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f 3. BASSE (bâ-s’), s. f. Terme de manège. Pentedouce sur laquelle on dresse le cheval à galoper età plier les jambes.
t 4. BASSE (bâ-s’), s. f. Ustensile qui sert à por-ter de la vendange.
— hist. xvi' s. Si ladite matière ne se peut porterdans des paniers, il faut que tu prenes des basses,qui puissent tenir l’eau, comme si tu voulois porterde la vendange, palissy, Vendange.
— étym. Probablement le même, avec une autreprononciation, que bâche au sens de auge.
BASSE-CONTRE (bâ-se-kon-tr’), s. f. Terme demusique. || 1 ° Voix du même timbre que la basse-taille, avec moins d’étendue à l’aigu et plus d’éten-due au grave. Monsieur un tel est une belle basse-contre. || 2° Partie du chant que la basse-contreexécute. Chanter la basse-contre. || Au plur. Desbasses-contre.
— HIST. xvi* s. Il chantoit bien la basse contre,marot, ii, 134. Il y eut jadis un chantre qui servoitde basse-contre. — Et de belles paroles ils entrete-noient ce basse-contre, desper. Contes, i. 11 avoitsingulièrement bonne voix de basse-contre, id. ib. iv.Avecques ung dessus et une basse-contre il y avoitune espinette, ung joueur de luth, dessus de violes,et une fleute-traverse, carloix, vi, 44.
— ÉTYM . Basse, et contre, qui en musique seprend souvent pour exprimer ce qui est poussé à undegré extrême.
BASSE-COUR (bâ-se-cour), s. f. || 1 ° Terme d’éco-nomie rurale . Ensemble des bâtiments et cours ha-bités par les animaux domestiques, et de toutesles dépendances qui s’y rattachent. || 2° Dans leshabitations de princes ou de bourgeois, cour des-tinée aux écuries, aux équipages, etc. Dedans labasse-cour [il] vient de faire paraître Ce port graveet charmant qui le fait reconnaître, rotr. Bélis. i, 4.|| Familièrement et fig. Nouvelles de basse-cour,bruits sans fondement et indignes de foi. || Au plur.Des basses-cours.
— hist. xv* s. La basse-cour [partie de la fortifi-cation des châteaux] fut prise et arse, froiss. ii, n,65. || xvi' s. Au milieu de la basse court estoit unefontaine, rab. Garg. i, 54.
— étym. Bas et cour.
f BASSE-COURIER, 1ÈRE (ba-se-kou-rié, iê-r’),s. m. et f. Terme d’économie rurale . L’homme, lafemme chargée du soin de la basse-cour. || Au plur.Des basse-couriers, des basse-courières.
f BASSE-ÉTOFFE (ba-sé-to-F), s. f. Terme de mé-tier. Alliage de plomb et d’étain
— ÉTYM. Basse et étoffe.
BASSE-FOSSE (bâ-se-fô-s’j, s. f. Voy. FOSSE.
f BASSE-LISSE (bâ-se-li-s’), 4. f. Tapisserie desoie et de laine, relevée quelquefois d’or et d’argent.Ce n’est que la position du métier qui fait la diffé-rence de la basse-lisse et de la haute-lisse. || Au plur.Des basses-lisses.
f BASSE-LISSIER (bâ-se-li-sié), s. m. Ouvrier quifait la tapisserie appelée basse-lisse. || Au plur. Desbasse-lissiers.
j- BASSE-MARCHE (bâ-se-mar-ch’), s. f. Partie dumétier de basse-lisse. || Au plur. Des basses-marches.
— étym. Bas et marche.
BASSEMENT (bâ-se-man), adv. || 1° D’une ma-nière basse. Il a agi bassement. Il s’est bassementconduit. S’exprimer bassement. Petites jalousies,petites intrigues, tout est petit, tout est bassementméchant, volt. Lettr. Bichelieu, 29 avril 1772.fi 2° Dans une condition basse. Ceux qui sont nésbassement. La victoire m’honore, et m’ôte seule-ment Un caprice obstiné d’aimer trop bassement,rotr. Vencesl. il, 3.
— REM. Bassement ne se dit plus pour d voixbasse; il s’est dit autrefois en ce sens : Certes je nepuis faire, en ce ravissement, Que rappeler monâme et dire bassement : Ô sagesse éternelle....
MALH. I, 4.
— HIST. xii' « El [autre chose] i ad que menaces,funt il mult haltement. » E le saint arcevesque des-fient bassement [à voix basse], Th. le mari. 143.|| xhi' s. Car si bassement crie et brait, Qu’avis vousest, si vous l’oés, Ou que de braire est enroés, Ouque la gorge li estraingnent, la Base, 1 5290.|| xvi' s. Alors dirois bassement à par moy : Pan,mon grand Dieu , veoit bien ce desarroy, marot, i,315. Vivre petitement et bassement, amyot, Timol.34. Les cols seront coupés avec un razoir, tant bas-sement qu’il sera possible, o. lie serres, 9U9.
BAS
— ÉTYM Basse au féminin, et le suffixe ment.
t BASSER (bâ-sé), ». a. Imbiber la chaîne d’uneétoffe avec une colle qui rend les fils glissants.
BASSESSE (bâ-sè-s’j, s. f. || 1» Etat de ce qui estpeu élevé, au propre. 11 y a un certain degré dehauteur et un certain degré de bassesse que le mer-cure n’outre-passe presque jamais [dans un baromè-tre] , pasc. Fragment, sect. 3'. |] Peu usité en ce sens.|| 2° Fig. Manque d’élévation dans les sentiments.Pour que nous n’agissions pas avec bassesse. Il y a dela bassesse à faire le bien pour en tirer bénéfice. Uncoeur noble ne peut soupçonner en autrui La bassesse etla malice, rac. Est h. m, #. Tantde férocité,de bassesseet de rage, Tout est mon crime enfin, mais tout estvotre ouvrage, brifaut, Ninus II, m, 7. Le versse sent toujours des bassesses du cœur, boil. Artpoét. iv. || 3° Action basse. Commettre une bassesse.C’est une bassesse de.... Ce qui me paraît la der-nière des bassesses. Celles de ma naissance ont hor-reur des bassesses, corn. Bodog. iii, 3. Le maîtrequi prit soin d’instruire ma jeunesse Ne m’a jamaisappris à faire une bassesse, id. Nicom. n, 3. Et j’i-rais l’abuser d’une fausse promesse! Je me parjure-rais ! et par cette bassesse.... rac. Baj. il, 5. Il n’yavait point de bassesses que les rois ne fissent pourobtenir le titre d’allié des Romains, montesq.Bom. G. || 4” Abaissement, infériorité. Ce n’est paslà ce que l’apôtre appelle la douceur du zèle et dela charité; c’est plutôt une bassesse de courage querienne réveille et n’élève, mass. Conférences, Vices .|| En bonne part. Si ce discours vous plaît et voussemble fort, sachez qu’il est fait par un homme quis’est misàgenouxauparavant et après, pour prier cetêtre infini et sans parties, auquel il soumet tout lesien, de se soumettre aussi tout le vôtre, pour votrepropre bien et pour sa gloire, et qu’ainsi la forces’accorde avec cette bassesse, pasc. dans oousin.|| 5° Rang peu élevé, obscurité de la naissance oude la condition. Reprocher à quelqu’un la bassessede sa naissance. Us ne cessaient de ravaler ce princeà cause de sa bassesse et de sa pauvreté, vaugel.Q. C. iv, 4. Elle [Marie] se souvient que, tandis quele Seigneur néglige toutes les autres filles de Juda,il daigne jeter les yeux sur la bassesse de sa ser-vante, la choisir et la combler de dons et de grâces,mass. Avent, Concept, de la Vierge. Votre grandMarius naquit dans la bassesse, corn. Sertor. n, 2 .Que la fortune ne tente donc pas de nous tirer dunéant ni de forcer la bassesse de notre nature,boss. Duch. d'Orl . || 6“ Qualité du style bas, tri-vialité. Bassesse de style, de langage. Quoi que vousécriviez, évitez la bassesse, boil. A. poét. i. Seulsdans leurs doctes vers ils pourront vous apprendrePar quel art sans bassesse un auteur peut descen-dre, Chanter Flore, les champs, Pomone , les ver-gers.... id . ib. il.
— HIST. xm' s. Ma substance est es basseces deterre, Psautier, f° 468.
— ÉTYM . Bas. Bosseur est, dans l’ancienne lan-gue, beaucoup plus usité, surtout au xvi' siècle.
BASSET(bâ-sè ; le t se lie dans le parler soutenu : unbasset excellent, dites : bâ-sè-t excellent ; au pluriel,l’a se lie:des bassets excellents,dites : bâ-sè-z excel-lents ; bassets rime avec traits, succès, jamais), s. m.|| 1 ° Chien de chasse à poil ras, au nez souventfendu, et très-bas sur pattes. La fumée y pourvut,ainsi que les bassets [chasse du renard], la font.Fabl . ix, 44. || 2° Petit homme à jambes grosses etcourtes.|| Adjectivement. M. de Brissac avait infi-niment d’esprit avec une figure de plat apothi-caire, grosset, basset et fort enluminé, st-sim.64, 66. || 3° Cor de basset, voy. à l’étymologie.
— ÉTYM. Diminutif de bas. Dans l’ancien français ,basset était un adjectif qui signifiait tout bas : par-ler basset. Ce sens ou un sens très-voisin s’est con-servé dans l’instrument nommé cor de basset, sortede clarinette recourbée qui descend une tierce au-dessous de la clarinette ordinaire.
4. BASSE-TAILLE (bâ-se-tâ-11’, Il mouillées), s. f.Terme de musique vieilli. || 1° Voix d’homme immé-diatement au-dessus de la basse, et dite aujourd’huisoit baryton, soit première basse. || 2° Chanteur quia ce genre de voix. Une très-belle basse-taille. Sivous voulez avoir un modèle de récitatif mesuréitalien, avant Lulli, absolument dans le goût fran-çais, faites-vous chanter par quelque basse-taillele Sunt rosæ mundi brèves de Carissimi, volt.Lettr. Chabanon, 8 janv. 4773. || Aujourd’hui basse-taille s’emploie quelquefois dans le môme sens quebasse (voy. basse 2 ). || Au plur. Des basses-tailles.
— étym. Bas, et taille, au sens de ténor.
2. BASSE-TAILLE (bâ-se-tâ-11’), .v. f. Terme desculpture. Bas-relief. Vieux.
BAS
— ÉTYM. Bas, et taille, au sens de ciselure.
BASSETTE (bâ-sè-t’), s. f. Jeu de cartes assez
semblable au lansquenet. Des gens qui n’ont jamaisjoué qu’à la bassette, sëv. 207. Deux grandes tablesdeux fois le jour, et une bassette dont on ne sauraitse passer, id. 668. D’un tournoi de bassette ordonnerles apprêts, boil. Sat. x. Il passe sa vie àtai.ler à labassette, boss. Lett. quiét. 250. Quand la bassettevint à la mode, il en conçut bientôt le fin par sonalgèbre naturelle, mais il conçut aussi que la vé-ritable algèbre était encore plus sûre, et il litcalculer le jeu par feu M. Sauveur.... fonten.Dangeau.
— étym. Ital. bassetta, jeu de cartes connu de-puis très-longtemps en Italie , d’où un noble véni-tien l’apporta en France , où il était ambassadeur, en4 678.
f BASSE-VERGUE (bâ-se-vèr-gh’), s. f. Nom desdeux plus fortes vergues. || Au plur. lies basses-vergues.
f BASSE-VOILE (bâ-se-voi-1’), s. f. Les basses-voiles sont celles qui sont gréées sur les bas-mâts.Nous n’avons pas une seule basse-voile de re-change. || Au plur. Des basses-voiles.
f BASSICOT (ba-si-ko), s. m. Caisse de bois danslaquelle on met les blocs d’ardoise pour les enleverde la carrière.
— étym. Sans doute diminutif de basse 4.
f BAS-SIÈGE (bâ-siè-j’), s. m. Siège moins élevéque d’autres. Nous nous rendîmes assidus aux au-diences qui étaient tous les mardis et samedis matinaux bas-siéges, st-sim. 36, 468.
f 4. BASSIER (bâ-sié) ,s.m. Amas de sable qui em-pêche la navigation.
f 2. BASSIER (bâ-sié), s. m. Nom donné quel-quefois à celui qui joue de la basse. || 11 vaut mieuxdire bassiste.
BASSIN (ba-sin), s. m. || 1° Grand plat creux.Bassin à laver les mains, à laver les pieds. Clairecomme un bassin, nette comme un denier, Régnier,Sat. xi. Dans la tente d’Achille , il y a des bassins,des broches, des vases, chateaub. Génie, n, ii, 44.|| Bassin à barbe, plat creux avec une gorge donton se sert pour faire la barbe. || Bassin, espèce deplat creux et rembourré que l’on passe sous les ma-lades qui ne peuvent se lever, pour qu’ils aillent duventre. || Bassin magique, bassin dont certains sor-ciers se servent pour leurs prétendues prédictions.|| 2° Ce qu’un bassin contient. Un bassin d’oranges.|13 U Bassins de balance, les deux plateaux d’unebalance. 11 Fig. Outre la moitié de sa raison, l’hommemet de plus dans le bassin de Dieu tout le poids deson cœur, chateaub. Génie, i, vi, 5. || En termesd’astronomie, les Bassins, deux grandes étoiles de laBalance. 114“ Plat où l’on reçoit les offrandes à la messe.II mit quelques pièces de monnaie dans le bassin. || Lo-cution populaire. Cracher au bassin, cracher dans lebassin, faire un déboursé. || 5° Grand vase à mettre del’eau, cuve, baignoire. Bassin de marbre. Petit bas-sin. || 6° Réservoird’eau. Bassin debainspublics. Bas-sin pour une naumachie. ([Pièce d’eau dans un jardin,dans un parc. || Fossé qui a de l’eau, autour d’uneville. || Par extension. Le bassin de la mer. || 7° En-droit d’un port où les vaisseaux sont à flot et à l’a-bri des agitations de la mer. || Partie d’une rivière,d’un canal, qui est comprise entre deux ponts dansune ville. || 8° Terme de géographie. Espace au fondduquel coule un fleuve, et dont toutes les pentessont dirigées vers ce fleuve. Le bassin de la Seine .|| Plaine entourée de montagnes, de collines. Cetteville est située dans un magnifique bassin. Vous préfé-rez les bords de la Seine au beau bassin de nos Alpes ,volt. Lett. Cideville, 4 janv. 4764. Il fait un tempsassez doux dans notre bassin, entre les Alpes et le mon tJura , id. Lett. d'Argentai, 4 9 déc. 4 764. || 9° Termede géologie. Dépression à la surface du sol, vers lecentre de laquelle coulent et convergent des eaux.|| Certain massif de couches ou réunions de terrainsqui déterminent le caractère d’une contrée. || En-semble de couches qui remplissent une cavité oudépression. || 10° Terme d’anatomie. Canal courbe,à parois osseuses, qui, terminant inférieurement letronc, lui sert de base, et qui fournit un point d’ap-pui aux membres inférieurs. Grand bassin, portiondu bassin qui soutient une partie des intestins. Petitbassin, celui qui est placé au-dessous du grand bas-sin, et qui se divise en une partie moyenne portantle nom de cavité pelvienne, et en deux ouverturesportant le nom de détroits. || 11° Terme de métiers.Trou creusé en terre, dans lequel on fait couler lecuivre fondu. || Espace entouré de sable où les ma-