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les ennemis de Saint Augustin împrouvaient, boss.Aut. eccl. || 3° Fig. ou familièrement. Louer commesaint ou digne d’un saint. Nous que le monde cano-nise, nous serons rejetés, mass. Car. Las. X forcede s’entendre canoniser, ils [des gens dont lavie est exempte de certains vices] se persuadentsans peine qu’ils sont tels en effet qu’on les vante detous côtés, bodrd. Pensées, t. i, p. 209. Voilà ceque [le sacrifice d’Isaac] la postérité a comblé d’é-loges et canonisé, comme un des sacrifices les plussaints et les plus mémorables, id. ib. n, 419.
— HIST. xv* s. Hz regardoient aux estoiles et lesconsideroient, et comptoient les mois, et circu-loient, et gettoient pour sçavoir le temps, afin qu’ilscanonizassent [prophétisassent] les choses qui es-taient advenir, ce dist Dieux par son prophète,E. deschamps, Poésies mss. f° 382, dans lacurne.Adonc peussiez veoir les Escossois monter en orgueilet eulx reparer de nouveaux paremens pour eulxmonstrer et leurs prouesses plus canoniser, Perce-for est, t. i, f* <44, dans lacurne. || xvi* s. Lesmaux que leur ont fait endurer les Espagnols y ontcanonisé [à Milan ] le nom des François, m. du Bel-lay, <65. Quelcun de leurs saincts canonisez à leurposte, calv. Jnstit. 96<.
— ÉTYM . Bas-lat. canonisare, de xavovfÇeiv, dexavivv, canon, règle, catalogue.
CANONISTE (ka-no-ni-st’), s. m. Homme in-struit dans le droit canon. N’en doutez pas, leur ditce savant canoniste, boil. Lutr. iv. On résolut deformer une junte, de la composer de conseillers duconseil de Castille et de canonistes, st-sim. 60 i , 62 .
— HIST. xv* s. Si fut advisé que certains docteursen théologie parleroient à elle, et l’examineroient,et aussi avec eux des canonistes et légistes, et ainsifut fait, Hist. de la Pucelle d’Orl. p. 606 , danslacurne. || xvi* s. Touchant la confession, il y atousjours eu grande controversée entre les cano-nistes et les théologiens scolastiques, Calvin ,Instit. 487.
— Êtym. Canon, règle.
CANONNADE (ka-no-na-d’), s. f. Feu soutenud’un ou plusieurs canons. Le bruit de la canonnade.
— hist. xvi* s. Ce dit, passa toute la teste et lesein par un creneau, faisant semblant de vouloirtirer contre les Turcs par cette canonnade, yver,647. Après quelques canonnades tirées, je présuméqu’ils seroyent les premiers à venir assaillir, la-noué , 428. Ils se sçavent très bien rallier, commepar avanture ils pourroyent faire à deux canonnades[à deux portées de canon] de là, id. 428. Estansdoncques rangez à une canonade les uns des autres,il.... id. 649. Ham, ayant enduré <200 canonnades,composa, d’aub. Hist. i, 27. D’autres disent uncoup d’arquebusades, un coup de canonades, cequi est très improprement parlé; car le coup decanon s’appelle canonnade, et le coup d’arque-buse arquebusade; les Italiens et les Espagnols ,desquels nous avons appris et emprunté les mots, nefont tellesincongruitez, brant. Cap. fr. t.iv, p. 228 ,dans LACURNE.
CANONNAGE (ka-no-na-j’), s. m. Art du canon-nier et, particulièrement, du canonnier à bord desvaisseaux.
CANONNÉ, ÉE (ka-no-né, née), part, passé. Battude coups de canon. Une ville longtemps canonnée.
CANONNER (ka-no-né), v. a. || 1“ Battre avec descanons. M. Vial me fit voir l’endroit d’où les Russes canonnèrent la ville en <770, chateaub. /fin. 4<.|| Fig. et par plaisanterie, en parlant d’une entre-prise amoureuse. Quand on est bien instruit de toutce qui se passe, On ouvre la tranchée, on canonnela place, On renverse un rempart, on fait brècheaussitôt, regnard, Fol. am. i, 7. || 2° Terme demarine. Canonner une voile, la mettre en rouleau,lui donner la forme d’un canon. || 3“ Se canonner,«• réjl. Se tirer des coups de canon. Les deux ar-mées, les deux flottes se canonnèrent longtemps.
— hist. xvi* s. Les canonniers du roy canonnoientencor fort, Ignorans que Françoys eussent gaigniéle fort,, i. marot, v, <68. Je ne vey jamais tantcanonner, carloix, i, 36. C’est pourquoi, sur nou-veaux rejets prend-on les greffes, et sur semblablesjettons l’on les inséré et canone [arrange avec lecanon, ancien nom du greffoir], afin que mieuxse conjoignent ensemble, que moins de disparitése trouvera par-entre eux, o. de serres, 670.
t CANONNERIE (ka-no-ne-rie), s. f. Endroit oùl’on fond les canons.
DICT. DF, LA LANGUE FRANÇAISE.
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CANONNIER (ka-no-nié; l’r ne se lie jamais; aupluriel l’s se lie : des ka-no-nié-z adroits), s. m.|| 1* Celui qui est attaché au service d’un canon.|| Canonnier de marine, canonnier qui sert à borddes vaisseaux. Maître canonnier, celui qui dirigele service de l’artillerie d’un vaisseau. || 2* Celuiqui forge les canons.
— HIST. xv* s. Et fut le sire de Clary, qui estaitmaistre des canonniers au sire de Coucy, trait etatteint d’ün carrel de canon, froiss. ii, ii, 23<.Ceux de dedans traitèrent par condition qu’ils ren-draient ledit fort et s’en iraient sauve leur vie,sans emporter nuis de leurs biens, réservés les ca-nonniers et ceux qui autrefois avaient fait sermentpour la partie du roi Henri, monstrelet, ii, <<<■
|| xvi* s.commande aux canonniers Canonner fort
et ferme, J. marot, v, <67. Tout le reste tué ouvendu aux Tartares, hor-mis les canonniers, d'aub.Hist. i, <90. Il y avoit dix-huict canonniers, chacunpour le plus expert.... à chaque piece, un canon-nier [pointeur], carloix, vu, 9. Trouz canon-niers [meurtrières], Alector, roman, p. <3<, dansLACURNE.
CANONNIÈRE (ka-no-niê-r’), s. f. || 1” Meur-trière, ouverture étroite par où on peut tirer le ca-non. Vieilli. || 2° Autrefois tente à l’usage des canon-niers. || Actuellement, petite tente en forme de toitet sans pans droits. Une canonnière sert ordinaire-ment à quatre soldats. || 8" Petit bâtiment armé d’unou de plusieurs canons. || Adjectivement. Chaloupecanonnière. || 4* Tuyau de sureau avec lequel lesenfants chassent des tampons de filasse. || B* Termede pèche. Ouverture dans une écluse ou un parc depierre.
— hist. xv* s. Sauf une seule canonnière qu’on nesceut batre pour ce qu’elle estoit fort basse, comm.iii, <0. || xvi* s. Deffenses, avantmurs, lucarnes,canonnières L’on faict voiler en l’aer, avec noiresfumieres, j. marot, v, <65. N’aians point à craindred’artillerie, les soldats se faisoientde petittes canon-nières avec des pierres Ramassées, d’aub. Hist. ii,54. Deux moulins bien bastis, et qui se deffen-doient l’un l’autre avec canonnières, id. Hist. u,<45. Il fallut faire d’une vieille caDonniere uneporte où la cavallerie peust passer, id. Hist. u, <50.Ils gagnèrent si follement et gardèrent si opinias-trement touttes les canonnières basses, qu’ils em-portèrent la place, id. Hist.u, 443.
t CANOPUS (ka-no-pus’), s. m. Terme d’astro-nomie. Belle étoile qui fait partie de la constella-tion Argo.
— Etym . Canopus, dans le poème sur l’Astrono-mie de Manilius, auteur latin de la fin du siècled’Auguste .
CANOT (ka-no; le t ne se prononce pas dans leparler ordinaire; au pluriel l’s se lie: les ka-no-zont chaviré; canots rime avec dos), s. m. Petitbateau. || Embarcation, sans pont, à voiles et àrames, qui est affectée au service d'un grand bâ-timent. Deux de nos canots avaient été emportéspar les lames. || Canot de plaisance, canot dont on sesert pour faire des parties de plaisir sur les rivières.
— êtym. Espagn. et ital. canoa; angl. canoë. Ontire ordinairement ce mot de l’allemand Kahn, da-nois kane, suédois kana, quia le même sens.Mais cette rencontre de sens et de forme doit êtreconsidérée comme fortuite ; le mot n’est ancien dansaucune des langues romanes; et l’allemand n’au-rait donné ni canoa en espagnol et en italien , nicanoë en anglais ; le mot est américain d’aprèsColomb et les premiers voyageurs.
f CANOTAGE (ka-no-ta-j’), s. m. Exercice d’a-grément, promenade en canot.
CANOTIER (ka-no-tié; l’r ne se lie jamais, aupluriel l’a se lie: des ka-no-tié-z habiles), s. m.Terme de marine. Matelot de l’équipage d’un canot.|| Celui qui monte un canot de plaisance. Les cano-tiers de la Seine .
| <. CANT (kan) ,s.m. Terme de métier. Côté. Voy.
CHAMP 2.
f 2. CANT (kaut’), s. m. Mot anglais qui signifie lejargon d’un parti ou d’un monde affectant l’appa-rence d’une haute religion ou d’une haute sévéritéde mœurs, et qui a passé dans le langage dessalons. Rien n’éloigne davantage des deux grandsvices anglais , le cant et le bashfulness (hypocrisiede moralité et timidité orgueilleuse et souffrante),de Stendhal , De l’amour, liv. n, ch. 46.
CANTABILE (kan-ta-bi-lé), s. m. Morceau de mu-sique dont la mélodie agréable, et surtout expres-
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sive, procède par des sons lents qui permettent àla voix de développer toute son étendue. Un beaucantabile est préférable aux grands airs à roulades.
— Etym . Ital. cantabile, facile à chanter, de *
cantare, chanter (voy. ce mot).
CANTAL (kan-tal), s. m. Fromage d’Auvergne assez estimé. || Au plur. Des cantals.
— Etym. Cantal , département, ainsi nommé lui-même du mont Cantal qui s’y trouve.
t CANT ALITE (kan-ta-li-t’), s. f. Variété dequartz qui se trouve dans le département du Cantal .
CANTALOUP (kan-ta-lou ; le p ne se lie jamais :un kan-ta-lou assez mûr; des Van-ta-lou-z assezmûrs), s. m. Melon à côtes rugueuses et saillantes,fort estimé.
— êtym. Cantaluppo, maison de campagne despapes, à deux myriamètres de Rome , d’où est venule cantaloup.
t CANTANETTE (kan-ta-nè-F), ». f. Terme demarine. Nom de petites ouvertures entre lesquellesest placé le gouvernail et qui donnent du jour. || Pe-tit compartiment pratiqué dans les chambres desnavires.
f CANTARELLE (kan-ta-rè-1’), ». f. Sorte de poi-son. Le stilet et la cantarelle, volt. Phil. xii. 229.
—Etym . Ital. cantarella ou canterella, cantha-ride, poison.
CANTATE (kan-ta-t’), t.f. || 1* Pièce de vers des-tinée à être mise en musique, et qui est écrite alter-nativement en vers mêlés pour les récitatifs et envers croisés régulièrement pour les airs. Les cantatesde Rousseau. La cantate de Circé (voy chambre, mu-sique de chambre). || 2° La musique composée sur untel poème. La cantate du plaisir est devenue la com-plainte de la douleur, chateaub. Génie, i, v, 5.
— ÉTYM . Italien, cantata, de cantare (voy.changer).
CiNTATILLE (kan-ta-ti-U’, Il mouillées), s. f.
P»ute cantate.
CANTATRICE (kan-ta-tri-s’), s. f. Chanteuse deprofession. Ce mot emporte une idée de talent, decélébrité.
— êtym. Ital. cantatrice; du latin cantatricem,chanteuse, de cantare, chanter.
t CANTER (kan-té), t>. a. Terme de métier. Met-tre sur le côté, poser de champ.
t CANTHARELLE (kan-ta-rè-1’), s. f. Terme debotanique. Genre de champignons dans lequel ondistingue la cantharelle alimentaire dite vulgaire-ment chanterelle, escargoule, escaville, gérille etgirolle.
— ÉTYM . Kdvôapoç, sorte de coléoptère, qui adonné son nom à ce champignon, et dont le nomse retrouve dans cantharide.
CANTHARIDE (kan-ta-ri-d’), t. f. Insecte co-léoptère de la tribu des cantharidiens ou vésicants(lytta vesicatoria). C’est avec la poudre de cantha-ride qu’on fait les vésicatoires; prise à l’intérieur,cette poudre irrite les organes urinaires et passe àtort pour aphrodisiaque. Une haie vive entourait cetétang; Sur cette haie il vint des cantharides, piron,
La chaîne des événements. || Adjectivement. Mouchecantharide.
— Etym . Kav8apiç, cantharide.
] CANTHARIDE, ÉE (kan-ta-ri-dé, dée), part,passé. Saupoudré de cantharides. Emplâtre cantha-ridé.
]■ CANTHARIDER (kan-ta-ri-dé), v. a. Saupou-drer de cantharides.
f CANTHARIDIEN (kan-ta-ri-diin), ». m. Termed’histoire naturelle. Les cantharidiens, tribu dansla famille des trachélides (insectes).
j- CANTHARIDINE (kan-ta-ri-di-n’), i. f. Termede chimie. Principe auquel les cantharides doiventleurs propriétés épispastiques.
f CANTHÈRE (kan-tê-r’), ». m. Nom d’un pois-son (sparus cantharus).
— Etym . Cantharus, sorte de poisson de mer.
f CANTHUS (kan-tus’), s. m. Terme d’anatomie.Commissure des paupières. Le grand canthus, lacommissure du côté du nez; le petit canthus, lacommissure de l’autre côté.
— HIST. xvi* s. Par les temples est entendu cequi est situé entre le petit canthus ou petit anglede l’œil, et l’oreille, pari!, m, <• Les collyres li-quides servent principalement pour les coins desyeux, sçavoir esi, le grand et le petit canthus, id.
XXV, 34.
— Etym . Canthus, de xavêèi;, l’angle de l’œil.
f CANTIBAY (kan-ti-bè), s. m. Terme de char-pente. Bois n’offrant beaucoup de déchet que d’un côté.
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