BAS
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cous détrempent la chaux. || Plaque de fer ou de cui-vre pour fabriquer les chapeaux. || Casserole à queuedont se sert le boulanger. || Terme d’opticien. Sphèrede cuivre jaune fondu et de divers rayons, à la-quelle est adapté un appendice à pas de vis, lequelappendice sertsoità communiquer desmouvements,soit à le fixer solidement sur un support vertical.
— HIST. xii' s. Le sang [il] lui trait du cors prèsde demi bacin, Ronc. p. 495. || xm' s. Si demandaplain bachin d’aighe ; et maintenant li couru unsvariés aporter en un bachin d’argent, et li mist enla main senestre, Chron. de Rains, 4 4 3. Que nullesgorgeretes à bacin ne soient fetes, que l’endroit etl’envers ne soient neufes et toutes de coton dedenz,Liv. des mét. 37t. Cheveus [elle] ot blons com unbacin, La char plus tendre qu’un pocin, la Rose,527. Si savoit garder [regarder] el bachin, Pourrendre perle et larrechin, Roman d'Eust. le moine.|j xiv*s. Unbacin à barbier,d’argent blanc,et estseméde cloz d’argent sur les bors, de laborde, Émaux,p. 149. Un bacin d’argent avec la chaine, à mettrelampes, id. ib. S Roger de Paris , pour trois grans ba-cinsd’arain, pour laver les piez, id. ib. Deuxbacinsd’or à laver les mains, à un esmail de rose ou [au]fons, esmailliez de France et semez de petits escussonsde France sur les bords, id. ib. || xv» s. Hanaps, go-dets, escuelles de bois et d’estain, chandelliers,bacins.... froiss.h, iii, 35. ||xvi* s. Un petit bassinde cuivre ou un petit chaudron, paré, xvi, 26. LaDurance a naturellement son bassin et cours incer-tain, M. du Bellay , 376. Vierge plus blonde qu’unbassin, marot, iv, tso. Avez-vous jamais entenduque signifie : cracher au bassin ? Rabelais dans delaborde, Émaux, p. 149.
—ÉTYM . Bourguig. baissin; picard, bachin; pro-venç. et espagn. bacin; ital. bacino; bas-lat. bassi-nas, et, dans Grégoire de Tours, bacchinon : cumduabus pateris ligneis quas vulgo bacchinon vocant.Diez rejette la dérivation allemande de Becken, bas-sin, attendu que, si c’était là l’origine, on aurait diteu français baquin et non bassin , le k allemand ne■se changeant pas en sifflante dans les langues ro-manes. Il le tire du celtique bac, creux, cavité(voy.bac). Ce qui fortifie cette étymologie, c’est que Gré-goire de Tours paraît indiquer bacchinon commeappartenant à la langue du pays.
f BASSINAGE (ba-si-na-j’), s. m. || 1° Terme dejardinage. Arrosage léger. || 2° Dans la boulangerie,façon donnée à la pâte pour la bien pénétrer d’eau.
BASSINE (ba-si-n’), s. f. Espèce de chaudière hé-misphérique, à fond presque plat ou légèrementconcave, destinée à évaporer ou à cuire les sirops,les préparations pharmaceutiques, les préparationsdu confiseur, telles que confitures, etc.
— hist. xvi' s. Un petit fourneau semblable àceux des distilleurs, fait avec des briques et de l’ar-gile, pour y asseoir dessus la bassine ou cassepointue, o. de serres, 870.
BASSINÉ, ÉE (ba-si-né, née), part, passé.|| 1° Chauffé avec une bassinoire. Un lit bassiné.|j 2° Humecté. Les yeux ayant été bassinés avecune décoction de guimauve.
f BASSINÉE (ba-si-née), s. f. || 1° Quantité d’eaucontenue dans une bassine. || 2° Portion de chauxcontenue dans le bassin où on la détrempe.
t BASSINKMENT (ba-si-ne-man), s. m. || 1» Ac-tion de chauffer avec une bassinoire. |j 2° Action demouiller légèrement.
BASSINER (ba-si-né), v. a. 111" Chauffer avec unebassinoire. Bassiner un lit. || 2° Fomenter en mouil-lant avec une liqueur, une décoction. Après avoirbien bassiné ma plaie, J. J. rouss. Prom. 4. ilm’alla chercher un verre d’eau, tandis que ma mèreme bassinait le visage, id. llél. i, 63. || Terme dejardinage. Arroser très-légèrement en pluie fine.Ces melons ont besoin d’être bassinés. || Répandrede l’eau sur la pâte du pain. || Humecter avec lamain l’osier, avant de l’employer.
— HIST. xv' s. Beau lict paré, la chambre belle,Les draps bacinez à souhait, coquill. Monol. desperr. || xvi” s. Il me dit qu’il falloit bassiner le petitventre d’eau fort froide, parë,xvi, 4 5. Bassinés lesdartres de la salive d’un jeune enfant, o. de ser-res, 968.
— ÉTYM . Bassin; picard, bachiner.
BASSINET (ba-si-nè ; le t ne se lie pas dans le par-
lerordinaire;aupluriel, l’s se lie ries bassinets et....ditesries ba-si-nè-zet....bassinets rime avec traits,jamais, succès), s.m. ]| l'Pièce creuse de la batteried’une arme à feu à silex, dans laquelle ou met l’a-
morce. |j 2° Dans l’armement féodal, calotte de fer quise mettait sous le casque. || 3 U Petit retranchementcintré pour mesurer et répartir l’eau fournie parune source. || 4° Terme d’anatomie. Réservoir placédans l’épaisseur du rein, où il constitue le commen-cement de l’uretère. || 5° Bassinet ou bacinet, nomvulgaire de diverses renoncules, et entre autres dubouton d’or. || 6° Sorte de bobèche dans un chan-delier d’église || 7“ Bassin où Ton fait le sel.
— HIST. xiv' s. Et l’iaume aquartellé [il a brisé],le baccinet fendit, Girart de Ross. 4807. Lende-main sont armé comme gent redoutée, Les bassinésau chief, et puis ceinte l’espée, Guescl. 44859.|| xv* s. Si mirent les plusieurs leurs bassinets enleurs testes, et prirent leurs glaives, froiss. i, i, 93.|| xvi' s. Laurier, lierre et lis blancs honorez, Ro-marins vert, roses en abondance, Jaune soucie, etbassinets dorez, marot, iii, 302. Le trou, par lequelle feu du bassinet entre avant dans le canon [del’arquebuse], paré, ix, préf. Bacinet; comme il y ade six à sept especes de ceste herbe, aussi lui sontdonnés plusieurs noms, en françois est appeiléepied-de-courbin, pied-de-coq, pas-de-loup, flam-mete, o. de serres, 617. L’eau distillée de l’herbede bassinet ou coqueret, id. 971.
BASSINOIRE (ba-si-noi-r’), s. f. Bassin dans le-quel on met de la braise, et qu’un manche permetde promener dans un lit pour le chauffer.
— hist. xv* s. Le vieillard avait plus grand mes-tier d’une bouteille et d’une bassinouere pour es-chauffer son lit, Aresta amorum, p. 295, dans la-curne ste-palaye. Il xvi* s. Te faut avoir une bassi-noire pleine de braise, paré, vin, 44.
fBASSINOT (ba-si-no), s. m. Petit bassin aufond d’un vaisseau dans lequel on laisse reposer unliquide.
f BASSIOT (ba-si-o), s. m. Petit baquet employédans la distillation d’eàu-de-vie.
— ÉTYM . Diminutif de basse 4.
f BASSISTE (ba-si-st’), s. m. Musicien qui jouedu violoncelle. || On dit aussi une basse, dans lemême sens, et même bassier.
— étym. Basse 4.
4. BASSON (bâ-son), s. m. || 1° Instrument à ventet à anche, qui sert à exécuter des parties de basse.|| 2° Celui qui en joue. C’est un excellent basson.|| 3“ Dans un orgue, jeu de basson, jeu d’anchequi sert de basse au jeu de hautbois.
— étym. Basse 4, ou peut-être bas son.
f 2 . BASSON (bâ-son), s. m. Un des noms locauxd’une espèce de foulque.
f BASSORINE (ba-so-ri-n’), Terme de chimie.Principe trouvé dans la gomme de Bassora .
f BASSOTIN (ba-so-tin), s. m. Dans la teinture-rie, cuve à indigo.
— étym. Diminutif de basse 4.
BASTANT, ANTE (ba-stan, tan-t’), adj. Suffi-sant. Renaut n’en prit qu’une somme bastante,la font. Orais. Louville, avec Mme Maintenon contraire, n’était pas bastant pour être de la confé-rence, ST-SIM. 401 , 75. || Vieux.
— hist. xvi' s. D’autres forces assez bastantespour faire un avant-garde, carl. i, 40. Aux be-soings extraordinaires, toutes les provisions dumonde n’y sçauroient baster , mont. 1, 34 7. Cette amesera capable d’une très saincte amitié, la sincéritéet la solidité de ses mœurs y sont desja bastantes, id.iii, 73.
— ÉTYM . Ital. bastare, suffire, et aussi durer, seconserver ; d’un radical qui signifie soutenir, por-ter, et qui se retrouve dans bât, bâtir, bâton (voy.ces mots).
4. BASTË (ba-st’ ; et quelquefois, dans la conver-sation, bâ-t’), interj. || 1" Elle indique qu’on secontente, qu’on ne se fâche pas. Baste pour celaou, simplement, baste, passe pour cela. Baste 1 cen’est pas peu que deux mille francs dus Depuis deuxans entiers nous soient ainsi rendus, mol. l’Élour.
1 , 6.112° Elle marque le dédain ; il n’importe. Baste !songez à vous dans ce nouveau dessein, id. ib. iv, 4 .Baste! laissons là ce chapitre, id. Méd. malg. lui,1, 4. || 3° Terme de marine. Baste ou vaste, com-mandement qui signifie : Assez, Tiens bon, Arrête !
— HIST. xvi° s. Ilz entrarent en la case mal bas-tie, .... baste, dist Epistemon.... rab. Pant. iii , 4 7 .Ou si c’est un malheur, baste, je délibéré De vivremalheureux en si belle misere, rons. 4 32. Baste.qu’elles peuvent, sans nous, renger la grâce deleurs yeulx à la gayeté, à la sévérité, mont. iii.281.
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— étym. Ital. bas la, de bastare, suffire (voy.bastant).
2 . BASTE (ba-st’), s. m. L’as de trèfle, aux jeux del’hombre et du quadrille. Le baste est le troisièmedes matadors.
— ÉTYM. Espagn . basto, trèfle, proprement bâ-ton, massue, à cause de la forme des trèfles (vov.bâton).
BASTERNE (ba-stèr-n’), s. f. Nom d’une espècede char attelé de bœufs, en usage chez d’ancienspeuples du Nord et, en France , sous les rois de lapremière race.
— étym. Bastema, qui se trouve dans des au-teurs latins.
BASTIDE (ba-sti-d’), s. f. Petite maison dé cam-pagne. || Ne se dit guère qu’en Provence .
— hist. xiv' s. En celui an, deux colonies ou
bastides romaines, bercheure, f° 33, verso. || xv' s.Il Tassiegea fortement et destroitement, et mit bas-tides sur les chemins en telle maniéré que nullespourveances ne pouvoient venir ni entrer dedans laville, froiss. 1 , 1 , 236.Et trouverez en Norman-
die grosses villes et bastides qui point ne sont fer-mées, où vos gens auront si grant profit qu’ils envaudront mieux vingt ans après, id. i, i, 264. Enicelle année fut pratiqué l’eschappement du contede Dampmartin, luy estant en la bastide Saint-An-thoine, Bibl. des Chartes, 4* série, 1. 1 , p. 206 .|| xvi's. Ils n’avoient point de terres ny de seigneu-ries, methairies, clozeries, borderies, cassines, nybastides dont ils se peussent, à la françoise, quali-fier ou anoblir, carl. ii, 4 7.
— étym. Provenç. bastida, du bas-lat. bastire,bâtir (voy. ce mot).
BASTILLE (ba-sti-U’, Il mouillées, et non ba-sti-ye), s. f. || 1° Dans l’art militaire féodal, ouvragesélevés à l’effet d’assiéger ou de fortifier une place.|| 2° Château fort construit à Paris sous Charles V et Charles VI , et démoli par le peuple en 4 789.La Bastille servait de prison d’Etat. Voltaire fut misà la Bastille. || Fig. Il ne branle non plus que la bas-tille, se dit de celui qui nebouge pas, bien qu’onl’appelle, et aussi de celui qui est ferme et inébran-lable. || Par extension, toute espèce île prison. Usainte égalité! dissipe nos ténèbres, Renverse lesverrous, les bastilles funèbres, A. chénier, 240 .Dans une de nos cent bastilles Lorsque ma museemménagea, bérang. Amitié.
— hist xv' s. L’an 4408 fut mis le siégé à Or-léans par le comte de Sallebery, et y mist les bas-tilles du costé de la Beausse, a. chartier, Hist. deCharles VII , p. 64. Paravant la bastille ou siégémis, ung an a, devant la place de Chalès occuppéepar les Anglois, du cange, bastillus.
— ÉTYM . Bas-lat. bastile, bastillus, de bastire(voy. bâtir).
BASTILLÉ, ÉE (ba-sti-llé, liée, il mouillées), adj.Terme de blason. Garni de créneaux renversés versla pointe de l’écu.
— HIST. xv' s. Virent grand foison de naves, pe-tites et grandes, bien bastillées, venir par deversHainebon, froiss. i, i, 4 76. Ledit pontet la defenseestoient si bien bastillés, et furent si bien défen-dus.... id. 1 , 1 , 276. Le duc Philippe de Bourgongne,et depuis le duc Jean aussi, avoient faict faireplusieurs grans enginsdebois, pourbastiller Calais,juv. des urs. Charles VI , 1409.
— étym. Bastille.
BASTINGAGE (ba-stin-ga-j’), s. m. Terme de ma-rine. Défenses qu’on met autour du pont d’un vais-seau pour se garantir de la mousqueterie en-nemie.
BASTINGUE (ba-stin-gh’), s. f. || 1° Terme de ma-rine. Toile matelassée soutenue par des pièces debois mises debout, dont on se servait autrefois pourle bastingage. || 2° Dans le moyen âge, défensemobile composée de boucliers, de chariots.
— ÉTYM . Ital. bastinga. Ce mot paraît de mêmeorigine que bastille, bastion (voy. ces mots).
BASTINGUÉ, ÉE (ba-stin-ghé, ghée), part,passé. La frégate étant bastinguée.
BASTINGUER (ba-stin-ghé), ». a. Terme üemarine. Placer les hamacs dans les bastingages.|| Fortifier un navire contre la mousqueterie. || Sebastinguer, ». ré fl. Se mettre à couvert par des bas-tingages.
— étym. Bastingue.
BASTION (ba-sti-on), s. m. Terme de fortifica-tion. Grand corps de terre soutenu de murailles, degazon ou de terre battue, et disposé en pointe surles angles saillants du corps de place, avec des fa-ces et des flancs qui se défendent. || Bastion plein,