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Tome premier. A - C.
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BAS

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BAS

Une des deux feuilles de la scie du tablettier. || Auplur. Des bas-feuillets.

BAS-FOND (bâ-fon), s. m. || 1° Terrain bas et en-foncé. Une maison située dans un bas-fond. || 2°En-droit de la mer peu profond, mais sur lequel la na-vigation est possible ; par opposition à haut-fondqui vient jusqu’à fleur d’eau et sur lequel il est dan-gereux de naviguer. || Au plur. Des bas-fonds.

— ÉTYM . Bas et fond.

I[ BAS-GREC (bâ-grèk), s.m. Voy. bas t .

■(•BASICITÉ (bâ-zi-si-té), s. f. Terme de chimie.Propriété qu’a un corps de jouer le rôle de basedans certaines combinaisons ou même dans toutes.

— ÉTYM . Base.

( BASIFICATION (ba-si-fi-ca-sion), s. f. Termede chimie. Acte par lequel un corps passe à l’état debase.

— ÉTYM . Les verbes hypothétiques basifier, basi-ficare, de basis, base, et le suffixe ficare, faire.

f BASIFIXE (bâ-zi-fi-ks’), adj. Terme de bota-nique. Qui tient à une autre partie par sa base. An-thère basifixe.

— ÉTYM . Base et fixe.

| BASIGÈN'E (bâ-zi-jê-n 1 ), adj. Terme de chimie.Qui produit les bases.

— ÉTYM . Base, et yev^c, suffixe grec signifiantqui est engendré, et ici mal employé pour qui en-gendre.

■f BASIGVN'E (ba-zi-ji-n'J, s. m. Terme de bota-nique. Nom donné quelquefois au supportdel’ovaire.

— ÉTYM . Base, et yuvri, femelle.

BASILAIRE (ba-zi-lê-r’), adj. Terme d’anatomie.Qui sert de base ou qui appartient à une base etparticulièrement à la base du crâne.

— HIST. xvi* s. L’os basilaire ou cunéiforme ousphénoïde, de figure semblable à unechauve-souris,paré, ni, 4.

— étym. Sans doute de base, bien que la forma-tion soit très-irrégulière.

( t. BASILE (ba-zi-1’), s. m. Ordre de Saint-Ba-sile ; le plus ancien de tous les ordres religieux, fondédans les déserts du Pont au iv*siècle par saint Ba-sile le Grand, évêque de Césarée en Cappadoce . L’ha-bit est le même que celui des bénédictins, sauf lacoule, qui est plissée devant et derrière. Il y a desreligieuses de même ordre portant un grand man-teau noir et une guimpe noire.

— ÉTYM . BxsiXeioç, nom propre.

f 2. BASILE (ba-zi-1’), s. m. Personnage du Bar-bier de Séville, de Beaumarchais , dont le nom s’em-ploie dans la conversation pour désigner un calom-niateur à la fois sot et mercenaire.

f 3. BASILE (ba-si-1’), s. m. Terme de métier.Inclinaison du fer d’un rabot, d’une varlope.

t. BASILIC (ha-zi-lik), s. m. Herbe odoriférantede la famille des labiées ( ocymum basilicum, £.).

— HIST. xvi* s. Sauge, basilic, sariette.... paré,xxiv, 7. Un animal semblable à un scorpion, lequels’estoit engendré pour avoir continuellement sentidu basilic, id. xix, <6. Le basilic, la lavande, l’as-pic, et semblables herbes, o. ne serres, 4n.

— ÉTYM . Bourguig. basericle; de basilisca, pe-tite reine, de (JotaiXwxoç, petit roi (voy. basilique 2).

2 . BASILIC (ba-zi-lik), s. m. || 1° Espèce de lé-zard ou de serpent auquel les anciens attribuaient lafaculté de tuer par son seul regard. || Fig. Des yeuxde basilic, des yeux qui expriment le courroux et lahaine. Il le regardait avec des yeux de basilic.

|| 2° En histoire naturelle, nom d’un genre de rep-tiles, tous de l’Amérique et inoffensifs, vivant surles arbres, ainsi nommés par Linné à cause qu’ilsressemblent à la description du basilic fabuleux desGrecs. ||J3° Anciennement, très-gros canon, portanttco livres de balle, et nommé d’après le serpent,comme les coulevrines.

— HIST. xiii* s. Murcuz, uns connestables, en-contra un basilique, Hist. occid. des croisades, t. n,p. 580. || xvi* s. Puisque, beaux basilics, qui tuezpar la vue, Je tiens ma liberté que j’estimois per-due.... J. le houx, viii. Là furent gagnées plusieurschoses remarquables, comme des basilics de diverscalibres, jusquesà 80 livres de balles, et des pier-riers de aoo livres, d’aub. Hist. i, 240. Desbazilicsqui portoient 48 livres, id. ib. iii, I4fl. 8 basilicssur quatre roues chacun, carloix, viii, 24. Entretous les serpers, le basilic est le plus venimeux,paré, xxiii, 26. Couleuvrines, serpentines, basi-lisqs.... noms pris des plus pernicieux animaux,comme des serpens, couleuvres, et. basilisqs, id.ix, Préf.

— ÉTYM . Basiliscus, de pactXhjxo;, petit roi

(ainsi nommé à cause de sa puissance prétendue),de paaiXeù«, roi (voy. basilique I). (

PICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE,

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t 3. BASILIC (ba-zi-lik), s. m. Nom d’une étoilefixe de la première grandeur dans la constellationdu Lion , dite aussi Régulas et Cœur du Lion.

— ÉTYM . BauiXloxo;, petit roi, équivalant au la-tin régulas.

BASILICON (ba-zi-li-kon), s. m. Terme de phar-macie. Onguent composé de poix noire, de résinede pin, de cire jaune et d’huile d’olive.

— HIST. xvi* s. J’appliquai un petit emplastre debasilicon, de peur que la playe ne s’agglutinast,paré, viii, 40.

— ÉTYM . BxutXixèv, royal (àcause de ses vertus),de PaotXeùç, roi (voy. basilique t).

f BASILIDIEN (ba-zi-li-diin), s. m. Sectaire gnos-tique du u* siècle.

— ÉTYM. Basilides d’Alexandrie , l’auteur decette secte, et qui vécut du temps d’Adrien.

1. BASILIQUE (ba-zi-li-k’), s. f. || 1° Terme d’an-tiquité. Édifice public où l’on rendait la justice, etdont les portiques inférieurs étaient occupés par desmarchands. || 2“ Nom qu’on donne à une église prin-cipale. Hélène avait fait enfermer le sépulcre deJésus-Christ dans une basilique circulaire de mar-bre, chateaub. Hart, il, 4 54.

— étym. Basilica, de fWaiXixr], sous-entenduolxia, maison, de pamXtxo;, royal, de (5aaiXeùç,roi.

2. BASILIQUE (ba-zi-li-k’), adj. féminin. Termed’anatomie. La veine basilique, veine qui monte àla partie interne du bras. || S. f. La basilique. Sai-gner à la basilique.

— hist. xvi* s. Soudain tu presses le rameauvenant de la céphalique, jusqu’à ce que suffisanteévacuation de sang soit faite du foye par la veine ba-silique ou hépatique, paré, iv, 2t.

— ÉTYM . BautXtxô;, royal (voy. basilique t);veines ainsi nommées parles anatomistes anciens,qui les regardaient comme jouant un rôle importantdans l’économie animale.

3. BASILIQUES (ba-zi-li-k 1 ), s. f. plur. Compila-tion de lois rédigée en grec par ordre des empereursBasile le Macédonien et Léon le Philosophe , auix* siècle; elle a pour fondement les recueils deJustinien .

— ÉTYM . Basile, nom d’empereur.

BASIN (ba-zin), s. m. Étoffe croisée, dont lachaîne est de filet la trame de coton.

— ÉTYM . Bas-latin, bambacium; bas-grec, pag-gâxiov, soie, coton; de pôgëu$, soie; d’ou espagn.bombasi; ital. bambagino; français , bombasin etbasin.

f BASINERVE (ba-zi-nèr-v’), adj. Terme de bo-tanique. Feuille basinerve, feuille dont les nervures,partant de la base, gagnent le sommet sans se diviser.

—ÉTYM . Base et nerf.

(BASIQUE (bâ-zi-k’), adj. Terme de chimie. Quipeut produire des sels en se combinant avec lesacides, en parlant d’un oxyde; qui présente les ca-ractères de base, en parlant d’un corps quelconque ;qui contient un excès de base, en parlant d’un sel.

— ÉTYM . Base.

(BAS-JUSTICIER (bâ-ju-sti-sié), s.m. Dans laféodalité, seigneur qui n’avait que la basse justice.

— ÉTYM . Bas 4, et justice.

( BAS-LATIN (bâ-la-tin), s. m. Voy. bas 4.

(BAS-MÂT (bâ-mâ), s. m. Terme de marine.Partie inférieure d’un mât à brisure. || Au plur. Desbas-mâts.

— ÉTYM . Bas 4, et mât.

( BAS-MÉTIER (bâ-mé-tié), s. m. Métier que l’onpose sur les genoux, pour de petits ouvrages. || Auplur. Des bas-métiers.

— ÉTYM . Bas 4, et métier.

BASOCHE (ba-zo-ch’), s. f. || 1* Nom d’une courde justice, établie fort anciennement entre lesclercs du parlement de Paris, pour juger les diffé-rends qui s’élevaient entre eux. || 2* L’ensembledes avoués et des clercs, leurs habitudes.

—ÉTYM . Basilica, basilique,lieu où se tenaient lestribunaux. Ce qui prouve indubitablement cette éty-mologie, c’est que les lieux qui se nomment baso-che, baxoge, baxoque, s’appelaient en latin basilica:à Tours , l’église Saint-Martin de la basoche, en la-tin Sancli Martini basilica ( Supplément aux chro-niques de Touraine , p. 20 ). Basilica, avec l’accentsur si, et l’i bref dans li, a donné nécessairement,dans le vieux français , basilque, prononcé baseu-que, basoque, basoche, etc.

( BASOCIIIEN (ba-zo-chien), s. m. Autrefoismembre, officier de la basoche.

— ÉTYM . Basoche.

4. BASQUE (ba-sk’), s. f. || 1° Autrefois petite par-tie d’étoffe qui était au bas du corps du pourpointet où il y avait des œillets. || 2° Partie découpée et

tombante de certains vêtements. Le bout de sessouliers, labasque de son habit, j.j. rouss. Ém. ilJe n’étais pas venu à Kircagach pour qu’un es-clave fût assez téméraire pour me toucher la basquede mon habit, ciiateaub. /tin. n, 42. Mais qu’untendron te tire par la basque, Tu lui souris, bérang.Troubad. || Familièrement. Il est toujours pendu àmes basques, il ne me quitte pas, il me suit partout.|| 3° Terme de plombier. Pièce de plomb taillée enforme de basque.

— ÉTYM . On pense que ce mot vient de quelquemode suivie chez les Basques (voy. basque 2).

2. BASQUE (ba-sk’), s. m. || 1° Nom de nation.|| Tambour de basque, sorte de tambour orné degrelots, qu’on tient d’une main et qu’on frappe del’autre. Les Zingari [Bohémiens] allaient par trou-pes avec des tambours de basque, volt. Mœurs,

4 04. || Familièrement. Aller, courir comme un Bas-que , aller, courir fort vite. Vous m’avez fait trottercomme un basque, mol. le Dép. i, 2 . || 2° Le basque,la langue parlée par les Basques.

— ÉTYM . Vasco, nom latin d’un peuple monta-gnard habitant en deçà et au delà des Pyrénées , etrenommé pour son agilité.

BASQUINE (ba-ski-n’), s. f. Sorte de jupe richeet élégante que portent les femmes basques et espa-gnoles. Cette Espagnole .... Qui soulève, en dansantle fandango léger, Les plis brodés de sa basquine,v. hugo, Orient. 24.

— HIST. xvi* s. Au dessus de la chemise vestoientla belle basquine de quelque beau camelot de soie,rab. i, 6. Si nous voyons les nymphes à minuit Enleur simplevasquine, rons. 747.

— ÉTYM . Espagn. basquina , jupe (voy. basque 4 ) ;picard, vasquine, corset avec basques.

BAS-RELIEF (bâ-re-lièf), s. m. Ouvrage de sculp-ture en saillie sur un fond uni. L’on voit en bas-reliefs les aventures de la déesse, fén. Tél. iv. || Auplur. Des bas-reliefs.

— ÉTYM . Bas et relief, c’est-à-dire relief peu sail-lant, par opposition à ronde bosse; ital. basso-rilievo , de basso, bas, etrilievo, relief.

( BASSAGE (bâ-sa-j’), s. m. Terme de tannerie.Opération du gonflement du cuir.

4. BASSE(bâ-s’),s. f. Terme de musique. || 1* Celledes parties qui ne fait entendre que les sors lesplus graves des accords. Lulli fut le premier enFrance qui fit des basses, volt. Louis XLV, 33 .|| Basse continue, celle qui accompagne un chant de-puis le commencement jusqu’à la fin, sans concer-ter avec lui. |J Fig. et familièrement. C’est la bassecontinue de son discours, c’est sa basse continue,c’estlesujetdontilparletoujours. || Basse fondamen-tale, système imaginé par Rameau et depuis long-temps abandonné, dans lequel toutes les notes d’unchant et ses accompagnements devaient être com-pris dans les harmoniques d’une basse non écrite,mais supposée, laquelle prouvait ainsi la bonté detoute l’harmonie. || Basse chiffrée, celle qui n’a, dansla portée musicale, que la note basse d’un accord,et où les autres sont indiquées par des chiffresécrits au-dessus (voy. chiffrer). || Basse contrainte,celle dont le chant est borné à un petit nombre denotes et à une même phrase qu’elle recommencetoujours. || 2* Voix propre à chanter la basse.Cet homme a une belle basse. Et Gorillon la basseet Grandin le fausset, boil. Lutr. v. 11 m’a citél’exemple d’un chantre de Notre-Dame (je crois quec’était une basse), à qui un rhume avait fait perdreentièrement la voix, rac. Lettr. m, à Boileau. Da-vid Rizzio avait une voix de basse agréable, volt.Mœurs, 469. || 3° Violoncelle, nommé basse, parcequ’il joue le plus souvent la basse dans les sympho-nies et les quatuors ou trios. Jouer de la basse.|| Celui qui joue de cet instrument. C’est une bonnebasse. || Basse de viole, ancien instrument appeléaussi viole de gambe, analogue pour la forme,la grandeur et la manière de le tenir, au violon-celle, qui l’a remplacé. Il vous faudra trois voix,qui seront accompagnées d’une basse de viole, d’unthéorbe et d'un clavecin, mol. Bourg, gent. n, 4.

|| 4* S. f. plur. Les grosses cordes de certains ins-truments. Ce piano a de belles basses.

— ÉTYM . Bas, adjectif.

2. BASSE (bâ-s’), s. f. Terme de marine et d’hy-drographie. Petit banc ou îlot de roches qui ne dé-couvre jamais, sans cependant, comme le bas-fond,laisser assez d’eau pour passer dessus de basse mer.La basse tient le milieu entre le haut-fond et le bas-fond, legoarant. L’entrée du port était étroite etdangereuse à cause des bancs et des basses qui s’yrencontrent, sarrasin. Siège de Dunkerque.

— ÉTYM . Bas, adjectif.

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