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Tome premier. A - C.
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APH

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p. <<<. Touz jors [il] acroissoit les noveles, Quantel [elles] n’ierent bonnes ne beles, Et les bonnesapetissoit, la Rose, 14786. Si vorroit ele [l’envie]apetisier Sa proece au mains, et s’onor Par parolefaire menor, ib. 276. Lonctens tenir mauvese cou-tume ne apetize pas pechié, ainz le croist, Liv. dejust. 8. Meesmement quant li uzages n’apetice deriens le [la] droiture au segneur, beaum. xxvi, 8.Honneure et aime toutes les persones de sainte Es-glise, et garde que en ne leur soustraie ne apetiseleur dons et leur aumosnes que tes devanciers leurauront donné, joinv. 30). || xiv* s. Et ainsi leur pro-vende apetissoit toudis, Guescl. Var . du vers ))24).|| xv* s. Si là se fussent longuement tenus, leurtroupeau fust de moult appetissé, Bouciq. n, ch. 22 .Et si la hayne y avoit esté paravant grande, ellel’estoit encores plus, et du costé du connestable lecueur ne luy estait point appetissé, comm. iii, )).Et desiroient de voir appetissé [leur duc], pourveuqu’ilz n’en sentissent riens en leur pays, id. v, )6.Et desiroit ledit duc d’Orléans estre secouru, parceque ses vivres appetissoient, id. viii, 7. || xvi's. Lesvivres leur appetissoient fort, et commenceoient àen avoir faulte, amyot, Timol. 26 . L’envie de que-reller et de guerroyer se passoit au prix que la puis-sance leur apetissoit, id. Philop. 3). Par discorde,les grandes choses s’apetissent, o. de serbes, ) 00 t.

— étym. À et petit; génev. et Berry, apetissir.Pour l’orthographe par un seul p, voyez apaiser.

f APETTE (a-pè-t’), s. f. Un des noms vulgairesde l’abeille domestique.

— ÉTYM . Voy. ABEILLE.

f APEX (a-pèks), s. m. || l°Terme de botanique.Nom de l’étamine dans To'umefort. Actuellement,synonyme de sommet. || 2° Terme de philologie.Apices, pluriel latin de apex (voy. apices).

— ÉTYM . Apex, sommet.

f APHANIPTÈRES (a-fa-ni-ptê-r’), s. m. plur.Terme d’histoire naturelle. Ordre d’insectes. Le genrepuce est le type de cet ordre.

— ÉTYM . ’Açavùç, invisible, de à privatif, et çaf-veiv, briller (voy. phénomène), et nveociv, aile.

f AP1IAN1TE (a-fa-ni-t’), s. f. Terme de géologie.Sorte de roche.

— ÉTYM . ’Acpavù;, non apparent, à cause que lesparties fondues de cette roche ne se laissent pas re-connaître à l’œil.

APHÉLIE (a-fé-lie), s. m. || 1“ Terme d’astronomie.Point de l’orbite d’une planète où elle est le plus éloi-gnée du soleil. L’aphélie est l’opposé du périhélie.|)2 °Adj. La terre est aphélie, le plus éloignée du soleil.

— ÉTYM . ’Acp’ pour à7rô, marquant éloignement,

soleil (voy. héliaque).

APHÉRÈSE (a-fé-rê-z’), s. f. || 1“ Figure de gram-maire par laquelle on retranche une syllabe ou unelettre au commencement d’un mot. || 2* Action deretrancher; partie de la chirurgie qui traite des opé-rations dans lesquelles on retranche du corps unepartie quelconque.

— ÉTYM . ’Açatpeffiç, de chpocipÉM, enlever, de à<ppour àno, marquant l’éloignement, et aipÉw,prendre (comp. hérésie).

t APHIDIEN, IENNE (a-fi-diin, diè-n’), adj.Terme de zoologie. Qui a rapport aux pucerons.

[ APHI.OGISTIQUE (a-flo-ji-sti-k’), adj. Termedidactique. Lampe aphlogistique, lampe qui brûlesans flamme. C’est une lampe inventée par Davy.

—ÉTYM . ’A privatif, etphlogistique (voy. ce mot).

t APHONE (a-fo-n’), adj. Terme didactique. Quin’a pas de son ; qui n’a pas de voix Une affectiondu larynx rend aphone ce malade.

— ÉTYM . ’Açmvo? (voy. aphonie).

APHONIE (a-fo-nie), s. f. Perte plus ou moinscomplète de la voix.

— ÉTYM . ’Açoma, de à privatif, et ç&mj, voix (voy.phonique).

APHORISME (a-fo-ri-sm’), s. m. Sentence renfer-mant un grand sens en peu de mots. Les aphoris-mes d’Hippocrate. On a de Mahomet quelques apho-rismes de médecine, volt. Mœurs, 6.

— REM. Ce mot, qui était borné d’abord à lamédecine, s’est étendu, et l’on dit maintenant desaphorismes politiques.

— hist. xvi* s. Les propositions et vérités y sontespesses, mais souvent toutes seches et crues,comme aphorismes, ouvertures et semences de dis-cours, charron, Sagesse. Préf. de la 2 * édit.

— ÉTYM . ’Acopiugè;, de àç’ pour àtto, marquantséparation, et 6p!Çw, borner (voy. horizon) ; mot àmot, ce qui sépare du reste et détermine.

f APHORISTIQUE (a-fo-ri-sti-k’), adj. Qui tientde l’aphorisme. Concision aphoristique.

—ÉTYM .’Apoptuvixô;, d’ocoopujp-o; (voy. aphorisme).

PICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

APHRODISIAQUE (a-fro-di-zi-a-k 1 ), || 1” Adj .Terme de médecine. Qui a la propriété d’exciter auxplaisirs de l’amour. || 2° S. m. Un aphrodisiaque. Ondit que les Orientaux demandent souvent des aphro-disiaques aux médecins européens.

— ÉTYM .’AppoSifftaxot, de ’Apr.Oûîrr,, Vénus.

f APHRONITRE (a-fro-nl-tr’), s. m. Fleur de ni-tre qui se formait autrefois dans les nitrières, lors-que la rosée y tombait, ou par d’autres moyens qual’art employait.

— étym. ’Açpàc, écume (le même que le sanscritabhra, nuage), et nitre.

APHTIIE (a-ft’), s. m. Terme de médecine. Pe-tite ulcération qu’on observe sur les membranesmuqueuses, et qui affecte particulièrement l’inté-rieur de la bouche.

— ÉTYM . Génev. alphes, alphtes; de àtp0a!, le-quel vient de â.mu>, enflammer. "Airno, enflammer,etittvw, joindre, unir, sont le même verbe, parceque, pour allumer le bois, on le frotte, pratiqueencore usitée chez les sauvages, "Aitvw, joindre, ala même origine que le latin aptus (voy. apte).

f APHTHEUX, EUSE (af-teû, teû-z’) ,adj. Qui tientdes aphthes.Éruption aphtheuse, angine aphtheuse.|| Maladie ou fièvre aphtheuse, chez les animaux,maladie éruptive et contagieuse, caractérisée par ledéveloppement d’aphthes sur la membrane buccale,sur les trayons, l’origine des onglons.

APHYLLE (a-fi-1’), adj. Terme de botanique.Plante aphylle, plante qui n’a pas de feuilles.

— ÉTYM . ’AçuXXoç, de à privatif, et de <pé),Xov,feuille (voy. feuille).

API (a-pi), s. m. Petite pomme ordinairement colo-rée, d’un seul côté, d’un rouge très-vif. Une pommed’api.

— ÉTYM . Ital. appiuola et mêla appiuola, pommed’api; du latin appianum, pomme d’api.

f APIAIRE (a-pi-ê-r’J. || 1“ Adj. Terme de zoolo-gie. Qui ressemble à une abeille. || 2° S. m. plur. Lesapiaires, la tribu des abeilles.

— ÉTYM . Apiarius, de apis (voy. abeille).

f APICAL, ALE (a-pi-kal, ka-1’), adj. Terme di-dactique. Qui a rapport au sommet d’une chose.

— ÉTYM . Apex, sommet.

•f APICES (a-pi-sès’), s. m. plur. Terme de phi-lologie. Les petits signes, tels que les accents, qu’onmettait dans l’écriture du grec.

— étym. Pluriel de apex, sommet.

f APICIFLORE (a-pi-si-flo-r’), adj. Terme de bo-tanique. Qui a des fleurs terminales.

— ÉTYM . Apex, sommet, et flos, fleur.

j-APICULE (a-pi-ku-1’), s. f. et m. Terme d’histoire

naturelle. Pointe aiguë, courte et peu consistante.

— ÉTYM . Diminutif d’apex, pointe, sommet.

f APICULÉ, ÉE (a-pi-ku-lé, lée), adj. Terme debotanique. Qui est terminé au sommet en pointecourte et aiguë.

-[APICULTEUR (a-pi-kul-teur), s. m. Qui élèvedes abeilles.

— ÉTYM . Voy. apiculture.

t APICULTURE (a-pi-kul-tu-r’), s. f. Art d’éleverdes abeille.

— étym. Apis, abeille (voy. ce mot), et culture.

f APIQUAGE (a-pi-ka-j’), s. m. Terme de marine.

Action d’apiquer.

f APIQUER (a-pi-ké). || 1° V. n. Terme de marine.On dit que le câble apique, quand le vaisseau appro-che de l’ancre qui est mouillée et que le câble com-mence à se roidir et à être perpendiculaire. || 2° V. a.Disposer les vergues d’un bâtiment à peu près ver-ticalement.

— ÉTYM . A et pic,

f ). APIS (a-pis’), s. m. Terme d’astronomie. Petiteconstellation de l’hémisphère austral. On la nommeaussi Abeille.

— étym. Apis, abeille (voy. ce mot).

f 2. APIS (a-pis’l, s. m. Terme de la religion del’ancienne Egypte . Le bœuf Apis, bœuf adoré par lesÉgyptiens, aux yeux de qui il était une incarnationperpétuelle du Dieu suprême Phtah en une succes-sion de veaux, dont la naissance était regardéecomme divine à certains signes.

— ÉTYM . Mot égyptien.

APITOYÉ, ÉE (a-pi-to-ié, iée ou a-pi-toi-ié, iée),part, passé. Apitoyé par les souffrances de ces pau-vres gens.

f apitoiement (a-pi-to!-man), s. m. Action des’apitoyer. Cœur porté à l’apitoiement.

APITOYER (a-pi-to-ié ou a-pi-toi-ié). || 1* T. a.Toucher de pitié. Tâchez de l’apitoyer. |j 2" S’api-toyer, v. re'fl. Être ému de pitié, compatir.

— ÉTYM . A et pitié. Pour l’orthographe par unseul p, voyez apaiser.

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fAPIVORE (a-pi-vo-r’), adj. Qui dévora lesabeilles.

— étym. Apis, abeille (voy. ce mot), etrorare,dévorer (voy. vorace).

f APLAIGNER (a-plè-gné) ou A PLANER (a-pla-né),v. a. Technologie. Diriger du même côté les brins dela laine d’un drap.

— ÉTYM . Le même que aplanir.

f APLANER (a-pla-né), v. a. Voy. aplaigner.

APLANI, IE(a-pla-ni, nie), part, passé. || 1° Ren-du plan, uni. Terrain aplani. Le calme est revenusur la mer aplanie, lagrange-chancel, Alceste, n,4.|| 2° Fig. Difficulté aplanie. Il croit s’en voir par làles chemins aplanis, corn. Attila, iv, 1.

APLANIR (a-pla-nir), t). a. || 1“ Rendre plan ouuni ce qui ne l’était pas. Aplanir un terrain. Aplanirune route. || 2° Fig. Phêbus a-t-il pour vous aplanile Parnasse? boil. Sat. ix. Et leur osent du crimeaplanir le chemin, rac. Phèd. iv, o. Vous avez sudu trône aplanir le chemin, volt. Mêr . I. Vous quiamollissiez devant lui les duretés des cœurs obsti-nés et qui aplanissiez les hauteurs des esprits su-perbes, fléch. Panég. n, p. 280 . Aplanissons lesvoies de notre conversion, mass. Épiph. C’est ànous à aplanir les difficultés qui s’y trouvent , id.Parole. En prenant soin d’aplanir les difficultés,boss. Lett. 1 69. H faut de ces périls m’aplanir lasortie, corn. Rod. iii, ). ||3° S’aplanir, v. rifl. Leterrain s’aplanit du côté des montagnes. On promitque toutes les difficultés s’aplaniraient.

— HIST. xvi* s. L’aspreté de leurs réglés est in-continent applanie par l’acoustumance, mont, i,283. Et s’il avenoit qu’eussions esté repoussez dupremier assaut, on continuerait encore de tirer cinqou six mille coups de canon pour aplanir les bres-ches, lanoue, 46). Et ayant la place en peu dejours esté nettoyée et aplanie, Timoleon y feit edi-fier des salles et auditoires à tenir la justice, amyot ,Timol. 32. Gens de bras pourapplanir les chemins,id. Lucul. 49. L’ignorance des fortificateurs de cetemps-là estait de hausser les contr’escarpes _ et noles applanir pas, d’aub. Ilist.n, 145. On pique àpointe de marteau les meules de moulin, quand ellessont trop applanies, pour les rendre aspres et rabo-teuses, PARÉ, iv, 2.

— étym. A et plan. Le vieux français était apla-nier ou aplanoier. Les autres langues romanes fontce verbe delà première conjugaison : provenç. apla-nar; espagn. allanar; ital. appiannre. Pour l’or-thographe par un seul p, voyez apaiser.

APLANISSEMENT (a-pla-ni-se-man), s. m. Ac-tion d’aplanir ; le résultat de cette action.

— étym. Aplanir.

f APLATER (a-pla-té ), v. a. Terme de marine.Répartir les matelots sept par sept pour manger aumême plat.

— ÉTYM . A et plat, substantif.

APLATI, IE (a-pla-ti, tie), part, passe. || 1° Renduplat. La terre est aplatie vers les pôles. Vers un bordmoins battu par les flots Où d’un roc aplati le som-met sort des eaux, lemierre, G. Tell, v, 3. || 2" Fig.Étouffé, assoupi, abaissé. Des caractères aplatis.L’affaire des poisons est toute aplatie, sév. 404.

APLATIR (a-pla-tir). || 1° V. a. Rendre plat. Tâchede l’aplatir à grands coups de marteau, la font.Ch. imp. Newton prouva que le mouvement de ro-tation de la terre a dû l’aplatir à ses pôles, laplace,Exp. v, 6. || 2° S’aplatir, t>. rifl. Devenir plat. Latumeur s’aplatit.

— ÉTYM . A et plat, adjectif. Berry, aplanir;provenç. aplatir, aplatar; ital. appiatare. Pourl’orthographe parunseul p, voyez apaiser.

APLATISSEMENT (a-pla-ti-se-man), s. m. Actiond’aplatir; état de ce qui est aplati. Ce voyage [àCayenne ] a été la première origine de la connais-sance de l’aplatissement de la terre, volt. Louis JIV,31. La rotation du sphéroïde terrestre l’aplatit à sespôles, et cet aplatissement, combiné avec l’actiondu soleil et de la lune, donne naissance à la pré-cession des équinoxes, qui, avant la découverte dola pesanteur universelle, ne paraissait avoir aucunrapport au mouvement diurne de la terre, laplace,Expos, iv, 14.

— HIST. xvi* s. Par le moien d’un petit aplatis-sement que pour ce service-ci on laisse à larusche,

O. DE SERRES, 450.

— ÉTYM . Aplatir.

f APLATISSF.RIE (a-pla-ti-se-rie), s. f. Atelier oùl’on aplatit les barres de fer.

| APLATISSEUR (a-pla-ti-seur), s. m. Celui quiaplatit. Vous devez, mon cher aplatisseur de ceglobe.... volt. Lettre à Maupertuis, 6 octobre 1741.

f APLATISSOIRE (a-pla-ti-soi-r’), s. f. CjT mires

I. — 21