. 236. ||xv”s. Et leurbailla certains articles assez amyables par escript,comm. n, 3. Il avoit la parolle doulce et amyable,id. iv, 7. || xvi* s. Les supplians estre traictez plushumainement, en consyderation de ce qu’ilzavoyent de tous temps esté bons et amiables voi-sins, rab. Gar. i, 26 . Ces salades me semblent bienaussi bonnes, et quelque peu plus doulces et amia-bles à l’estomach, id. Épi. 42. Dieu tegard, douce,amiable Calandre, marot, iii, 4 4 5. Le mespris dela mort nous donne le goust pur et amiable de lavie.... mont, i, 70. Il estoit le plus doulx et le plusamiable envers les autres qu’il estoit possible,amyot, Lyc. 46. Il estoit courtois, et avoit la pa-role doulce et amiable, id. Solon , 64. Conquérantaucuns des peuples par force d’armes, et gaignantles autres par amiable voye, id. Caton, 4 9. Mithri-dates luy feit tout le bon traittement et amiable re-cueil qui luy fut possible, id. Uariut, 56.
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provenç. amicable, amigable; d’amicabilis, deamicus (voy. ami).
AMIABLEMENX (a-mi-a-ble-man), adv. D’unemanière amiable. Je lui ai parlé amiablement. Etl’on prend plaisir à lui enfoncer le trait dans l’âme,d’autant plus avant et plus sensiblement qu’on pa-raît le faire plus charitablement et plus amiable-ment, bourd. Pensées, t. il, p. 300.
— HIST. xn” s. Puis lui a dit moût amiablement,Ronc.p. 4 72. Or vus requiert li reismult amiablement,Qu’en vostre terre n’ait en nul liu recetment, Th.le Hart. 64. E jo frai dreiture à tuz amiablemente dulcement, Rois, 4 73. || xm” s. Cis [Bel-accueil]m’abandonna le passage De la haie moult douce-ment, Et me dist amiablement.... la Rose, 2808 .Donnés donc amiablement Biaus petis dons resna-blement, Si que n’en cheiez en poverte; Damage iauriéset perte, ib. 3239. ||xiv” s. Et, à dire vérité,nous cuidons que tout homme bon et sage soustientet porte amiablement et convenablement toutes for-tunes, oresme, Eth. 28. Et ainsi appert que lemalvès n’est pas disposé quant à soy meisme amia-blement, car il n’a en soy chose amable ou qui soitd’amiableté, id. ib. 268 . || xv” s. Et alla, atout grandroute de ses gens, le maréchal [de France] à l’en-contre de lui le seigneur de Coucy, et le recueillitmoult amiablement, froiss. n, n, 7. Traicter deleurs affaires le plus amyablement que faire sepourroit, comm. ii, 7. ||xvi” s. Les peuples voisins,doulx et gracieux, les receurent amiablement,amyot, Rom. 4. C’est une chose divine à Numaqu’il les ait peu contenir en paix, et faire vivreamiablement ensemble, id. Lyc. et Numa comp. 4 0 .Pour décider amiablement ce different, ilz eleurentarbitres les ambassadeurs des Parmesans , id. Ida-rius, 46.
AMIANTE (a-mi-an-t’), s. m. Substance minérale,naturelle, à filaments nacrés et soyeux, incombus-tible et infusible. C’est un silicate de magnésie.
—• ÉTYM . ’Afiiavroi;, de à privatif, et piaiveiv,souiller (voy. miasme) : qui ne peut être souillé.
AMICAL, ALF, (a-mi-kal, ka-1’), adj. Inspiré parl’amitié; qui annonce l’amitié. Relations amicales.Protestations amicales.
— rem. L’Académie le dit inusité au pluriel mas-culin, mais aucune raison n’oblige à ne pas s’enservir. Des conseils amicaux.
— ÉTYM. Ami; wall. amistâve; namurois,omicft «-tauve.
AMICALEMENT (a-mi-ka-le-man), adv. D’unemanière amicale. Quiconque a vu des masques dansun bal danser amicalement ensemble.... peut se faireune idée du monde, vauven. Max. 330.
— ÉTYM . Amicale au féminin, et ment.
AMICT (a-mi. Le et ne se prononce jamais, même
devant une voyelle), s. m. Linge bénit que le prêtremet sur ses épaules pour dire la messe.
— HIST. xili” s. Au plus tost que il pot venir,S’ala des vestemenz vestir, L’aube et l’amist tôtsanz dangier, Et Renart li curut aidier, Ren. 3377.
— ÉTYM . Amictus, à’amicire, couvrir.
| AMIDE (a-mi-d’), s. f. et mieux s. m. Termede chimie. Radical organique admis hypothétique-ment par les chimistes et représentant un sel d’am-moniaque moins un atome d’eau.
f AMIDINE (a-mi-di-n’)ou AMIDONE(a-mi-do-n’),s. f. Terme de chimie. Substance opaque ou demi-transparente,blanche, ou d’un blanc jaunâtre, insi-pide , inodore ; elle se forme lorsqu’on abandonne àlui-même l’empois d’amidon à la température del’atmosphère.
AMIDON (a-mi-don), s.m. || 1° Fécule tirée desvégétaux, sous forme de poudre blanche grenue , ouformée de petites masses amorphes. L’amidon ducommerce est préparé avec la farine gâtée, l’orgeou le froment grossièrement moulus. || 2° En chi-mie, principe immédiat neutre des végétaux, très-abondamment répandu dans leurs organes.
— SYN. amidon , fécule. En chimie amidon etfécule sont des synonymes parfaits ; mais l’usageauquel on applique la substance qu’ils désignentleur donne une acception différente. Ainsi, dans lesarts, la fécule des céréales s’appelle amidon; ap-pliquée à l’alimentation et à la thérapeutique, lafécule de pomme de terre garde le nom de fécule, etl’on dit aussi fécule d’arrow-root. Amidon est uneexpression spécifique ; fécule un terme générique,
LEGOARANT.
— HIST. xiv” s. Fleur d’amidon ou ris, Ménagier ,n, B. || xvr s. Faut prendre lait de tintimal etpoudre d’encens incorporés avec un peu de fleurd’amidon, paré, xv, 26 . Poudre de ceruse de Ve-
AMI
nise ou blanc d’amidon, id. xxv, 44. Celuy qui au-paravant et hier rejettoit avec horreur des œufs,de l’amidon et du pain le plus blanc du monde,aujourd’hui mange du pain bis, amyot, De la tranq.d’âme, 6 .
— ÉTYM . Bourguig. aimidon ;d’une forme allon-gée faite probablement surl’italien ou l’espagnol ;car dans l’ancien français amidon se disait godron;ital. amido; portug . amido ; espagn. aimidon;d’amylum, d’Spukov, de à privatif, etpéXïi, meule(voy. meule) : qui n’a pas été préparé à la meule.
f AMIDONNE (a-mi-do-n’), s. f. (Voy. amidine ).
f AMIDONNÉ, ÉE (a-mi-do-né, née’), adj. En-duit d’amidon. Bandage amidonné, bandage dontles pièces ont été trempées dans une solutiond’amidon.
f AMIDONNER t (a-mi-do-né),t>. a. Enduire d’a-midon.
f AMIDONNERIE (a-mi-do-ne-rie), s. f. Fabriqued’amidon.
AMIDONNIER (a-mi-do-nié), s. m. Fabricant,marchand d’amidon.
AMIGDALE (a-mi-gda-1’), s. f. Mauvaise ortho-graphe. Voy. amygdale.
f AMIGNARDER (a-mi-gnar-dé), t). a. Rendremignard.
— HIST. xvi” s. Les petits enfants se delectent àouir paroles flateuses et qui les amignardent, paré,xviii, 24.
A-MI-LA (a-mi-la). Terme de musique. Il servaità désigner la note la, et surtout le ton de la. Cetair est fait en a-mi-la. || Il n’est plus usité.
AMINCI, CIE(a-min-si, sie), port, passé. Devenu,rendu mince. Sa taille amincie.
AMINCIR (a-min-sir), v. a. |] 1° Rendre plus min-ce. Amincissez ces planches, qui sont trop épaisses.|| 2” S’amincir, v. ré fl. Etre aminci. La peau s’a-mincit au-dessus d’un abcès.
AMINCISSEMENT (a-min-si-se-man), s. m. Actiond’amincir, de diminuer d’épaisseur; état de ce quiest aminci. L’amincissement d’une lame de couteauqui passe sur la meule.
AMIRAL (a-mi-ral), s. m. || i° Chef suprême desforces navales. Les amiraux. Calmez-vous, amiral;vous, Guise , respectez Un vieillard, ma puissance etla foi des traités, m.j.chén. Charles IX , rv, 4. || 2“ Ils’est dit aussi de l’officier qui commandait une flotte,quoiqu’il n’eût pas la charge d’amiral. || 3” Aujour-d’hui titre du grade le plus élevé dans la marine mili-taire. || 4” Adj. Le vaisseau amiral, le vaisseau d’uneflotte monté par un amiral. L’incendie, attaquant lafrégate amirale , Déroule autour des mâts son ardentespirale, v. hugo, Orient. B. || 5'Dansunport, le vais-seau amiral ou simplement l’amiral, le vaisseau surlequel se font les inspections, siègent les conseils deguerre, et s’exécutent les jugements qu’ils pronon-cent. || 6” Amiral ou grand amiral, la quatrième di-gnité de l’ordre de Malte. || 7” Nom d’une coquilleunivalve fort jolie, des côtes de la mer des Indes.
— hist. xi” s. Les amirafles et les filz as conturs[comtes], Ch. de Roi. lxvi. Si la tramist [l’espée] liamiralz de Primes, ib. lxxv. ||xh” s. Que li [Mar-sile] tramist un amiral [émir] cortois, Ronc. p. 6 .Irez à l’amirant, ib. p. 4 3. Li amirauz [émir] de cuinos fiefs tenons, ib. p. 4 47. Seignor baron, dit-il,nobile chevalier, Estes ci assemblé, amirant et prin-cier, Sax. vi. Jà Loeys ne lor sera aidans, Ne em-pereres, ne rois, ne amirans, Raoul de C. 4 64 .||xin” s. Si i fu li soudans de Coigne.... et cius deHalappe,oùli boin chevalier sont de paienie, etmoult d’autre soudant et amirant, et s’accordèrenttous que.... Chr. de Rains, 90. || xiv* s. Y avoit unetable qui de vertu ot tant, Que nulz homs ne pooit,ne roy ne amirant, Aporter nul venin qui tant fumalfaisant, Guescl. 9110. ||xv” s. [Ceux de Karen-tan] sentoient sur mer l’admirault de France etl’admirai d’Espaigne avec lui gisant à l’ancre,froiss. il, n, 27. || xvi” s. Les galeres venoient tirerà bout touchant l’esquipage de ce vis-amiral, quis’estonna moins que l’amiral, d’aub. Hist. u, 302.
— ÉTYM . Provenç. amirau, amirar, amiralh,amirati; espagn. almirante; ital. almiraglio, am-miraglio; bas-lat. admiralius, almiragius, nieraidans une chronique de 4 4 90, amirarius, amiratus,amurati, amirandus, amiræus; bas-grec, àp^p età|AY|p“î- On fait venir ce mot de l’arabe amir albahr, commandant de la mer. Le mot bahr s’étantperdu, il vaut mieux y voir seulement le mot émir