eu
— ÉTYM . KX(|mi, de zlîvio, incliner, indiquant (l’inclinaison de la terre, de l’équateur au pôle, et |les espaces compris entre les cercles parallèles. Legrec xXlveo est le latin clinare (voy. cligner). j
CLIMATÉRIQUE (kli-ma-té-ri-k’), adj. Qui ap- Ipartient à un des âges de la vie regardés comme cri- itiques. Les époques climatériques. || An ou annéeclimatérique. C’étaient, suivant les uns, toutes lesannées de la vie de l’homme qui sont des multiplesdu nombre sept; les autres n’ont donné ce nomqu’aux années qui résultent de la multiplication desept par un nombre impair; quelques-uns ont étenduce nom aux multiples de neuf; et tous ont admiscomme climatérique, la soixante-troisième année,dite la grande climatérique, parce que soixante-troisest le produit de sept multiplié par neuf. Les spécu-lations climatériques, poussées avec cette rigueurarithmétique, sont sans fondement. Il épouse unevieille antique Qui compte plus de vingt printempsAprès son an climatérique, mainard, Poésies, dansriciielet. || Fig. L’an climatérique, l’époque de ladécadence. X chercher l’an climatérique De l’éternellefleur de lis, malh. iii, i. || Maladie climatérique,terme employé pour désignerun changement surve-nant sans cause connue à une période avancée de lavie, et par lequel le patient perd ses chairs et sesforces avant de se plaindre ni d’anorexie ni de dys-pepsie.
— rem. Une faut pas, comme font quelques-uns,faire dériver ce mot de climat, ni dire influence cli-matérique pour influence de climat.
— HIST. xvi* s. Les causes de ce mal ne sont pointcelles que les astrologues et philosophes remarquentou sur les constellations ou sur les ans climacteriels,d’aub. Hist. Il, 175.
— étym. Climactericus, qui va par échelons,
par degrés, de xXip.axTï)pixoç, de , éche-
lon, de xXqiiaÊ, échelle, de xXiveiv, incliner, àcausequ’une échelle est inclinée quand on s’en sert (voy.climat).
t CLIMATOLOGIE (kli-ma-to-lo-jie),s. f.|| 1“Étudedes climats. || 2° Traité ou description des influencesexercées sur l’économie par tout ce qui constitueun climat.
— ÉTYM . Climat, et Xéyoç, doctrine.
i; CLIMATOLOGIQUE (kli-ma-to-lo-ji-k’) , adj.Qui a rapport à la climatologie. || Qui dépend du cli-mat, Influences climatologiques.
+ CLIMATURE (kli-ma-tu-r’), s. f. Nature, en-semble d’un climat. Au seuil du Sahara règne uneclimature favorable h une infinie variété de produc-tions naturelles et cultivées.
j- CLIMAX (kli-maks’), s. m. Terme de rhétorique.Synonyme inusité de gradation.
l. CLIN(klin), s. m. Action d’incliner, d’abaisser,aujourd’hui usité seulement avec œil. Donne-m’end’un clin de tes yeux Un témoignage gracieux, malh.iv, 5. Ce n’est ni par le clin de ses yeux, ni par lemouvement de ses sourcils, mais par le branle de saseule barbeque Jupiter fait trembler l’Olympe, balz.le Barbon. || Clin d’œil, mouvement subit et rapidedes paupières qui se ferment et se relèvent. Se faireobéir par un ou d’un clin d’œil. Protésilas dont ilsobservaient le moindre clin d’œil, fén. Tél. xiv.Non, non, point de clin d’œil, et point de raillerie,mol. l’Étour. m, 4. || Kaire à quelqu’un un clin d’œilen signe d’intelligence. Souvent elle est chassée parun clin d’œil que lui fait la femme de chambre,sév. 209. || Au plur. Des clins d’œil, mais on peutdire aussi, si Ton considère les deux yeux, des clinsd’yeux. À prix de faux clins d’yeux et d’élans affec-tés, mol. Part, i, 6. || En un clin d’œil, en moinsd’un clin d’œil, en un moment. En un clin d’œiltout s’évanouit devant nous, mass. Car. Biche. Vousallez paraître en un clin d’œil devant le tribunal deDieu , id. t'i>. Mort. Le tigre, dans l’instant d’un clind’œil, fait un saut de plusieurs pieds d’étendue,buff. Tigre . L’âge avance ; on n’est pas plus tôt sortidu collège qu’on a soixante ans; en un clin d’œilon en a soixante et dix, volt. Lett. d’Argentai, 26févr. 1763. || C’est l’affaire d’un clin d'œil, cela nedemande qu’un instant. Cela fut fait d’un clin d’œil,cela fut fait en un instant.
— HIST. xvi* s. Vous pouvez d’un clin d’œil com-mander à qui il vous plaira, mont, ii, 313. Les dieux,d’un seul clin de leur volonté, peuvent nous em-pescher de faillir, id. ii, 255. Seulement un clind’œil ou de teste, un ris, un bâillement est re-prehensible, amyot, Comment il faut ouïr, 2 t.Pour obéir à un clin de tes yeux, Je tournerois des-sus dessous les cieux, la boétie, 482. L’apela d’un
CL1
clin de teste, Nuits de Straparole, t. ii, p. 253,dans lagürne.
f 2 . CLIN (klin), s. m. Terme de marine. Dispo-sition de madriers qui, se joignant à recouvrement,forment le bordage d'une embarcation.
— étym. Sans doute de l’ancien verbe cliner, in-cliner.
f CLINAMEN (kli-na-mèn’), t. m. Terme de phi-losophie. La déclinaison des atomes, dans le sys-tème d’Êpicure . Le clinamen viole l’essence de lamatière, fén. Exist. 85.
— ÉTYM . Clinamen, inclinaison, de clinare, in-cliner (voy. cligner).
f CLINANTHE (kli-nan-t’), s. m. Terme de bo-tanique. Plateau terminal d’un pédoncule commun.
— ÉTYM . KXîvïi, lit, et àvéoç, fleur.
CLINCAILLE (klin-kâ-lT), CLINCAILLERIE (klin-
kâ-lle-rie), CLINCAILLIER (klin-kâ-llé, Il mouil-lées). Voy. QUINCAILLE, QUINCAILLERIE, QUINCAILLIER.
f CLINCHE (klin-ch’), s. f. Voy. clenche.
f CLINFOC (klin-fok), î. m. Terme de marine.Foc léger qui se grée au mât de beaupré.
+ CLINICIEN (kli-ni-siin), adj. m. Un médecinclinicien, ou, substantivement, un clinicien, celuiqui étudie plus au lit des malades que dans le ca-binet.
CLINIQUE (kli-ni-k’) , adj. || V Terme de méde-cine. Qui se fait au lit du malade. || Leçon clinique,celle qui est donnée dans un hôpital près du lit desmalades. || Médecine clinique, celle qui s’occupe dutraitement des maladies considérées individuelle-ment. || Médecin clinique, celui qui visite les ma-lades par opposition à celui qui donne des consul-tations. Vieux en ce sens. || 2“ S. f. Enseignementmédical aulitdes malades. || Institution dans laquelleles élèves apprennent l’art de guérir les maladiesau lit même des malades. On dit, en ce sens, laclinique de l’Hôtel-Dieu, de la Charité, etc. || 3“ S.m.Terme d’histoire ecclésiastique, qui se dit de ceuxqui recevaient le baptême au lit de la mort. La sectedes cliniques.
— ÉTYM . Clinicus, de xXmxèç, de xXîvr], lit, dexXîvw, incliner, coucher (voy. climat et cugn un).
f CLINOÏDE (kli-no-i-d’), adj. Terme d’anatomie.Apophyses clinoldes, apophyses au nombre de quatreà la face supérieure du corps de l’os sphénoïde, etqui laissent entre elles un espace quadrilatère ayant& peu près la forme d’un lit.
— hist. xvi* s. Le demeurant dudit rameau [caro-tide interne], entrant par les trous latéraux de l’osbasilaire, s’en va aux apophyses clinoïdes dudit os,PARÉ, II, 17.
— ÉTYM . KXivT), lit, et eI8o;, forme.
f CLINOMÈTRE ( kli-no-mè-tr’), s. m. Instrumentpour mesurer les inclinaisons. || Terme de marine.Instrument pour faire connaître la différence du ti-rant d’eau d’un bâtiment à l’avant et à l’arrière. || Entermes de mineur, instrument pour mesurer l’épais-seur des couches. || On trouve aussi clinoscope.
— étym. KXtveiv, incliner, et mètre, mesure.
f CL1NOPODE (kli-no-po-d’), ». m. Terme de bo-tanique. Basilic sauvage, genre de labiées.
— ÉTYM . KXtvri, lit, et 7ioù;, pied, à cause queles feuilles ont, pour ainsi dire, la forme d’un lit.
CLINOSCOPE (kli-no-sko-p’), s. m. Voy. clino-mêtre.
— ÉTYM . JÜdveiv, incliner, et oximsîv, examiner.
CLINQUANT (klin-kan), s. m. || 1°Lamelle bril-lante d’or, d’argent, etc. qui entre dans certainesparures. Ce dos chargé de pourpre et rayé de clin-quants, malh. ii, 5. On m’a dit Que contre les clin-quants le roi fait un édit, Régnier, Sat. viii. Point declinquant, jupe simple et modeste, la font. Orais.M. de Monchevreuil et M. de Villars s’accrochèrentl’un à l’autre d’une telle furie; les épées, les ru-bans, les dentelles, les clinquants, tout se trouvatellement mêlé, brouillé, embarrassé, sév. 602 .Un chambellan qui de clinquant pétille, bérang.Bonne fille. Voyez-les.... Vous habiller l’amour d’unclinquant précieux, a. chén. 182 . || 2“ Lames oufeuilles de cuivre doré ou argenté qui brillent beau-coup et imitent le vrai clinquant. Le clinquant nevous convient plus, J’ai cinquante écus de rente,bérang. Cinquante écus. Quand de vanter ses faitstu vois un homme avide, Ne prends pas pour de l’ortout le clinquant qui luit; Frappe sur les tonneaux,tu verras le plus vide Faire toujours le plus de bruit,gomberville, dans richelet. Quoi! votre personnequi est toute de clinquant, votre grand carrossedoré qui roule pour la première fois, dancourt,Chevalier d la mode, i, 1. || Fig. Ce qui brille.
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N’estimer que le clinquant. || 3" Terme de littéra-ture. Choses brillantes, mais de mauvais goût. AMalherbe, à Racan, préférer Théophile, Et le clin-quant du Tasse à tout l’or de Virgile , boil. Sat. ix.Le clinquant du Tasse m’a charmée, sév. 340. Deces grands mots, clinquant de l’oraison, Enflés devent et vides de raison, J. B. rouss. liv. n, Ép.n, Brumoy. Si l’on vous faisait voir que ce bon air,ces grâces, Ce clinquant de l’esprit, ces trompeusessurfaces Cachent un homme affreux.... gresset,Méchant, m, 6.
— HIST. xv*s.Certes les pompes et parures de lorsn’estoyent pas telles que celles de présent; car lesprinces jouxtoyent en parures de drap de laine, dobougran et de toile, garnis et ajolivez d’or clinquantou de peinture seulement, o. de la marghe, Mémliv. i, p. 164, dans lacurne. || xvi*s. On myllieu dola place pendoyent les armoyries, mignonnementintrophiées d’or cliquant, rab. Sciomachie. Us avoient gardé par espoir de rançon tous ceux quiavoient du clinquant ou autres beaux vestemens,d’aub. Hist. n, 468. Avec festons, trophées, etmerveilleuse abondance de clinquant d’or et d’ar-gent, qui voletoit par-dessus, carl. iv, 12 .
— ÉTYM . Rouchi, cliquant; du hollandais klin-ken, résonner, le clinquant étant e qui fait dubruit.
f CLINQUANTER (klin-kan-té), V. o. Charger declinquant. Clinquanter un habit.
— HIST. xvi* s. Nous vismes approcher quelquescinquante chevaux des nostres, clinquantés et em-panachés comme princes, d’aub. Fœn. iv, 16 .
+ t.CLIO(kli-o), s. f. Nom de celle des neuf Muscsqui préside à l’histoire. On la représente ordinaire-ment sous la figure d’une jeune femme, couronnéede laurier, avec une trompette à la main droite etun livre dans la main gauche.
— ÉTYM . KXetiù, Clio, de xXe! ta, xXÉw, célébrer.
f 2 . CLIO (kli-o), s. m. Mollusque ptéropode.
f CLIPPER, s. m. Voy klipper.
CLIQUART (kli-kar), s. m. Pierre à bâtir très-estimée.
— ÉTYM . Probablement du même radical que cli-cher, dans un sens de fixer, assujettir.
CLIQUE (kli-k’), s. f. || 1“ Terme de mépris qu’oninflige à une coterie, à une bande, à une suite qu’onn’estime pas. Le diable avec sa clique, et réduit àce point, Fort inutilement s’y casserait la tête,regnard, Légat, ni, I. L’offense que j’ai faite auseigneur Furia, lui est particulière ; la rage de toutesa clique a une cause plus générale, p. l. cour, i,85. Puzzini ameute sa clique, me dénonce au mi-nistre, arme l’autorité pour me persécuter, id. Lett.n, 44. La clique Fréron crie que je suis l’auteur deje ne sais quel dictionnaire philosophique, volt.Lett. Mme d’Argentai, 19 oct. 1764. || 2° Aux cartes,réunion de trois ou quatre figures de même pointet de couleur différente.
— HIST. xv* s. Toujours est le martiaux tout prestQui fiert sur la cloche et desclique Si fort en mila droite clique Que lors convient l’eure sonner, E.deschamps, Poésies mss. i° 425, dans lacurne. D’al-ler aussy, quand il vente, par rue, Afin qu’on aitsur sa teste une cliqué [morceau] D’une tuflle qui esttost descendue. Ou cheminée ou pierre qui des-clique, id. ib. f* 314.
— étym. Cliquer, ancien verbe qui avait le sensde faire du bruit et qui était très-usité; la clique est,on le voit, la même chose que la claque.
f CLIQUET (kli-kè), s. m. Terme d’arts. Piècemobile qui,buttant contre un engrenage, l’empêchede tourner en sens contraire. || Fig. Leur langue vacomme un cliquet de moulin, se dit de personnesqui babillent beaucoup. || Dans l’orfèvrerie, la partiesupérieure de la brisure qui entre dans la charnièreet en sort.
— HIST. xv* s. Prince, mon corps par boire serefet; Dès le matin et jusques au cliquet [coup] Dela mie nuit méfait vins reconfort, e. desch. Poésiesmss. f° 240, dans lacurne. || xvi* s. Mais les languesqui sonnent Comme un cliquet, toujours le bruit medonnent De tous escrits, tant soient lourdementfaits, marot, n, 53. Bruit de chariots et chevaux,cliquets de fouets, paré, xix, 28 .
— étym. Voy. cliqueter.
CLIQUETER (kli-ke-té. Le t se double quand lasyllabe qui le suit est muette : je cliquette, je cli-quetterai), v. n. Faire du bruit en se choquant. || Ilse conjugue avec l’auxiliaire avoir.
— HIST. xv* s. Et n’a dent qui ne lui cliquette,villon, llepues franches. ||xvi* s. Pareillement faitsoit cliaueter un fouet de chartier paré, xix, 8. Los