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Tome premier. A - C.
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des races nouvelles ou importe ues races étrangères.|| 2° Au pluriel, et plus rarement au singulier, poé-sie pastorale. Lesbsrgeries de Racan. 11 faut bienque pour la vraisemblance on donne dans la berge-rie, mol. le Bourg, i, 2 . Les bergeries sont, àproprement parler, la peinture de l’âge d’or miseà la portée des hommes, batteux, de la Poésiepastorale. || Par extension, les idées et les mœurshabituelles dans la poésie pastorale.

— HIST. xiii* s. Retrencliiée sera de la bercheriela beste, Psautier, f° I86.||xvi*s. Et nos brebis es-tant ez bergeries, Gardes si bien [Pan], qu’elles nesont peries, marot, i, 3to. Si me vaudrait l’estatdebergerie Plus qu’une grande et noble seigneurie,»,i. 377.

— étym. Bas-lat. berbicaria, de berbicarius, ber-ger (voy. berger).

f BERGERON (bèr-je-ron), s. m. Terme populaire(voy. bourgeron).

BERGERONNETTE (bèr-je-ro-nè-t’), s. f. || 1° An-cien diminutif de bergère. |] 2° Nom vulgaire de dif-férents oiseaux (budyte boarule et budyte jaune) :bergeronnette grise ou lavandière, nom de la mota-cille cendrée ; bergeronneile à collier, nom d’unevariété de la motacille blanche. Nous reçûmes à bordtrois nouveaux passagers : deux bergeronnettes etune hirondelle, chateaubr. Itinér. ji, 93.

— hist. xiv* s. Menus oyseaulx qui hantent lesrivières, qui sont nommées berclielettes, et sont pé-ris et ont la queue longue, Modus, f” xc, verso.|j xv* s. Item rien à Jacques Cardon; Car je n’ayrien pour luy honneste, Non pas qu’il gette àl’abandon Pour la belle bergeronnette, villon,G. Testant.

— ÉTYM . Ane. franç. bergeronnette (de berger,voy. ce mot), petite bergère : nom appliqué à la ber-geronnette, oiseau qui se plaît dans les prés et avecles bergers.

| BERGIN (bèr-jin), BOUItGlN (bour-jin) et BUR-GIN (bur-jin), s.m. Terme de pèche. Espèce defilet.

f BERGOT (bèr-go), s. m. Terme de pêche. Sortede filet.

f BÉRIBÉRI (bé-ri-bé-ri), s. m. Maladie particu-lière au Malabar et à l’Ile de Ceylan.

— ÉTYM . Mot cingalais beri, qui signifie faiblesse,et, répété, grande faiblesse.

f BÉRICHON (bé-ri-chon) ou BÉRICUOT (bé-ri-cho), s. m. Nom vulgaire du roitelet.

BÉRIL (bé-ril’), s. m. Voy. béryl.

BERLE (bèr-l’j, s. f. Terme de botanique. Plantede la famille des ombellifères (sium angustifolium,h.), regardée comme antiscorbutique.

— hist. xvi' s. La berle, le cresson et les feuillesde buys bouillies, en urine et vinaigre, paré,xviii,sis. Des cataplasmes faits avec des berles ou cressond’eau. 0. DE SERRES, 926.

— ÉTYM. Lat. berula, dans Marcellus Empiricus .

f BERLIN (b’r-lin), s. m. Terme de fabrique de

velours. Paquet de fil arrêté par un nœud.

BERLINE (bèr-li-n’), s. f. Carrosse suspendu etfermé, à deux fonds et à quatre roues. Ceux qui nevoyagent qu’en chaise de poste ou en berline, volt.Microm. t. Le roi trouva devant lui la berline deMonseigneur, st-sim. 293, 234. Des Anglais et desRusses voyagent à grands frais dans de bonnes ber-lines, chateaubr. Italie , 47.

— ÉTYM. Berlin , ville où on les fabriquait. Dansle Dictionnaire de l’Académie de 1740 on trouve laprononciation berline et breline.

BERLINGOT (bèr-lin-go), s. f. || 1° Berline cou-pée, c’est-à-dire à un seul fond. || 2° Sorte de bon-bon au caramel.

— ÉTYM . Au sens de berline, diminutif péjoratifde berline.

BERLOQUE (bèr-lo-k’), s. f. Terme militaire. Bat-terie de tambour pour les repas, les distributions.Battre la berloque. || On dit aussi, et plus souvent,breloque. || Fig. Battre la berloque, divaguer et nesavoir où donner de la tête.

— étym. Voy. breloque; la breloque, Batteriede tambour, étant ainsi appelée à cause d’une com-paraison avec le mouvement et l’agitation d’unebreloque.

BERLUE (bèr-lue), s. f. Lésion de la vue, danslaquelle on perçoit des objets qui ne sont pas réel-lement devant les yeux, tels que des insectes, desmouches, des toiles d’araignée, etc. || Fig. Avoir laberlue, mal voir; se faire une fausse idée d’unechose. Ceux qui la verront croiront avoir la berluesEv. 9.

— HIST. xiii* s. Mès quant lame a fol debonere,Et ele a riens de lui afere, Ele li dist tant de bellues,

bru

De truffes et de fanfelues, Qu’ele li fet à force en-tendre Que le ciel sera demain cendre, ruteb. 295.|| xv* s. Me voulez vous guérir de la berlue? En unverre bien net Faut seulement mettre devant mavue Ce joli vin clairet, basselin, xxxvii. || xvi*s. Eten nos inaulx nous avons la barlue par ignorance àtout propos, amyot, De la curios. 3.

— ÉTYM . Bourguig. brelue, ebrelue; beurlu, quia mauvaise vue ; Berry, erbelutes, illusion de la vue ;berlu, berluquin, louche; berluter, éblouir, cha-toyer; norm. berluette, bluette; provenç. béluga,bluette; du préfixe ber ou bar qui a un sens péjora-tif (voy. ber.... préfixe), et lue, forme dérivée delucere, luire (voy. luire); ce qui assure l’étymolo-gie, c’est l’italien barlume, faible lueur. Berlue si-gnifie donc proprement fausse lueur.

BERME (bèr-m’), s. f. Terme de fortification.|| 1° Autrefois chemin étroit entre le pied du rem-part et le fossé, ou, suivant une autre définition,espace environné de palissades, qu’on laisse entrele rempart et l’escarpe du fossé, pour recevoir lesterres qui peuvent s’ébouler. Dreux et le duc deMortemart chassèrent les ennemis ; ils revinrent ets’établirent sur la berme , st-sim. 278, 8. || 2° Au-jourd’hui, retraite laissée entre la magistrale (cou-ronnement de l’escarpe) et le pied du talus extérieurdu parapet. || Pierre de couronnement de l’escarpe,faisant saillie de 30 centimètres et dont la partie su-périeure va en pente vers le fossé pour l’écoule-ment des eaux. || 3° Par analogie, chemin laissé en-tre une levée et le bord d’un canal ou d’un fossé.

— étym. Allem. Berme, de Brame ou Brdme, li-sière d’un champ..

f BERMIER, 1ÈRE (bèr-mié, miê-r’), s. m. et f.Terme de salines. Ouvrier, ouvrière qui tire les eauxsalées.

— ÉTYM . Berme. '*

BERMUDIENNE (bèr-mu-diè-n’), s. f. Terme debotanique. Plante dont la fleur est fort belle, et quiest une sorte de lis.

— étym. Bermudes , Iles d’Amérique.

BERNA BLE (l)èr-na-bl’), adj. Qui mérite d’êtreberné, moqué. Adolescent qui s’érige en barbon,Jeune écolier qui vous parle en Caton Est à monsens un animal bernable, volt. Bnf. prod.l, I.

— ÉTYM . Berner.

f BERNAC1IE (bèr-na-ch’), s. f. Terme d’histoirenaturelle. || 1° Nom vulgaire et spécifique de l’oiebernache ( canard érythrope de Gmelin), appeléeaussi oie nonnette. || 2°Nom vulgaire de l’anatifelisse.

— ÉTYM . Le même mot que barnacle.

BERNACLE (bèr-na-kl’), s. f. Terme d’histoire

naturelle. || 1° Synonyme de bernache pour dési-gner l’oie bernache. || 2° Coquillage à cinq valves,qui s’attache aux rochers et à la carène des bâti-ments (analife lisse). Le nom de l’oiseau a été donnéau coquillage, parce qu’on croyait autrefois quecette espèce d’oiseau sortait du coquillage.

— ÉTYM . Le même mot que barnacle.

BERNARDIN, INE (bèr-nar-din, di-n’), s. m.

et f. Les Bernardins sont des religieux qui tirentleur origine de l’ordre de Saint-Benoît et leurnom de saint Bernard, qui les réforma dans lexii' siècle; leur habit est blanc avec un scapulairenoir. On nomme leur ordre l’ordre de Cîteaux,du nom de leur principale abbaye. Les Bernardines sontdes religieuses qui suivent la même règle.

f BERNARD-L’HERMITE (bèr-nar-ièr-mi-t’), s.m. Nom vulgaire du pagure bernard.

— HIST. xvi* s. En Languedoc ce poisson ( can-cellus) se nomme Bernard l’ermite, paré, ilonstres,App. I.

f BERNAUDOIR (bèr-n ô-doir), s. m. Panier d’o-sier où l’on met les brins qui tombent de la lainebattue sur la claie.

I. BERNE (bèr-n’), s. f. Tour que l’on joue àquelqu’un en le faisant sauter en l’air sur une cou-verture.

— ÉTYM . Iîspagn. bernia, étoffe de laine gros-sière; ital. bernia et sbernia; anc. français , berniedans Nicot, étoffe grossière, et manteau qu’on fai-sait avec cette étoffe. Les étymologistes Nicot, Co-varruvias, Ménage, Diez, tirent ce mot de Iliber-nia, Irlande , à cause que cette étoffe se fabriquaitdans cette île. Cependant un des continuateurs deDu Gange propose l’arabe burnous , manteau, etM. Legoarant appuie cette étymologie en citant deRabelais : portoyt bernes à la moresque; ce quiqui est le bernons ou burnous des Arabes. Mais ce quis’oppose à cette étymologie, c’est qu’on ne voit pascomment burnous aurait perdu sa finale, pour de-venir berne . La berne était l’étoffe, le manteau, surlequel on bernait, en latin sagum.

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2 . BERNE (bèr-n’), s. f. Terme de marine. Pavil-lon en berne, pavillon hissé, mais roulé sur lui-même. Le pavillon hissé en berne est un signal dedeuil ou d’une détresse qui appelle un prompt se-cours. Dans le port, les vaisseaux avaient leurs ver-gues croisées, leurs pavillons en berne, bern. des. p. Paul et Virg.

— étym. L’itaiien dit derno. Etymologie incon-nue, d’après Jal, Dict . de marine.

BERNÉ. ÉE (bèr-né, née), part, passé. Bernésur une couverture ; et, figurément, raillé. Quel-qu’un le reconnut; il se vit bafoué, Berné , sifflé,moqué, joué, la font. Fabl . iv, 9.

BERNEMENT (bèr-ne-man), s. m. || 1 ° Action deberner. || 2* Fig. Action de railler. Se mettre au-dessusde tous les bernements, mol. Ee.des maris,m, 6.

— étym. Berner.

BERNER (bèr-né), t’. a. || 1“ Faire sauter quel-qu’un en l’air dans une couverture. Mademoiselle, jefus berné vendredi dernier, pour ce que je ne vousavais pas fait rire dans le temps que l’on m’avaitdonné pour cela, voit. Lett. 9. La jalousie que quel-ques écoliers conçurent des distinctions qu’il [le3* fils de Mancini] y avait [au collège des Jésuites],les poussa à le berner dans une couverture, st-sim.367, 218 . || 2“ Fig. Se moquer de quelqu’un. Il est sisot qu’il se fera berner partout. Quoiqu’on blâme levice, on peut avoir des mœurs, Et l’on n’est pointméchant pour berner des auteurs, gilb. Apologie.

— ÉTYM . Berne I.

BERNEUR (bèr-neur), s. m. || 1“ Celui qui berne.|| 2" Fig. Celui qui se moque. Et que, partant, il estclair que le berné n’a manqué à aucun de ses devoirs envers son héros le berneur, volt. Lett. Biche-lieu, 19 déc. 1764.

— ÉTYM . Berna ,

j BERNICLE (bèr-ni-kl’), s. f. || i* Bernicle, oiebernicle, dite vulgairement cravan. || 2* Sorte de co-quille univalve ( patella, £.).

— Étym. Autre forme de bernacle.

BERNIQUE (bèr-ni-k’), interject. qui s’emploiepour exprimer que l’espoir qu’on a est mal fondé etsera déçu. Vous comptez sur lui : bernique. Populaire.

— ÉTYM. Il y avait, dans le français du xvn*siècle, les locutions : envoyer quelqu’un au ber-niquet, le ruiner; être au berniquet, être ruiné(Académie , 1696). Sans doute bernique a la mêmeorigine que berniquet. Mais d’où vient berniquet?On trouve aussi berniquet avec le sens de coffreà mettre le son. En suivant cette indication, pen-serait-on que berniquet est dit pour breniquet,de bran ou bren, son; et que bernique signifie duson, une chose de rien? D’autres, laissant de côtéberniquet, ont supposé que bernique pourrait êtreune altération de l’allemand aber nicht, qui signifie :mais non. Dans l’absence d’historique, tout est incer-titude.

f BERNIQUET. Usité seu’ement dans cette locu-tion populaire : Berniquet pour sansonnet, c’est-à-dire tu n’en auras pas.

— ÉTYM . Voy. BERNIQUE.

f BÉROT (bé-ro), s. m. Sorte de petite voiture.

BERRET (bè-rè), s. m. Voy. béret.

f BERRETIN (bè-re-tin), s. m. Nom de certainsreligieux italiens , dits aussi les Humiliés, Trévoux.

f BERS (bèr), s. m. plur. Les ridelles d’une char-rette.

— ÉTYM. C’est l’ancien français bers, berceau(voy. berceau).

f BERTAUDER (bèr-tô-dé) , «.o.Voy. bretauder.

f BERTAVELLE (bèr-ta-vè-1’), s. f. || 1" Terme depêche. Sorte de filet; nasse de jonc. || 2° Sorte deperdrix (voy. bartavelle).

— ÉTYM . Bas-lat. bertavellus, bertavelus; ital.bertavello.

f BERTIIE (bèr-t’), s. f. || i* Locution proverbiale;Au temps où Berthe filait, c’est-à-dire il y a très-longtemps. || 2“ Espèce de garniture ou petite pèle-rine qui se met comme ornement en haut d’un cor-sage décolleté, ou bien sur un corsage montant à laplace où cette garniture se trouve sur le corsage dé-colleté. || 3“ Sorte de papier.

— ÉTYM . Berthe, nom propre germanique, et,en particulier, nom d’une femme de Pépin (Bertheaux grands pieds) dont la légende et les trouvèresse sont emparés.

f BÉRUBLEAU (bé-ru-blô), s. m. Vert de mon-tagne (silicate de potasse et de fer).

BÉRYL (bé-ril), s. m. Variété d’émeraude decouleur d’eau de mer. Pierres précieuses enchâsséesdans l’or, sardoine, onyx et béryl, volt. PMI,

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